‹ Notice-sur la CoÌ‚te d’IvoireChapitre 9 sur 15 · INDUSTRIE · texte numérisé non relu

INDUSTRIE

On trouve à la Côte d'ivoire moins d'objets de fabrication locale ciue dans n'importe quelle région même la plus sauvage de l’xVfrique. Ce n’est pas que les matières premières manquent, ni que les Appoloniens et même les Dioulas soient moins industriels ({ue les Peuls par exemple ou les Dahoméens. C’est que, grâce à la poudre d'or, à l'ivoire, au caoutchouc, à l'huile de palme, ils ont depuis des siècles pris riiabitude de venir chercher dans les comptoirs de la Côte des étoffes, la coutellerie, les armes, etc. Aussi faut-il remonter jusque chez les Mandingues pour trouver des forgerons par exemple.

Chaque famille fabrique les nattes, corbeilles et poteries dont elfe a besoin. Les riverains des lagunes et des fleuves y ajoutent la confection des pirogues. Ou tisse le coton dans le Baoulé, on le teinta l'indigo à Bondoukou. Malheureusement, les métiers de Baoulé sont si rudimentaires, que les bandes d’étoffes n'ont jamais plus de 10 à 20 centimètres de largeur.

L'industrie européenne est évidemment appelée à prendre

une extension considérable. La houille ne se trouve nulle part dans la colonie, mais il y a surabondance de chutes d’eau utilisables. Il nous faut signaler la scierie à vapeur de MM. Chabanet-Gravière, qui l'onctionne depuis bientôt deux ans près de Grand-Lassani et un établissement analogue fondé au chef-lieu même jtar la maison Philippart et C*% de Bordeaux. H n'est pas douteux que d’autres scieries pourraient et devraient être installées en lûen d’autres points, car, nous ne nous lasserons pas d’insister, la Côte d’ivoire offre des richesses forestières comparables à celles 'de la Colombie britannique. Signalons ici que, pour faciliter l’industrialisation de la colonie, le gouvernement de Grand- Bassam a décidé, depuis LS97, que seraient exempts de tous droits de douane, les rails et wagons, les grues et treuils, les chaudières à vapeur, les tubes et barres de foyer de rechange, les scies mécaniques, les appareils de sondages et forage, les machines à décorti([uer le café et les baleinières de barre. La condition imposée est (]ue ces objets aient été fabriqués en France et apportes par des navires français. Mais, pour les objets suivants, l'exemption de droits n’implique aucune provenance déterminée ; charbon de terre, futailles vides (servant à l’exportation de l’huile de palme), sacs vides (servant à l’exportation des amendes de palme, du café, du cacao, etc.) et lames à boucle utilisées pour la traction des billes d’acajou.

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