‹ Notice-sur la CoÌ‚te d’IvoireChapitre 12 sur 15 · COMMUNICATIONS MARITIMES · texte numérisé non relu

COMMUNICATIONS MARITIMES

lai CùLe d'ivoire est encore fort mal desservie au point de vue des communications avec la Métropole. 11 ne faut pas s’en étonner, jniisqiieson imjiortance est toute récente. Sans aucun doute, des améliorations m‘ tarderont pas à se produire, à cet égard comme à tous les autres.

( irand-llassam, Assinie, (irand-Laliou, sont visités par deux fois plus de navires français qu'auparavant. 11 y a (juatre arrivées i»ar mois; savoir, tous les quinze jours les paquebots Fraissinet, de Marseille, et dans les intervalles, ceux de Bordeaux-Grand-Bassam et une escale sur la ligne de Loango. Avant d'arriver, on relâche si l’on vient de Marseille, à Oran, Tanger et las Palmas, et si l'on vient de Bordeaux, à Ténérife. Puis les deux trajets se confondent, avec escales à Dakar, Kouakry, chef-lieu de notre colonie de Guinée; Freetown, chef-lieu du Sierra-Leonc et Bassa, principal port du Libéria. On met dix-huit jours de Marseille à (jrand-Bassam, et vingt et un de Bordeaux.

Pour faciliter l’accès du littoral, on a construit à San Pedro un phare visible à vingt milles. Puis Grand-Bassam a été ]»ourvu d’un wharf, avec feu de sixième ordre. Cet ouvrage, exécuté par la maison Dayde et Pillé, de Paris, s’imposait; car jusqu'alors, les débarquements etembarquements avaient lieu par les baleinières manœuvrées par des [)agayeurs indigènes. Il en résultait, non seulement une grande perle de temps, le chargement de ces grands canots étant fort limité, mais aussi du danger pour les personnes et les marchandises. La barre est en etfet difficile à franchir

à Grand-Bassam. Par les gros temps, toute communication était impossible, pendant plusieurs heures, entre les pacpiebots et la terre.

Le cabotage est assuré par un vapeur de 400 tonneaux, Ir Hlnger, dont le port d'attache est à Grand-Bassam. Le service, concédé à M. Daudy, assure la visite mensuelle de tous les postes et comptoirs depuis Âssinie jusqu'au Cavally.

Un câble aboutit à Grand-Bassam, celui de la compagnie anglaise West-Afrkan. Il relie ce port avec ceux d'Accra, capitale de la Côte d'Oiy'de Kotonou et de Libreville. Un autre câble met la Côte d’ivoire en relations avec l’Europe, et c’est celui, anglais également (African Company) qui relie Accra à Freetown, à Batliurst, chef-lieu de Gambie. On peut enfin télégraphier via Saint-Louis, cette ville communiquant par terre avec Batliurst et par mer avec Ténériffe à Cadix.

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