SES H
fa 1 que
piiy
VMM
j:ique ...
■•■»yips vivants
;ossitô et l'opportunité de la physique sociale- . ■ entreprises jusqu'ici pour la fonder
•ve appli(iuée à Tétode des phénomènes sociaux. . . Pliyi ^^^^ ^^^ autres branches de la philosophie positive
lie des sociétés humaines
tpcfuent total de l'espèce humaine
/ \ Fétichisme .
I Époque théologique. ,{ Polythéisme.
.'ivilisatiou.
f Kl
Monothéisme
ipoque métaphysique
Epoque positive 2
ReMiime .
'M if ri
Mi
VIE d'auguste cûmtk
Galilée, les ditTéreriies branches de nos connaissances réelles se sont dépouillées ncUoment, etde plu:^ en plusi du caractère Ihéologique et métaphysique qu'elles avaieJit toujours conservé jusqu'alors, quoique de moins en moin:?, l>our prendre un caracUre entièrement positif. L'observation des faits a été unanimement reconnue comme la seule base solid*' de toute spéculation raisonnable ; toute recherche théorique n'ayant point pour objet de découvrir les lots effectives do quelques phénomènes, c*est-à-dire leurs relations constantes de succession et de similitude, a été regardée comme vide de sens, comme inaccessible à nos moyens véritables.
De cette mômorable époque date la manifestation sensible d'une nouvelle philosophie, la philosophie positive, qui, bornée dans les temps antérieurs aux seules questions mathématiques, â*est dos lors successivement étendue à touH les ordres principaux des phénomènes naturels selon le degré de sîmpiicité de leur étude, c'est-ù-dire aux phénomènes astronomiques, physiques, chimiques et physiologiques.
Elle a Uni par embrasser de nos jours presque tout le domaine inleîlectueK C'est dans cette direction qu'ont été habituellement employées dans les deux derniers siècles les plus grandes forces de Tesprit humain, et qu'elles ont obtenu les plus admirables résultats permanents.
Partout où les idées vagues et myt^tiques ont pu être remplacées par des conceptions positives, la préférence déi*idée que tous les esprits ont accordée de plus eu plus à ces dernières, et qui est aujourd'hui si hautement prononcée, conliruie clairement, ce quVxpliquent des considérations plus élevées, que la philosophie positive est Tétat délinitif di. Tintelligence huuiaine,eldoit constituer désormais le véritable t'sprit général de la société moderne.
Mais pour atteindre à ce but final, indiqué par la marche naturelle et constante de Tes prit humain, la philosophie positive, aûn de se constituer déûnitiv*nnent, doit préalablement remplir deux grandes conditions indhpensables, d'abord se compléter, ensuite se résumer, se coordonner. Se couiplétor, c'est-à-dire acquérir le caractère d'universalité qui lui manque encore, en s^emparant derélude d'une classe de phénomènes, les seuls qui ne soient pas jusqu'ici compris dans son domaine, les phénomènes sociaux, encore entièrement abandonnés aux théories théotogiques ou aux théories métaphysiques. Se résumer, se coordonner, c'est-à-dire présenter toutes le& sciences fondamentales comme soumises à une méthode unique, et formant, malgré la diversité nécessaire des principales lois naturelles, les différentes parties d'un corps, de doctrine homogène, au lieu de continuer à les recevoir comme autant de corps isolés. Tel est le double but de ce cours.
Il ne s'agit donc point d'y considérer dans leurs spécialités les diverses branches priticipales de la philosophie naturelle, dont l'étude préalable est^ au contraire, indispensable pour sentir complètement et pour juger avec connaissance de cause les remarques philosophiques dont elles seront les sujets dans ce cours. Il s'agit encore moins, en ambitionnant une unité chimérique, d'y prèseub^r les phénomènes de tous les ordres comme assujetti* à une seule loi commune, au moyen d'une de ces prétendues explications universelles que cherchent seuls aujourd'hui des esprits entièrement ôtran-
Eiiicieii élève de l'École polytechnique*
Prcllinl losophie positive.
Mathén
itique 1 séances
ce m
as
co
o co
as
co
Aflit
nque
l»liy
:ique. . .
ps vivants .
:essit6 et l'opportunité de la physique sociale
entreprises jusqu'ici pour la fonder
ve appliquée à Tétude des phénomènes sociaux. . . . Phy ^^^^ ^^^ autres branches de la philosophie positive .
le des sociétés humaines
pement total de l'espèce humaine
! Fétichisme .
Polythéisme. .
Monothéisme .
Époque métaphysique
Époque positive
Ré«III1143
PIÈCES JUSTinCATIVES 413
gers aux méthodes et aux théories scientifiques. Il est simplement question dans ce cours, en prenant pour base Tétat actuel des diverses sciences positives, de considérer chacune d'elles dans ses relations naturelles avec toutes les autres, après avoir étudié son esprit, c'est-à-dire ses méthodes principales et ses résultats les plus importants. Tout se réduit donc à une revue philosophique des sciences.
Outre l'importance propre et directe d'une telle opération, comme dernier complément nécessaire de la grande régénération intellectuelle commencée par Bacon, par Descartes et par Galilée, cette nouvelle série des travaux, si elle est entreprise convenablement et suivie avec constance, présente pour les progrès généraux de l'esprit humain, quatre propriétés principales de la plus haute importance.
1^ En étudiant la marche effective de notre entendement dans ses travaux les plus étendus, elle peut seule manifester par expérience les lois que suivent dans leur accomplissement nos fonctions intellectuelles, et, par suite, déterminer la manière de procéder convenablement à la découverte de le vérité; double étude capitale, abandonnée jusqu'ici à la prétendue méthode psychologique qui n^a rien produit et ne .peut rien produire, comme étant radicalement nulle dans son principe.
2^ Elle doit permettre la réorganisation de notre éducation générale, encore essentiellement théologique et métaphysique, quoique les besoins de la civilisation moderne et la tendance évidente de l'esprit du siècle actuel prescrivent de la rendre désormais essentiellement positive, ce qui ne peut avoir lieu que par la coordination des sciences naturelles comme un corps de doctrine.
3'^ Cette étude spéciale des généralités scientifiques est môme destinée à procurer aux sciences particulières de nouveaux moyens d'avancement, en ce qu'elle seule peut organiser convenablement les recherches nécessaires pour la solution de certaines questions très importantes de philosophie naturelle, qui, dépendant de l'intime combinaison de plusieurs sciences, ne sauraient être traitées avec succès dans l'état actuel d'isolement trop prononcé des études particulières.
4° Enfin, ce triomphe général et définitif de la philosophie positive sur la philosophie théologique et la philosophie métaphysique peut seul déterminer le retour des sociétés actuelles à un état normal, la crise révolutionnaire de l'Europe moderne tenant surtout à l'anarchie intellectuelle, et celle-ci consistant essentiellement dans l'emploi simultané qui a lieu aujourd'hui de trois philosophies profondément incompatibles, dont la concurrence perpétuelle empêche tout accord réel des esprits.
Tels sont, en général, autant que puisse l'exprimer une indication aussi sommaire, l'objet et la tendance de ce cours. Le tableau ci-joint (G) suffira pour donner une idée nette du plan.
414 VIE d'auguste comte