SITUATION ET SUPERFICIE
Grand empire de TAsie orientale et centrale. Les Chinois eux-mêmes désirent leur pays sous le nom de Tchaung- Kouo^ empire du Milieu, nom qui est devenu général, après avoir appartenu en premier lieu au Ho-nan, fiet de la dynastie des Tcheou ; les indigènes répondent au nom de Tchoung-Kouo jerij hommes de Tempire du Milieu; 'dans les instruments diplomatiques, la Chine est appelée du nom de Ta Ising Kouo, le grand empire Tsing {tsing veut dire pur) de même que sous la dynastie précédente, on disait Ta Ming Kouo la grande dynastie des Ming (ming veut dire brillant). Les Chinois emploient encore un grand nombre d'appellations pour leur pays, empruntées les unes à la géographie, comme Tien-Hia (sous le ciel), Seu-Haï (les quatre mers, Tempire chinois étant censé entouré d'eau de tous côtés); les autres sont poétiques, Tchoung Hoa KoiLOj Tempire fleuri du Milieu ; quelques-unes se rapportent aux dynasties célèbres du pays, Hoa-Hia, glorieux Hia (les Hia sont la première dynastie de la Chine) ; Han-jen ou Han-Tseu^ les hommes ou les fils de Han; Tang-Jen^ les hommes de Tang^ Tang^han^ montages de Tang, mais on ne trouvera pas Ising-Jen ou Tsmg-lseu, la dynastie actuelle qui règne en Chine étant mandchoue, partant étrangère. Le nom de Chine vient probablement de la dynastie des Tsin qui régnait au
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III* sièole avant noire ère et dont la renonuaée, s'4ten((ant dans les pays voisins et particulièrement aux Indes, a passé de ces dernières en Perse, dans TAsie antérieure, en Egypte et de là en Europe. Les Orientaux l'appelaient Ichin et Ma-ha tchin ou Ma-tchin, la grande Chine. Les anciens (Ptoléxnée) désignent sous le nom de Sinœ un pays du S.-E. de TAsie, au S. du pays des Seres^ la Sénque, Serica^ qui se rapporte à la Chine ; les voyageurs du moyen âge (Marco Polo, Odoric, etc.), divisaient la Chine en deux parties, la Chine du Nord ou Cathav et la Chine du Sud ou Mangi, Manzi, Les habitants du ùithay, dont le nom vient du mongol kitaî, terme que les Russes ont gardé pour désigner la Chine, traitaient de barbares, de Maiv-tseu, les peuples au S. du Kiang, d'où le terme manzi. Plus tard, lorsque le père de Andrade se rendit au Tibet, il appliqua par erreur à ce pays le nom de Catayo ou de Cathay qui s'est, par suite, cousené à tort dans la littérature européenne du xvii* et du xviii* siècles.