DOCUMENTS RELATIFS A L'OEUVRE D'AUGUSTE COMTE
Dans le dernier volume de son Système de politique positive^ consacré au schéma ou tableau de l'avenir régénéré, le fondateur de la Religion de THumanité a donné, au chapitre III de ce va^te ensemble, un conspectus général de l'existence théorique, dogme, croyance, enseignement.
Il y indique qu'à ce moment de la constitution normale et définitive de Texistence humaine, la foi positive pourra être condensée, pour les besoins dogmatiques, dans une Encyclopédie abstraite en sept volumes, correspondant chacun à une des sciences fondamentales (mathématique, astronomie, physique, chimie, biologie, sociologie, morale), qui sont la substance môme de la nouvelle foi.
Quant à renseignement oral, surtout destiné à appuyer et développer cette condensation de l'explication scientifique du Monde et de FHomme, Comte y fixe le non^re des leçons, pour chaque science particulière, et y indique la distribution générale des matières.
Il a môme écrit personnellement, pour fournir le type des ouvrages dont l'Encyclopédie abstraite devait ôtre formée, le premier tome de cette collée» tion magistrale, à savoir : La Philosophie des mathématiques ou traité de logique positive (t. I®' de sa Synthèse subjective).
Il se réservait d'en rédiger également le tome final, le traité de Morale positive, théorique et pratique, laissant à ses successeurs le devoir et le soin de composer les ouvrages intermédiaires, lorsque la mort est venue le surprendre.
Cest pour obvier autant qu'il était possible à cet irréparable déficit et pour compléter l'édifice abstrait de la philosophie positive, que M. Pierre Laf fi tte, après la mort du Maître, s'est donné pour mission de constituer l'enseignement de la Philosophie première et de la Morale positive, en s'y conformant
VJK l» AUGUSTE COMTK
sliicU-mciit c4 Loujûurà aaxbaéea scit-ntifiqucs et logiques, aiiii^i qu^aux m calions dogmatiques laissées dans ses ouvrages par le fondateur du positivisme, et que, par une exlt^nsion courageuse et propice, vu la nécessité des lemps ou Turgence sociale, îl y joignit, dans le môme esprit, l'enseignco public de la Sociologie, c est- à -dire de la science sociale, de la politique i tématique considért'e sous le double aspect statique el dynamique, ou de l'ordre, de réquilibreei du mouvement des sociétés (l).
C'est pour montrer à ceux qui s'intéressent à la solulloD fournie par l'École au problème de le réorganisation sociale et au renouvellement de renseignement public et de Téducation générale, que la mort de Comte n*a pas laidsé incomplète, inachevée, rinimense tâcbe à laquelle îl avait voué sa vie, et que le naonument de la philosophie positive ou le dogme do la religion démontrée est bien réellement constitué dans son entier, que nous publiouâ ici troirf de ces programmes, en une section spéciale qui correspond exactement au résumé que nous avons lait de Tœuvre théorique du puissant réformateur qui a continué chez nous, en la faisant aboutir, la tejitat de la grande école philosophique et scientifique du xvjii" siècle, depij Ponieiiclle, Monlesquieu et Leibnitz, jusqu'à Diderot, Hume, Tur^rot, Clainîî d'Alembert, Lagrangc» Lavoisier, Bwiïou, Vicq-J'Azlr, Lamarck, Gondorce on peut dire tous les Encyclopi^distes,
||) M. LuhiUi' a en Diilrc eiïecliié» rue Moiisii'urlo-PnncLs ri" 10» i'omm*^ lypfi creriHiMgneininil d'âpres le plan d** la Hi/nihèjse aHhjertive^ le courn dWiilhjnéliquej lie Geomëlrit! nlgébriquo «H dti Gt'oiiK'lne dilTêrL'ntii'llcî enfin, il a rédigé le pn griimniiï, k**;on par \\îcmv^ d'un courf» de Biulugie.