‹ Notice sur la lithographieChapitre 20 sur 40 · ARTICLE XV · texte numérisé non relu

ARTICLE XV

Piquer les Cartons.

On place les cartons de chaque côté du livre et on trace avec une pointe vis-à-vis chaque ficelle, en ayant soin que le carton déborde la tête de 3 lignes. Les cartons tracés, on fait trois trous vis -à-vis chaque ficelle dans la ligne du trait et près du mors : deux trous sont piqués en dehors et un en dedans , les deux du dehors doivent être sur la même ligne et à la distance de deux ou trois lignes, celui du dedans à la même distance des deux autres et formant le triangle.

ARTICLE XVL Passer les Cartojis.

Les cartons étant piqués, on pas-

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se en ficelle, c’est-à-dire , on fait passer la ficelle dans le trou le plus rapproché du mors , en tirant le carton contre le dos et repassant la hcelle dans le trou du milieu, on la repasse ensuite dans le deuxième trou du dehors , on tire les ficelles et on les serre suffisamment , puis on s’assure que les cartons sont bien également serrés de manière à se fermer avec facilité, et formant le mors bien également : alors, on passe le bout de la ficelle de queue et de tête dessous la ficelle entre les deux trous faits en ligne verticale 5 elle se trouve alors passée en dedans du carton, ainsi passée sous cette ficelle, on tire le bout pour serrer cette espèce de point , et celle passée dans les deux trous du de-

hors appiiîe sur le bout que l’on tire , c’est le nœud qui empêche les ficelles de s’échapper. Cette opération faite, on bat les ficelles, c’està-dire, applatir avec le marteau les ficelles passées dans les trous pour les resserrer, afin que cela ne fasse pas épaisseur sur le carton, cela se fait ordinairement sur la pierre à parer; on tient le volume de la main gauche par les feuilles et du coté de la gouttière, ensuite on appuie le dos du livre contre le bord de la pierre , en laissant tomber le carton dessus, de sorte que le mors se trouve contre l’angle de la pierre sur son épaisseur et le carton sur son plat; alors on frappe de la main droite avec le marteau sur chacune des ficelles et des trous des cartons.

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suffisamment pour bouclier les uns et baisser les autres, mais de manière cependant à ne pas couper les ficelles, ce qui arrive souvent lorsqu’on touche à faux, ou que la ficelle porte trop sur l’angle de la pierre. Les ficelles étant ainsi battues des deux cotés , on. prend le volume par la gouttière , les deux cartons ouverts, ensuite on appuie les mains de chaque côté contre les gardes du livre dont on pose le dos sur la pierre, alors on frappe légèrement pour faire couler les cahiers et les égaliser afin que le dos se trouve bien droit, on relève les cartons et on les ferme ensemble pour que le mors ne se jette pas plus d’un coté que de l’autre.

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