CULTURES DIVERSES
déjà dit que la variété des climats de la ndait propre à presque toutes les cultures, pte tout naturellement des conditions locales
116 LA RÉtlMION
qui règlent la floraison et la maturité des fru: de la canne à sucre est celle qui donne le recettes. Vient ensuite celle du vanillier, pi de la fabrication du tapioca et du tabac, e fabrication des rhums et des essences.
Les principaux fruits sont les litchis, man avocats, longanis, évis, ananas, etc. Parmi on peut citer les melons, pastèques, caleb gailles, patoles, margauzes, piments, etc plantes potagères des régions tempéréei admirablement à la Réunion. On a planté d du blé, de l'orge et de l'avoine.
L'île produit aussi d'excellents fourrages, < un grand parti le jour où l'on développera bœufs, en améliorant la race locale par l'ii reproducteurs choisis en France, et non à Malheureusement les plaines propres à 1' assez rares.
On a vu dans l'article sur les forêts que cultivé commence à donner des produits tr
La ramie a été abandonnée faute d'un décortiquer, mais elle pourrait donner d'exce
La culture des muscadiers et des girofli< assez rémunératrice, à cause de l'absence d'œuvre à bon marché, mais le sol pourra cades et girofles quand on voudra. Ajouton ' de la Réunion, notamment celui dit « mie supérieur à tous ceUx connus déjà, et que le supérieures. Malheureusement les ruches sont peu nombreuses et les autres tendent
aux sauvages et la plupart des animaux dômes înt, par un instinct, spécial, prévenir ou soimaladies, et Ton voit souvent les chiens et les ixemple, mâcher des herbes qui ont sur eux un if ou purgatif.
humaine, assujettie à tant de maux, est-elle ent privée de cet instinct si sûr et qui lui serait :?
e que cet instinct ait existé autrefois chez nos ères et qu'il se soit atrophié en même temps is, à mesure que la civilisation augmente. Les nt précédé, évidemment, l'art de la médecine, t bien admettre que les remèdes provenant des dicinales et dont plusieurs sont d'une efRcaaine, n'ont point été appliqués à tort et à trams une série de tâtonnements, mais ont été par une sorte d'intuition chez les premiers )n peut même supposer que cette faculté de les vertus des plantes et de découvrir leur rapeutique s'est développée chez certains par juotidien, tandis qu'elle disparaissait chez les Lix-là ont été les premiers médecins, les pre- BS, les premiers sorciers, et c'est par la tradi- :>mbre de leurs remèdes usités encore de nos parvenus jusqu'à nous et sont employés d'une ins doute plus scientifique qu'autrefois.
Il y a de grandes chances de retrouver des trai instinct parmi les peuplades sauvages qui sont a aux maladies comme les autres, et qui se soigi luccês sans avoir recours aux lauréats de nos Ff
Nos médecins et nos pharmaciens auraient à de nombreux et utiles renseignements, non poin charlatans, rebouteurs ou sorciers, qui n^ont pi disparu de nos montagnes, mais près de vieux N< ont passé leur vie à expérimenter les propr plantes de leur pays, qui possèdent des traditio recettes antiques d'une efficacité éprouvée, et q des pratiques superstitieuses, incompréhensible plement ridicules, ont des procédés de traitemt secrets de guérison fondés sur l'observation de I la primitive raison, le bon sens le plus pur et la sance des simples ignorés en Europe.
Parmi les anciens esclaves amenés autrefois à Réunion, nombreux étaient les hommes sachan leurs semblables. Ils appartenaient à des origi différentes et ont répandu la science de l'eraplo médecine, des plantes des pays les plus diffère surtout des pays chauds.
Encore aujourd'hui, il y a à la Réunion deux : médecines. La médecine officielle, exercée par les i et la médecine des simples tropicaux, exercée pai cendants de ceux qui ont recueilli les traditions i d'autrefois, à l'époque oii l'île de la Réunion ne | pas un seul médecin.
