PRÉCIS HISTORIQUE'SUR'LE CANADA
Belæil, où cinq cents émigrants perdent la vie, et le sac des Banquës de St Albans. Pendant que le pays est encore dans la surexcitation que font naitre ces évènements, Mr Gérin-Lajoie publie Jean-Rivard et donne la mesure de ce que doit être le roman canadien pour être agréé de la bonne société.—En l'absence du Gouverneur, Sir J. Michel, Commandant des forces, prend les rênes de l’administration, comme l'avait fait en 1860 Sir W. Williams, le vainqueur de Kar. Le gouvernement étant alors devenu impossible par suite des prétentions du Haut-Canada, qui, après avoir exploité le Bas-Canada, voulait encore l’asservir, le Ministère de coalition, formé l’année precédente, est continué : la Convention intercoloniale avise aux moyens de mettre fin aux difficultés. Pendant que ces graves discussions fixent l'attention publique et que les Canadiens, par leur modération, autant que par leur énergie et leur esprit d'entreprise, prouvent à leurs adversaires qu'ils ne sont pas de race inférieure, les Catholiques s’empressent de gagner les grâces du Jubilé, Cette même année, les codificateurs mettent la dernière main à leur important ouvrage. Alors aussi est publiée l’Æisloire de la Colonie française par le savant auteur des Vies de la Sœur Bourgeois, de Melle Mance, de Mr d'Youville et de Melle LeBer, ouvrage particulièrement destiné à montrer les fins que s'étaient proposés les fondateurs du pays et ce que doit être le Canada pour répondre à sa noble mission.—L'année suivante voit expirer le traité de Réciprocité, conclu quelques années auparavant avec les Etats-Unis. Afin d'y suppléer, des Commissaires sont envoyés aux Antilles avec pleins pouvoirs de nouer des relations commerciales. Vers le même temps, les Délégués des provinces, après avoir ju ÿ. Québec les bases de la Confédération, font agréer leur projet des Chambres impériales. Pendant que les Fénians viennent s’abattre aur le Canada, les Ursulines de Québec publient le troisième volume de leur précieux ouvrage. La fin de cette nême année est attristée par une nouvelle conflagration qui dévore une partie de la ville de Québec.— L'année 1867 est appelée à faire époque. La Confédération est nroclamée et excite une vive joie dans les principales villes. Après avoir été transféré de Québec à Toronto, le Siége du gouvernement est définitivement fixé à Ottawa, où de magnifiques édifices avaient été élevés à grands frais les années précédentes. Chaque province garde son autonomie, et, avec ses Chambres, a son Gouverneur spécial. Après un siècle, Québec, choisi pour être la Capitale politique du Bas-Canada, comme Montréal en est la Capitale commerciale, voit de nouveau à sa tête un Canadien: Son Excellence lHonorable Sir N. F. Belleau. Son Conseil est formé des Honorables Chauveau, Ouimet, Dunkin, Beaubien, Archambault, Irvine et de Boucherville. Le Gouverneur d'Ontario est Son Excellence le Major-Général H. W. Stisded ; ceux de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick sont : Sir W. F. Williams et le Major-Général C. IH. Doyle. Au-dessus de tous, est Son Excellence le Très-Honorable C. Stanley, Vicomte Monk, précédemment Gouverneur du Bas-Canada. Parmi ses Conseillers sont les Honorables Cartier, Chapais et Langevin. La Présidence du Sénat est déférée à l'Honorable J, Cauchon, et celle des Communes à l'Honorable J. Cockburn, Cette même année, pendant que Rimouski est érigé en Diocèse, Mgr. Baillargeon succède à Mgr. Turgeon sur le Siége archiépiscopal de Québec. A l'Exposition Universelle, le Canada remporte plusieurs prix.
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