‹ Notice sur la lithographieChapitre 31 sur 40 · ARTICLE XXVIII · texte numérisé non relu

ARTICLE XXVIII

Mettre des coins de parchemin.

Ne pouvant donner trop de solidité aux coins des cartons d’un

livre, lorsqu’ils ont été encollés et battus, on les renforce avec du parchemin que l’on colle à la colle d’amidon^ pour une demi-reliure d’un in - octavo par exemple , on prend une bande de parchemin de vingt-quatre lignes de large sur quarante-huit lignes de long , on l’encolle entièrement du coté de la fleur ( ^^ ), puis on plie cette bande en deux, colle contre colle, et on la laisse environ dix minutes , afin que le parchemin se pénètre par-

( * ) On doit toujours encoller le parchemin du côté de la fleur, autrement il se collerait mal et ne tiendrait pas ; c’est le contraire pour les maroquins, basanes, peaux vélins et veaux qu’il faut encoller du côté de la chair; la fleur étant le plus beau côté et le seul susceptible de recevoir les couleurs et d’être poli. On appelle fleur du veau ou de toute autre peau, le côté où était le poil avant que la peau ne fut tannée.

faitement, ensuite on dëplie la bande de parchemin et avec le pinceau on étend la colle qui y est restée en tas , on replie la bande en , deux , puis avec des ciseaux on coupe le pli sans séparer les morceaux^ ensuite on coupe ce carré d’angle en angle afin d’en former deux coins de mouchoir qu’on sépare pour les coller : par ce moyen on a de suite pour les quatre coins du volume: c’est la meilleure manière de mettre les coins de parchemin; lorsqu’on les met en bande droite, les cartons se rompent plus facilement. Pour une reliure couverte entièrement de veau ou de maroquin, on ne prend que du parchemin de quinze lignes de large :

quand les coins de parchemin sont

bien secs on les pare sur les bords avec le couteau à parer, afin qu'on ne sente pas d'épaisseur sur ]e carton, cette épaisseur marquerait toujours sur le veau ou toute autre couverture.

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