Et nous pouvons affîrmer que souvent des malat donnés par les médecins offîciels ou condamnés ont trouvé la guérison en s'adressant à la médt officielle. Nous connaissons d'ailleurs des doctei ligents qui n'hésitent pas à prescrire eux-mi
PLANTES MEDICINALES
recettes qu'ils ont apprises dans l'autre camp et doi ont constaté les bons effets, et qui, lorsqu'il s'agit de taines maladies spéciales, font appel au secours des d' teurs des remèdes consacrés par l'expérience à la nion. Nous pourrions citer tel médecin galonné allirmera qu'il a vu disparaître sans opération, sous fluence d'un traitement par les simples, un abcès mûr et qu'il lui paraissait urgent d'opérer. Malheurs ment rien n'est classé scientifiquement, les effets ne point certains, les doses mal établies, les parties ac mal connues, les erreurs se mêlent aux vérités et soi le charlatanisme fait autant de mal que les simples fer de bien s'ils étaient employés et prescrits par d'in gents médecins.
En revanche, les pharmaciens- sont, en général, opposés à l'emploi des simples du pays. Car ces ren ont un grand tort à leurs yeux : ils ne coûtent rie presque rien.
Combien ces pharmaciens seraient mieux avisés étudiaient au contraire ces simples si efficaces, essayaient d'en extraire les alcaloïdes ou les principes dicinaux actifs, et s'ils dotaient ainsi la thérapeutiqi nouvelles armes pour le grand bien de l'humanité !
11 serait temps de faire ce travail, car les traditio perdent. L'esclavage a disparu depuis longtemps, et nous éloignons de plus en plus de l'état de natui l'instinct guérisseur se manifestait dans son intégrit
Les plantes sont toujours là, A profusion elles cou le sol de la Réunion qui, avec ses climats différent contient presque toutes.
Mais bientôt nous ne saurons plus nous en servir, tant que les rares possesseurs des traditions se mor aujourd'hui jaloux de leur science et la transmetten
120 LA RÉCNION
ficilement, les uns pour conserver seuls le cette sorte d'héritage, les autres par crainte d q^ui, grâce aux progrès de la civilisation, p poursuivre pour exercice illégal de la médec
Nous avons pensé faire œuvre utile et recueillant à l'occasion de l'Exposition de nous avons pu apprendre de ces recettes pj l'île de la Réunion. Nous n'avons bien enteni celles d'une efficacité incontestée.
Enfin pour mettre sous les yeux du puhl des intéressés, — les médecins et pharmacier — les plantes elles-mêmes, nous avons obte tituteur de Saint-Paul qu'il consacrât ses vaci à recueillir ces plantes médicinales, et ell l'Exposition sur des tableaux confectionnés p chemann a accompli cette tâche parfois dil jours délicate, avec un dévouement que nous un devoir de signaler ici.
Bien souvent, on voit à grand fracas anno journaux un nouveau remède destiné surto celui qui l'exploite.
C'est toute une série de remèdes nouvea indiquons avec toutes les données nA;ess exposition spéciale des plantes elles-mêmes, s'appliquent aux -maladies réputées les pli guérir, et ils ont fait leurs preuves dans la li ladies contagieuses, l'éléphantiasis, le cro typhoïde, la dysenterie, l'influenza, la vario d'AIep, etc., etc.
11 nous reste à souhaiter que cet effort ne rile, qu'il soit une indication précieuse pou et la pharmacie officielles, et qu'il soit ex] même désintéressement.
L'Exposition coloniale de Tîle de la Réunion comprend 142 tableaux de plantes médicinales et des échantillons sont à la disposition de tous les intéressés \
N® 1. — AmbaHlle, Seneci ambavilla.
Guérit les enflures des enfants qui ont pris du mauvais lait, par des bains tièdes de décoction de cœurs mêlés à l'écorce du boisjaune> n© 78.
N<^ 2. — Acmella. Spilanthus acmella.
Employé en tisane,* combat la lièvre jaune; le mal de bouche (gencives décolorées) par la mastication d'une poignée de feuilles.
N**3. — Andrèze. Celtis madagascariensis.
Guérit le croup par gargarisme d'écorce pilée et mêlée à quelques cœurs de framboisier, n^ 98, cœurs de bois de gfitulette, n° 15, et cœurs de chandelle, n» 6, le tout infusé dans un litre d'eau pendant une heure. Le marc sert de cataplasme.
Guérit le croup par gargarisme, tisane de cœurs et d'écorce, une cuillerée de charbon d'andrèze par verre.
Sert de dentifrice par charbon d'écorce en poudre très fine.
