CLIMAT
Le climat de la Chine varie beaucoup suivant la latitude» mais- il -est généralement salubre. La position mème<les villes amène de grands changements dam la température ; Peking,. par exemple, qui se trouve dans la plaine, est
extrêmement fi^id en hiver, ouvert aux vents de Mongolie, extrêmement chaud en été, ouvert aux vents du S. Canton, au S., a également des chaleurs extrêmes, mais de moins grands froids; on y a vu une fois la neige, en fév. 1835. Changhaï, au centre, a des variations de température considérables aussi, chaleur humide en été, très débilitante, froids en hiver, qui ne sont jamais excessifs; d'une façon générale, étant donnéçs les latitudes exti'èmes de la Chine, les chaleurs sont plus fortes et les froids moins rigoureux qu'en Europe. Dans une ville centrale comme Changhaï, la température moyenne à Fombre est de 150, mais elle s'élève parfois jusqu'à fi8° dans les mois de juillet et d'août, et elle baisse quelquefois, mais rarement, au mois de janv., au-dessous de zéro. La moyenne annuelle de la pression atmosphérique varie entre 762,5 millim. et 763,50 millim., disons une moyenne de 762,88 millim. La chute d'eau moyenne, d'après Reclus, est à Canton (16 années d'observations) de 1°*18; à Siuka-wei (20 années d'observation) de 1™67 ; à Pe-king (16 années d'observation) dç 0,i31. Les côtes sont bouleversées souvent par ces grands vents appelés en chinois Ta-foung, dont les Occidentaux ont fait le nom de typhon. Ces typhons qui ravagent particulièrement les côtes S. de Chine et du Japon, font sentir leurs terribles effets jusqu'à Changhaï ; on a compté jusqu'à quatorze typhons en 1880, et vingt en 1881. La zone dans laquelle ces typhons paraissent tout d'abord est comprise entre le 10® et le 17® parallèle; on en a vu commencer aux Philippines, mais généralement, ils viennent de la mer plus à 1 L. Ces typhons décrivent des courbes paraboliques, dont l'apex, tourné vers l'O., s'étend dans l'intérieur de la Chine, entre 25 et 30^ de lat. Lors des dépressions minima sur les côtes de la Chine centrale et méridionale, c.-à-d. aux mois de juillet, août et commencement de septembre, les typhons se font parfois sentir à Chang-haï et même, mais rarement, à Tche-fou. Août et septembre sont les deux mois des typhons au Japon ; ils paraissent cesser avec les vents de N.-E., qui commencent à souffler sur les côtes de Chine en septembre.
Depuis longtemps, les missionnaires jésuites ont fait des observations météorologiques et magnétiques en Chine ; les astronomes du xvii® siècle et en particulier le P. Ferdinand Verbiest, sont restés célèbres ; les jésuites d'aujourd'hui ont repris la tradition de leurs devanciers et ils ont créé deux observatoires, l'un dans le Kiang-sou, à Siuka-wei, et l'autre à Tchang-kia-tchouang. « Zi-ka-weU en mandarin Siu-kia-hoeù est un petit village situé dans une vaste plaine à 6 kil. au S.-O. de Changhaï. L'observatoire est bâti à 1 kil. du village, dans un jardin complètement isolé; il domine les habitations voisines à une
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distance de plus de 200 m. La latitude de robsenratoûne est de ZiHrW H. ; sa longitude de 7 h. 56 m. U s. E. de Pans, Taltitude de la cuvette du baromètre est de 7 m. euTiron^ » Les premières observations météorologiques laites en 4873 ont été publiées par les PP. Coicmbel et Le Lee; depuis lors, Tobservatoire a été dirigé avec une rare distinction par le P. Marc Decbevrens, et il publie régulièrement des bulletins; il est en rapport avec le bureau central de Washington et il reçoit des subventions des douanes impériales maritimes diinoises, et des conseils munid^ux de Changbaï. € Tchang*kia-tchouanc est un petit village diinois situé à 38^ 17' de lat. K. sur le 114^50' de long. £., dans la province de Pe Tche-li. Ce village, où les missionnaires ont une résidence avec séminaire, collège, etc., se trouve à 160 kil. environ au S. de Peking, tout près de Shien^hien, sous-préfecture de queloues milliers d'habitants, et à 25 kil. environ de la (Nfélecture de Ho-kien-fou. Ces deux villes sont traversées par la route impériale allant de Peking vers le S . » A ces deux observatoires il faut ajouter celui, moins important d'ailleurs, des Russes à Pekmg.