COMMERCE EXTÉRIEUR
Fn 1890, le commerce extérieur avait été de 2.799.891 fr. L'année suivante, il avait presque doublé : 5. odl. 007 francs. Le total déliassa 9,7 millions en 189b, puis en 1893, il lit un nouveau bond : plus de 0,8 millions. Nouveau progrès en 1891 : 7.198.152, puis, soudaine baisse en 1895 : 0.700.017. Mais ce n'était qu'une fausse alerte, puisque voici les chiffres de 1890 : 9.038.200, et de 1897 : 9.187.712. On voit qu’au cours de ces huit années, le commerce extérieur de la Côte d'ivoire a plus que triplé; il a augmenté, exactement, de 70,12 p. 100.
Les importations étaient de 1.127.021 fr. en 1890, et jusques et y compris 1895 (2.999.590) elles ont été inférieures aux exportations; mais depuis lors elles dominent celles-ci, qui de 1 .072.270 francs en 1890, se sont élevées à 3.700.151 en 1895. Les chiffres de 1890 sont de 1.038.113 pour 1 importation et de 1.399.787 pour l’exportation; ceux de 1897, respectivement 1.811.783, et 1.015.929. Quelques détails s’imposent. Les principales importations de 1897
sont représentées par les tissus itJ<S5.3ü3 francs); le ^in (^366.007); les tabacs (219.3:2:2j; les armes de traite ) Ibi.ioi), et le sel (80.777). D'autre part, il faut constater que, dans le total des importations, la métroi)ole ne ligure que pour 11,20 p. 100, alors que l'Angleterre s'y trouve pour 08,02
Les principaux produits exportés en 1897 étaient l'iiuile de palme (pour 1.028. Oui fr.); l'acajou (pour 1.181.103); le caoutchouc (pour 388.002) ; la poudre d'or (pour 193.070) ; le café pll3.011) et les amandes de palme ipour 311.891 .
Mais considérons plutôt les quantités que la valeur. Nous verrons alors que l'exportation du caoutchouc a passé de 73.702 kilos en 1890 à 189.891 kilos en 1897, soit une augmentation de 00 p. 100. Pour l'huile de palmes, l'augmentation a été un peu supérieure; tll,18 p. 100 1.893.300 kilos en 1890, et 1.007. .309 en 1897;.
En dépit de ces deux derniers chilfres, c'est surtout la progression pour l'acajou qui doit émerveiller. En effet, tous les autres produits ont subi diverses tluctuations, et leur exportation n'a augmenté que lentement ; Ainsi, en 1893, il y a eu pour le café une crise dont il commence seulement à se relever. Les amandes de palme ont eu la leur en 1890, et l'huile en a subi une à son tour en 1897. Le caoutchouc a été plus éprouvé ; crise en 1892, et crise en 1893 ; il est vrai que la campagne de 1898 a relevé considérablement l'exportatiou de ce produit. Mais pour l'acajou, l'augmentation a été bien plus remar([uable, car la « chute » de 1891 (3.120.078 kilos! à 1893 (1.017.132! a été largement compensée par le « bond » de 1890 (8.090.307! à 1897 1 18.333.793). Ces chiffres indiquent assez, croyons-nous, <[u'a la Côte d'ivoire, pour l'avenir immédiat, la fortune sourit d'avance aux exploitations d'acajou. Si nous considérons entin où s'eu vont les produits exportés, nous remarquerons que la Côte d'ivoire envoyait en Angleterre, en 1897, presque autant d'amandes de palme qu'en Erance, trois fois plus d'acajou, et sept fois plus de caoutchouc. La
France ne reçoit, en guise de compensation, (|ue trois l'ois ])liis d'huile de ])alme, et la presque totalité du café.