‹ Notice sur l'administration de l'iode par frictions et de l'application de ce médicament dans les scrophules et quelques maladies du système lymphatiqueChapitre 1 sur 2 · Notice sur l'administration de l'iode par frictions et de l'application de ce médicament dans les scrophules et quelques maladies du système lymphatique · texte numérisé non relu

Notice sur l'administration de l'iode par frictions et de l'application de ce médicament dans les scrophules et quelques maladies du système lymphatique

chimistes et des médecins parviendroïent à faire connoître une préparation qui, plus en harmonie avec l’économie ani: male, que celle qu'on connoît jusqu’à présent, ñé seroit pas tout à-la-fois utilé et nuisible suivant la sagaëité de célui qué la prescriroit. \

Le but de céluisci est d'indiquer, non pas une nouvelle

préparation , mais une nouvelle manière de se servir de l'iode , exempte de la plupart des reproches qu'on à pu faire à l’action médicamenteuse dé ve remède et d'une application simplé et facile.

Elle est d'autant préférable, que dans un grand nom bre de cas elle n'exigé point uñe surveillance aussi ac< tive de la pärt du médecin, et qu'il n’est guère possible ‘aux malades d'en dépasser les doses.

J'espère encore dans cette notice , appeler et fixer d’une manière spéciale l'attention de mes confrères sur l'emploi de l'iode dans les scrophules, car si les succès que j'en ai obtenus se confirment, ce médicaïnent deviendra d'autant plus précieux que cette maladie est plus généralement répandue,

(us LRART À A

un nn, ‘, .

es

ot sp tu

et que jusqu’à présent les secours de la médecine en sont incértains, et sa guérison toujours très — lente, souvent même ampossibie.

Il sembleroit que plusieurs des symptômes fâcheux causés par l'iode dussent être attribués , les uns à l'action locale de cette substance sur la membrane muqueuse de l'estomac chez un petit nombre d'individus, qui, par une sorte d'idio- ‘syncrasie ou disposition particulière, peut-être momentanée ne supportent pas impunément ce remède. s’il est prescrit sans interruption, Ou si sa dose est augmentée sans discer- : mement ; et les autres à son action particulière sur le système lymphatique. é

Les symptômes différent essentiellement dans l'un et l'autré de ces cas, mais ils peuvent se compliquer, ou avoir lieu isolément.

Pour éviter ces deux actions et surtout la première, car .€’est sur la seconde, mais modérée, et dirigée par une main. prudente et éxercée, que sont fondés les succès de ce remède dans les maladies du système lymphatique , j'ai pensé que si l’on pouvoit introduire l'iode dans l'économie animale » par une autre voie que par celle de l'estomac, on lui conserveroit toute son eMicaciié, en évitant les symptômes fâcheux qui peuvent résulter de son action sur la membrane maqueuss de l'estomac.

En conséquence, je fis, préparer une pommade avec vn ‘ démi gros d'hydriodate de petasse , et vne once et demie de graisse de porc. Je prescrivis d'en faire soir et matin, avec gros comme une noisette , des frictions sur le goitre . même, ou sur les glandes engorgées dans les scrophules, où: sur celles du sein, etc. soit aussi sur le trajet des lymphatiques jusqu'a-ce que la pommade füt entièrement

absorbée.

Une dame agée de 28 ans portoit depuis long-temps ur goitre volumineux dans le lobe droit, mais bien plus encore dans le lobe gauche du corps thyroïde. Il s'étoit considérar blement accru il y à trois ans pendant une grossesse. Je jugeai que ce n'étoit qu'une augmentation de volume sans lé sion organique. Ce goître altéroit la voix et génoit la respiration. Après huit jours de frictions les tumeurs étain sen siblement plus molles, la peau étoit devenue plus épaisse et plus lâche ; après quinze jours la diminution étoit encore plus considérable ; le goitre étoit divisé en plusieurs petits obules très-distincts les uns des autres ; au bout d'un mois il a entièrement disparu, la voix et la respiration sont re devenues naturelles, sans que la malade ait éprouvé aucun autre effet sensible de l’action de ce remède.

Encouragé par un tel succès, j'ai traité par ce nouveau procédé vingt-deux malades d'âge et de sexes différens et ayant tous un goitre plus ou moins volumineux : plus de la moitié d'enteux ont été complètement guéris dans l’espace de quatre à six semaines, les autres l'ont été à des degres différens. :

L'iode introduit ainsi directement dans Île système absorbant, présente donc des résultats semblables à ceux que l’on obtient lorsqu'on le prescrit intérieurement. La durée du traitement, l'é- | paississement et la souplesse de la peau , le ramollissement du goitre, sa diminution, sa séparation en. plusieurs kistes, tumeurs ou lobules, la cessation des symptômes de gêne dans la respiration et d’aliération dans la voix, suivent exactement la même marche.

‘Ce nouveau procédé m'a paru d'une activité égale à celui par lequel on prescrit l’iode intérieurement , lorsqu'il s’agit de traiier une maladie du système re” sans lésion organique.

de le considère comme le complément de ma découverte ;

Page 1