‹ Notice sur la monnaie de Trévoux et de DombesChapitre 41 sur 52 · HÈ · texte numérisé non relu

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sédaiil par (^Iles-mêmes aucun droii de moiinoyage.

95. MAR-LIV-COM-PA-LAT-SOVV-DOM. {Marie-Louis c- JuliennCy comtesse ^ palatine souveraine de Bombes.) Tête de Mademoiselle à droite.

R. DNS ILLVMINAT-ET-SALVS-MEA. Kose {Dominas illuminatio et salus mea)

Écu chargé de trois fleurs de lis, au lambel à quatre pendants. Couronne fleurdelisée. Dans le champ, 1658.

{Argent. Douzième d'écu. — Collection de M. Norblin- V. planche XI, n"* 3.)

Les deux premiers mots de la légende du droit 5 si on accepte notre interprétation , appar tiennent a Mademoiselle. Le troisième était porté, en 1658, par deux princesses palatines, Anne- Julienne, fille de Guillaume-Louis, comte de Nassau-Sarbruk, femme, en 1640, de Frédéric duc de Deux-Ponts; et Julienne-Madeleine, fille de Jean II, duc de Deux-Ponts, femme, en 1645, de Frédéric-Louis, duc deDeux-Ponts-Landsberg.

Ce nom, et en même temps celui de Louise qui se retrouve dans la légende , avaient été antérieurement portés par deux autres princesses palatines : Louise- Julienne, fille de Guillaume, prince d'Orange, épouse de Frédéric, duc deSimmeren, électeur comte palatin du Rhin, morte en 1644; et Louise- Julienne, sa fille, mariée h Jean II, duc de Deux-Ponts, morte en 1640. Bien que ces princesses comtesses palatines. Tune par son mariage, l'autre par sa naissance , eussent cessé de vivre en 1658, il ne serait pas impossible

qu'on se lut seivi de leurs nouis pour les mêler à ceux de Mademoiselle et composer de cette manière la légende à double sens que nous avons sous les yeux.

il y a encore une autre explication h donner, ou tout au moins, un rapprochement singulier à signaler. En 1653, Philippe-fiuillaume , comte palatin de la maison Neubourg , avait demandé la main de Mademoiselle ; une* ouverture fut faite à ce sujet au duc d'Orléans , et Mademoiselle reçut elle-même a Sl-Fargeau un message du duc de Neubourg, accompagné de son portrait; c'est elle qui le dit dans ses Mémoires. Il est difficile de ne pas se rappeler cette circonstance a la vue d'une pièce portant les mots comtesse Palatine souveraine de Bombes y et on se demande si une telle légende ne renferme pas une allusion ironique. Dans ce cas , il faudrait admettre que les lettres LIV, au lieu de sv^niiïev Louise-Julienne ^ sont transposées en partie, et appartieiment toutes trois au mot Louise : on devrait lire alors Marie- Louise, comiesse palatine, etc.

Quoi qu'il en soit, cette pièce, remarquable par son titre et son dessin irréprochable , l'est en outre par sa date. En 1658 , l'émission des douzièmes d'écu de Trévoux commençait; la contrefaçon, si toutefois la date est vraie, aurait ainsi paru au même instant que la pièce imitée.

— U — Prince Doria.

96. lO-AND-FR-DORIA-LA. [Jokannes Andréas Francisais Doria Landi.)

Tcte de Doria à droite.

R. DEUS-PROTECTOR-MEVS. 1665.

Ecu chargé de trois aiglons imitant les fleurs de lis.

[Argent bas, — Collection de M, PJister, de Londres.)

Landi , principauté du Parmesan , appartenait a la famille Doria.

97, VIOLANTE-LOM-PRÏN-AVR. ( Violante LomelUni princeps Doria. )

Tête de Mademoiselle à droite.

^ Même légende , même type. Couronne à feuilles d'ache. Dans le champ , 1666.

[Argent bas, — Collection de M, Norblin. V. planche XI , 72° 4.)

La similitude des revers et le rapprochement des dates , montrent que cette pièce est sortie du même atelier que celle de François Doria. Son attribution à la famille Doria est d'ailleurs indiquée par les derniers mots de la légende du droit PRIN-AVR, lesquels doivent être lus sans hésitation Princeps Doria. Sur leurs monnaies les Doria employaient indifféremment un 0 ou la diphtongue AV, comme on le voit par la légende d'une pièce décrite dans le catalogue du cabinet impérial de Vienne, lO-AND-AVR-COMES-LODANI , et par plusieurs monnaies et médailles conservées au cabinet de Paris.

Pour les deux premiers mots de cette même

légende , nous pro[)osons Violanle Lomellini , et voici nos raisons : Les Lomellini élaienl l'une des vingt-huit familles nobles de Gènes; au dix-septième siècle, ils occupaient un haut rang. Il est admissible qu'une princesse de cette maison, du nom de Violante, ait épousé un Doria, peut-être François Doria, et que celui-ci voulant placer sur sa monnaie l'elïigie de Mademoiselle de Montpensier, et ne pouvant dès-lors y laisser son propre nom, l'ait remplacé par le nom de sa femme , usant ainsi du stratagème que nous avons signalé

Quelque plausible que nous paraisse cette interprétation, nous sommes obligé de la présenter cependant a l'état de conjecture, n'ayant sous la main aucune généalogie complète des familles Doria et Lomellini; mais, qu'on l'adopte ou non, il ne reste pas moins que la pièce aj)partient à un prince Doria, contrefacteur de la monnaie de Trévoux, et que la légende contenant le nom féminin de Violanle j a été composée en vue du type qu'on empruntait. Les monnaies de Fos di Novo fourniront un exemple a l'appui.

Marquis de Fos di Novo.

En 1668 , Pascal U, marquis de Fos di Novo , ayant obtenu de l'empereur Léopold le rétablissement en sa faveur d'un privilège de monnoyage qui avait autrefois appartenu à la famille

de Malespine , dont il était issu , s'empressa d'adopter, à l' imitation de ses voisins, les types et la devise de Trévoux. La première pièce qu'il exposa fut un teston à son nom et à ses armes avec la légende Dominvs adjvtor et redemptor mevs; suivirent bientôt des douzièmes d'écu à l'effigie de Mademoiselle, portant, au lieu du nom de Pascal , celui de sa femme Marie-Madeleine Centurioni de Gênes, qu'il avait épousée en 1665.

98. M-MAD-MALAS-MARCH-FOS. ( Maria-Magdalena Malaspina Marchionissa Fosdinovi. )

Tête de Mademoiselle, sous le buste, 1668. ^ DNS-ADIVTOR-ET-REDEMPTOR-MEVS.

Ecu aux armes de Malespine. (Une Epine fleurie. L'aigle impériale tenant l'écu. )

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