Guérit la dysenterie chronique par la tisane et lavement d'écorce de cœurs et de charbon d'andrèze..
Guérit les aigreurs d'estomac par une cuillerée de charbon pilé.
N** 4. — Affouche, Ficus cordata.
Guérit les maux de reins par le moyen d'une ceinture de racine formant plusieurs nœuds (n° 7).
1. Notons une coïncidence intéressante et rassurante : Certaines plantes de la Réunion sont en même temps des plantes des pays d'Europe et font partie de la phà^rmacopée officielle. Dans la médecine des Noirs, elles sont indiquées pour les mêmes emplois que dans la médecine ofiScielle. Citons ripéca, le semen-contra, le chou, le gingembre, le girofle, le datura, l'oignon, la capillaire, etc., etc.
Donne du lait aux nourrices par la tisane de cœurs.
N*' 5. — Embrevade, Cajanus flavus.
Combat la diarrhée des enfants par lavement de décoction de feuilles ; la diarrhée des varioleux par lavement de décoction de feuilles et une cuillerée de charbon d'andrèze, n° 3 ; les maux de dents par gargarisme avec décoction de feuilles.
N® 6. — Bancoulier. Aburite tribola.
Soulage les rhumatismes, si l'on applique sur l'endroit malade d«» feuilles chauffées au fer.
Guérit les maux de tête par compresses de feuilles froides. Teint les tissus en noir par une forte décoction d'écorce.
N® 7. — Bananier. Musa,
Guérit de la cholérine par la tisane de trois cœurs en formation (trois verres dans la journée).
Combat l'hématurie dans la fièvre jaune par la tisane de racine et celle de litchi, n** 41.
N** 8. — Bois amer. Carissa xylopicron.
Guérit le catarrhe du cerveau par des prises de la poudre mêlée à du sucre en parties égales.
Guérit la fièvre typhoïde par de la râpure infusée dans un litre de tisane préparée avec des feuilles de bois de pintade (un verre toutes les 2 heures).
N** 9. — Bois cassant, Cacalia flexiosa.
S'emploie pour le catarrhe pulmonaire, si l'on fumé des cigarettes avec des feuilles séchées à l'ombre et mélangées à celle du faham , n** 29. Rend la chaleur au corps si l'on prend une décoction tiède après l'accès de fièvre.
N^ 10. — Poivrier. Bois de chandelle. Dracœna tisselata.
Guérit le rhume de poitrine par sirop de pousses mêlées à liane pistache marronne, n** 56; s*emploie pour les entorses, foulures, etc., par cataplasmes de feuilles tendres écrasées avec du safran, n° 62.
N** 11. — Grenadier. Punica granatum.
Fort astringent en décoction de racine ou d'écorce.
Guérit du ver solitaire par une infusion à froid des racines pilées préparées la veille.
Guéirit la dysenterie par la décoction de racines ou de fruits avec riz grillé et gouyavier, n** 31.
Guérit le mal de gorge par gargarismes avec décoction d'écorce ou de fruit.
N** 12. — Benjoin, Terminalia màuritiana.
Guérit le catarrhe du cerveau par aspiration de la vapeur d'une décoction d'écorce.
Guérit les enrouements par gargarisme avec décoction de l'écorce et si l'on fume l'écorce séchée à l'ombre.
Guérit les pleurésies par décoction avec de la suie (noir de fumée) et du sel.
N"* 13. — Bois de bombarde, Mithridatea,
Guérit l'aménorrhée par décoction d'écorce mêlée à celle de quivi, n^ 58, pour un litre.
N<* 14. — Ronce, Rubus borbonicus.
Préserve de la fièvre, paludéenne, si l*on prend matin et soir une cuillerée de la poudre dans du vin.
Guérit de la fièvre par une infusion de râpure aux heures d'accès.
N® 15. — Bois de gaulette, Cupania alternifolia.
Guérit les écoulements par une décoction d'écorce pour bains, injections et boisson.
Guérit les niënies maladies (plaies) par décoction lotions et par lapplication de la poudre faite avec l'éco
N" 16. — Belle-de-Nuit. Mirabilis jala^
Guérit les rétentions d'urine par cataplasme sur des feuilles écrasées, par tisane de racine. Enlève les internes ou des plaies par cataplasme de feuilles b
N" 17. — Bois de chenille. Clerodendrum heti
Préserve de la ttëvre paludéenne et la guérit par inf rhum (1 verre avant le repas).
