MONNAIES, POIDS, MESL'RES
La monnaie chinoise est une monnaie fictive représentée parlebiclou liang :=i()mac«i;i Tnofc^^iUraadareens; 1 candareen ^ 1 U tsien ; le Isîen, que les Francs nomment sapèquex^ d'après u^k , monnaie trouvée au Tonkin , et les ka^sàs caih, à« cafxa^ monnaie d'étain trouvée iNalacca par les Portugais (1511) est la seule monnaie réelle. Quelques auteurs lui donneut une antiquité reculée, le XI* siècle av. J.-C. sous les Tebeou, mais il est plus probable que le tsien ne remonte qu'aux Han ; c'est une pièce ronde, percée au milieu d'un trou carré; il porte le nien-hao du souverain et les caractères t'oung-pao, monoaie courante; théoriquement, 1000 tsien font 1 l»ël, mais en pratique, le taux du change varie, et l'on donne jusqu'à 1800 sapèques pour un laêl. Le taél est représenté par un poids d'argent en forme de soulier et ces lingots, qui sont de poids variable, sont désignés sous le nom de mcee. Les aouanes se servent d'un taél de valeur plus élevée, appelé Hailiouan tael, qui valait en 1X89, en moyenne, S fr. 93. On importe en Chine une grande quantité de piastres; jadis on laisait usage de ta vieille piastre espagnole (Carolus) qui fait encore prime et qui a été remplacée parla (liastre mexicaine il l'aigle; en 1889,1e Haikouan taél valditen moyenne 1 piastre mexicaine 54. 1^
Monnaie de H en foung
Amencama (Irade dollar) les Japona s i Yokohama ont créé de nouveaux types q i n ont pas reuss i remplacer la p aslre mexicaine CcIIm: présente sou ent des cas d^Dfenonte causée soit par une mauvaise frappe, soilpac
une qualité d'alliage inférieur, etc., et c'est à des espèces d'experts désignés sous le nom de shroffs qu'il appartient de signaler les pièces de moindre valeur. Ajoutons encore que les Chinois, depuis fort longtemps, font usage du papiermonnaie et de la lettre de change. Les mesures de poids sont le kin (catty) = 16 liang ou taëls; le taël vaut 0>^037783, et le cattv 01^^60453 ; le tan (picul) = iOO catties = 60>^?453; le chi = i-20 catties. Les mesures de longueur sont le tchang , i= 40 tche (pied); le pied = iO tsoung (pouce) ; le tsoung vaut 40 fen; deux capacités sont le che = 40 tou; le tou =. 40 cheng (pinte) et 4 cheng zr= 40 ho; les mesures agraires sont le king = 400 mao; 4 mao = 4 kio, le king vaut 46,7 acres. H. C.
Numismatique, Un travail complet sur les monnaies chinoises exigerait de longs développements. La numismatique joue un rôle important dans l'histoire de la Chine et Tétude de cette science a toujours été en honneur chez les lettrés, car il nous est resté de nomhreux ouvrages dont quelquesuns remontent jusqu'au xi*' siècle. Nous nous contenterons de donner ici quelques aperçus sommaires. D'après Matouanlin et les auteurs qu'il a compilés, la plus ancienne monnaie chinoise remonterait à l'empereur Yao, c.-à-d. au milieu du xxx^ siècle avant notre ère; elle consistait d'abord en pièces de soie pou dont elle a eu longtemps la forme (dite tessèrc)^ puis en couteau de métal tao, puis enfin elle a pris la forme ronde avec trou carré au milieu qu'elle a toujours conservée jusqu'à nos jours. Le mot tsien qui si^ifie primitivement « cuivre » est devenu le terme générique pour désigner la monnaie ; le mot européen correspondant, usité dans l'extrême Orient, est co^/i. Les tsien sont enfilés par mille sur un cordon divisé en dix parties de cent tsien chaque. On donne à ce groupe de mille ou ligature le nom de min ou kouayi.
Les monnaies ont d'abord été plates et unies, les rebords datent du rèpe de Wou-ti. Elles étaient coulées dans des moules et non frappées. Pendant longtemps elles ne portaient que deux caractères exprimant la valeur comme pan Liang (4/2 once), ou tchu (5 Ichu), pao ho (échange de valeur, etc). La plus ancienne monnaie ronde est attribuée à l'empereur Wou-wang, le fondateur de la dynastie des Tcheou, elle était anépigraphe ; la légende avec deux caractères ne tut introduite que plus tard sous l'empereur King-wang de la même dynastie. A partir de Wangmang les monnaies portent quatre caractères toujours d'un seul côté et indiquent la valeur sans aucune donnée chronologique ou géographique; mais trois siècles plus tard, sous la dynastie des Tsin, l'empereur Hiao-wou-ti introduit l'usage du nien-fiao ou de la mention des années de règne. La première monnaie datée du nien-hao la-Youan remonte
à 376 de J.-G. Cette pièce très rare porte, en caractères archaïques dits ichouan^ la légende Ta-youan-ho-tsùmen; le second nien-hao connu est celui de lan 454. Jusqu*au x^ siècle, les monnaies ne sont pas toujours régulièrement datées, mais depuis Tai-tsou, le fondateur de la dynastie des Soung, toutes les monnaies portent, avec la formule Toung-pao « monnaie courante », le nien-hao de l'empereur régnant et elles peuvent ainsi être classées chronologiquement.
Les anciennes légendes monétaires sont écrites en caractères tchouan ; sous la dynastie des Youan, elles sont en caractères syllabiques de récriture mongole dite Passe-pa. Depuis Favènement de la dynastie actuellement régnante en Chine, qui est la famille mandchoue des Tatsing ^ les monnaies ont des légendes en chinois et en mandchou : la légende chinoise se compose à Tavers des quatre signes toung-pao avec le nien-hao, et, au revers, du nom de Tatelier monétaire en chinois avec la transcription en caractères mandchous. Une monnaie de l'empereur Kang-Hi (1662-1723) porte par exemple sur TA'. Kanghitoung-pao et sur le H/, en chinois et en mandchou Toung, nom de Tatelicr monétaire de Canton. Quelques monnaies du siècle dernier sont trilingues: chinois mandchou et turc (émises à Kachgar ou à Yarkand) ; d'autres ont des légendes en chinois et en tibétain. Il existe encore un grand nombre de monnaies frappées à différentes époques par des rebelles, des médailles historiques ou religieuses qui ont des légendes intéressantes et curieuses.
Nous dirons quelques mots du papier-monnaie : la première tentative remonte à Hien-tsoung, vii^ siècle, mais ce fut seulement sous la dynastie des Soung au x'^ siècle que ce système monétaire reçut son complet développement. On donna successivement au billet ae banque les noms de : fei'tsien (monnaie volante), pien-tsien (monnaie de commodité), tsien-yin (m. [de ci-édit), Uing4i (contrepartie de valeur), etc. L'expression moderne est kiao-tse (billet de change). E. Drouin.