Dispositif pour obtenir des indications du
NOMBRE de tours FAITS PAR LA ÏIOULETTE. — Cela pOsé,
il ne nous reste plus qu'à indiquer comment le coiçpteur permet de noter, sans arrêter le mouvement et san& regarder, le nombre de tours de la roulette.
L'arbre a de cette roulette (Fig. 5^ PL I) porte une vis sans fin b qui engrène avec un pignon c à axe vertical de 25 dents , et le pas de la vis étant égal à celui de l'engrenage, il passe une dent du pignon par tour de la roulette ^ ou le pignon fait un tour pour 25 tours de la roulette. L'arbre du pignon porte un autre pignon dàe lo dents, qui conduit une roue e de ho dents 9 laquelle ne fait, par conséquent, qu'un tour pour 4 tours du pignon , ou pour loo tours de la roulette. Sur l'arbre de cette roue est un premier limbe /i en émail, divisé en loo parties, dont chacune ccnrespond par conséquent à un tom* de la roulette. Le même arbre transmet par un pignon et une roue intermédiaire son mouvement à un second limbe g émaillé, divisé en lOO parties, qui fait i tour pour 5o tours du premier limbe ou par conséquent pour 5,ooo de la roulette et dont chaque division correspond à 5o tours de la poulette. Le premier limbe sert à compter les tours de la roulette et le second les centaines de .tours.
Mais il faut avoir un moyen de marquer sur ces limbes le nombre de divisions qui ont passé dans un intervalle donné. A cet eflet un petit pont^, placé au-dessus des deux limbes , çst percé de deux trous coniques , corres* pondants aux cercles divisés et dans la direction de la ligne des centres. Deux petits tire-lignes i et k traversent ces godets et sont cnrdinaîrement tenus à distance des limbes par un ressort qui les relève, mais peuvent être amenés au contact avec ces limbes par une pression ou un léger coup donné &xr le bouton r. Les godets sont remplis d'encre grasse faite avec du noir d'ivoire ^t de l'huile d'horloger; et les tire-lignes , qui s'en chargent, en les traversant, marquent simultanément sur les limbes des points noirs, qui se,jx>rrespondent,iet se trouvent dans le
pit>longement de la ligne des centres. Il suit de là qu'il ne peut jamais y avoir de confusion entre les points marqués sur les limbes, parce que ceux qui l'ont été au même instant se retrouvent ensemble sous les styles. On peut donc multiplier les observations pendant une même expérience, et par exemple sur une route , marquer le nombre de tours de kilomètre en kilomètre ou de lieue en lieue.
Le compteur est renfermé dans une boite qui le met à l'abri de la poussière et de la pluie et pour empêcher que les cahots ne fassent sauter Tinstrument et n'interrompent le mouvement de la roulette , deux ressorts m placés sur les côtés pressent la boîte sur le plateau ou plutôt sont ajustés de manière à s'opposer à tout soulèvement. On peut à volonté relever le compteur et l'accrocher à l'arrêt tz, lorsqu'une expériettce est terminée ou n'est pas commencée.
Enfin, par une disposition de vis de rappel et de mouvement qu'il est superflu de détailler, on amène facilement la roulette au centre du plateau , lorsque le ressort est débandé.