‹ Notice sur l'exactitude et l'usage du frein dynamométrique pour la mesure de la puissance des usinesChapitre 13 sur 31 · JS \ 7.5oi · texte numérisé non relu

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On Toit donc que l'exactitude de cet instrument s'est accrue avec le frottement de glissement.

Ces observations montrent combien jl est nécessaire

que le frottement de glissement l'emporte sur celui de roulement dans cet appareil, ainsi que.dans le dynamomètre à compteur dont il est parlé plus loin et dont les indications doivent aussi leur précision à Temploi d'un plateau en bois sur lequel marche la roulette. C'est faute d'avoir proportionné convenablement ces résistances , que plusieurs personnes ont échoué dans les tentatives qu'elles ont faites d'employer le fdanimètre à la quadrature des surfaces quelconques.

Ou pourra, du reste, accroître l'influence relative du frottement de glissement, en augmentant, d'une part, le diamètre de la roulette, et, de l'autre, en faisant croître, dans le même rapport, le poids du compteur. Eu effet , par la première disposition , le frottement de roulement rapporté à la circonférence de la roulette sera réduit ; mais, la seconde l'augmentant dans le même rapport, il s'ensuit qu'il restera le même, tandis que le frottement de glissement sera augmenté proportionnellement à la pression.

Quand on est un peu exercé , on relève yne longueur d'un mètre de papier en 6 ou 8 minutes.

21. Appareil pour totaliser la quantité d'action ou de mouvement developpee pendant un intervalle PE TEMPS OU DE CHEMIN CONSIDERABLE. — Le dynamomètre à styles et à bandes de papier de 1 6 à 1 8 mètres de longueur pouvant servir pour des espaces parcourus de 8oo à i ,ooo mètres , selon les rapports que l'on établira entre les renvois de mouvement ou pendant environ trois quarts d'heure avec le moteur chronométrique, il est évidemment suffisant pour des études sur le tirage des voitures, sur les. chemins de fer, sur le halage des bateaux , sur le tirage des charmes , etc. Mais, lorsqu'il s'agira d'observer les quantités d'action déve-

loupées par les divers moteurs animés , dans un trayail suivi et continu pendant toute une journée, ou quand on voudra parcourir sur des routes ou sur des chemins de fer des étendues considérables, et qu'on ne voudra ni ne pourra pas s'arrêter pendant les expériences, et qu'enfin on voudra avoir de suite la quantité d'action totale développée par le moteur, on sent que ce dynamomètre à styles ne suffirait plus et qu'il faut avoir un moyen commode de totaliser les quantités d'action ou de mouvement dépensées. Tel est le but que j'ai atteint à l'aide du compteur que je vais décrire et dont le principe est analogue à celui du planimètre.

La griffe postérieure c (PL I^ Fig. 4)9 ^^ traversée par un axe de rotation sur lequel est vissé le plateau B de o"',o8o de rayon placé au-dessus des lames et qui reçoit à sa partie inférieure une poulie D , à laquelle le mouvement est transmis, soit pour les voittires par une corde sans fin entouralit le rayon de Tune des roues , soit pour les bateaux par un moteur chronométrique. Un support E faisant corps avec la griffe antérieure d soutient un compteur, qui, par conséquent, suit tous les mouvements de flexion de la lame antérieure.

La pièce principale du compteur (Fig. 5) est une roulette T, montée sur un axe qui est parallèle au plateau B et à la direction dçs efforts de traction, quand le compteur est abaissé. Cette roulette repose sur le centre du plateau, quand le ressort n'est pas tendu ou quand les griffes se touchent , et , par conséquent , elle reste alors immobile , si le plateau tourne. Mais , quand le ressort est tendu , la roulette , suivant le mouvement de la griffe antérieure df s'éloigne du centre et , par conséquent , elle reçoit du plateau un mouvement de rotation sur son axe d'autant plus rapide

que l'effort exercé est plus considérable et que le plateau tourne plus vite.

D'après cet aperçu , la théorie de cet instrument est facile à établir. En effet, en nous occupant d'abord des voitures avec lesquelles le mouvement du plateau se prend sur l'une des roues, et se trouve ainsi dans un rapport constant avec le chemin parcouru, si nous appelons

r la distance de la roulette au centre du plateau , en mètres, sous l'effort de la traction F exprimée en kilog.^

r^ le rayon de la roulette ,

e le chemin parcouru en une seconde par la voiture dans le sens du tirage^

R le rayon de la roue sur laquelle on prend le mouvement.

n=ï — le nombre de tours de la roue corrrespondant

au chemin e ^

K = - le rapport des efïbrts aux flexions mesurées •

N le nombre de tours de la roulette correspondant au chemin e^

R' le rayon du moyeu de la roue sur laquelle se prend le mouvement du plateau,

/ le rayon de la poulie du plateau.

Il est évident que ce plateau fera un nombre de tours

R' égal à — pour un tour de la roue , ou bien

2«rR r*

tours pour le chemin e parcouru dans le sens du tirage. La roulette fera — - tours pour un tour du plateau; on

aura donc

N = -— X -r X — 25rR r r^

pour le nombre de tours de la roulette correspondant à un chemin e sous l'effort de traction F.

Mais on a

et par suite

d'où

K = — d'où r = —

aîrRr/- K

Or, le facteur — ^ — n'étant composé que de quantités constantes, dépendantes des proportions adoptées pour les rayons et de l'élasticité du ressort , il s'ensuit que le nombre N de tours faits par la roulette , pendant que la voiture aura parcouru l'espace e^ est dans un rapport constant avec le travail développé, et que ce facteur étant rnie fois calculé pour un dynamomètre et pour la voiture à laquelle on l'applique , il suffira de le multiplier par le nombre N de tours de la roulette , pour en déduire la quantité d'action développée par le . mo* teur.

Dynamomètre a compteur avëg moteur chronomé- TRiQUE. — - S'il s'agissait d'un bateau sur lequel le mouvement fût communiqué au plateau B par un moteur chronométrique avec une vitesse uniforme connue , en appelant t la durée d'un tour du plateau en secondes^

T la durée totale de l'observation.

— sera le nombre de tours du plateau pendant l'ob-

servation , Et

sera le nombre de tours de la roulette pendant le même temps et à cause de

Le temps t étant observé au commencement de l'expérience, r^ et K étant connus, on voit encore que la quantité de mouvement FT développée par le moteur dans le temps T est proportionnelle au nombre N de tours faits par la roulette dans le même temps.

Mais je dois faire observer que l'instiniment étant exposé à la poussière, on ne peut se flatter d'obtenir une régularité de mouvement assez parfaite pour que les résultats totaux obtenus soient exacts et que la vérification de la régularité du mouvement ou la correction de son irrégularité ne peut , dans le cas actuel , se faire avec la même facilité que pour le dynamomètre k styles. Pour pouvoir compter sur l'exactitude d'un semblable instrument il faudrait un moteur à force constante dont le prix serait considérable.

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