Combat l'accès jaune et remplace avantageusement décoction prise au moment de l'accès.
N° 18. — Bois de fer. Stderoxylon borbt
Guérit le charbon par décoction dans un litre d'écorce mêlée aux feuilles d'indigo, n" 37, racine fleai croc-de-chien, n" 25, feuilles lingue, n" 39, cœurs d'à (à prendre dans les 24 heures).
N" 19. — Bois de demoiselle. Kirganelia
Guérit la dysenterie chronique par décoction de 3( dans un litre de vin de Provence (3 verres dans les 24
N" 20. — Bois noir. Mimosa Lebbei
Combat les plaies récentes (coupures, etc.) par ui de feuilles piléesavec du sel.
Teint en noir les tissus par une forte décoction d'éci
N" 21. — Capillaire. AUanthum capillus-
Combat le catarrhe pulmonaire par tisane adouci brûlé; la dingue (fièvre et influenza) par sirop a( tisane de citronnelle tiède, n" 90.
PLANTES MEDICINALES
^olle-colle. Siegesbeckia orienta
ies de la peau, du genre lèpre, les
- Chiendent. Cynodon luneare.
; d'Aye (papillon nocturne dangereux n et application d'une petite quantité de façon que le jus pénètre.
N" 24. — Café.Coffea.
ternicieux par forte décoction d'une et fraîches, écrasées pour boisson, ns d'urine par décoction de 7 grains
Croc-de-Chien . Smilax ancepi
it par un fort sirop de racines.
ns de poitrine par sirop de racines
■rbe à bouc, n°35.
Filao. Casuarina equisetifolia I blanches par injections froides de
.noir par forte décoction d'écorce.
eur jaune. Hypericum lanceola
les par sirop composé de bonne '29, ambaville, n" 1, racine lingue, r e-colle, n" 22, fumeterre, n" 28, poi ang par infusion de fleurs; les irr m de racines.
N° 28, — Fumeterre. Fumaria officù
Guérit les enflures des enfants par un airop de f« mêlées à feuilles de colle-colle, n°
N" 29. — Faham . Agisecum fragra
Combat l'asthme par cigarettes de feuilles séch mêlées à celles de bois cassant, n'O; par décocti< adoucie avec sirop de violette.
Combat le catarrhe pulmonaire par boiRson de laii feuilles et du safran, n" 62; l'influenza par tisane chau
N° 30. — Girofle. Caryophyllus aromi
Conserve et donne bon goût aux viandes préparées tion des baies séchées et écrasées.
N" 31. — Gouyavier . Psidium pomift
Combat la cholérine par lavements de décoction pituite par gargarisme de décoction de cœurs mêlés framboisier, n" 98.
N" 32. — Gingembre. Zinziber o/jîcin
Combat les accès de fièvre pernicieux par frictio corps d'un Uniment de racines pîlées et mêlées a de l'
N" 33, — Herbe dure. Sida parvifo
Combat la diarrhée des enfants par tisane de racin blanc, guérit les plaies, coupures récentes par i feuilles vertes pilées.
N" 34. — Herbe de poison. Datura strai
Combat les coliques néphrétiques par le moyen d mis à nu et souvent renouvelés de feuilles écrasées e
la graisse récente ; les rhumes de poitrine par frictions, sur le cou et la poitrine, de feuilles cuites dans de la graisse.
N® 35. — Herbe à bouc, Ageratum conizoidea,
Gom bat les abcès froids par application de feuilles écrasées et arrosées de vin de Provence ; les catarrhes par application sur la tête de feuilles pilées et passées au vinaigre chaud; les incarnations d'ongles par application en compresses du jus des feuilles écrasées.
N*" 36. — Jean-Robert. Euphorbia hypericifolia.
Combat la diarrhée persistante des enfants par lavement de décoction de feuilles et de .branches, par tisane de racines avec du riz blanc grillé. Combat la dysenterie chronique par décoction très forte pour unique boisson.
N*^ 37. — Souveraine, Indigo sauvage. Cassis occidentalis.
Combat les abcès au sein par une application de feuilles chauffées et huilées ; la fièvre paludéenne par une infusion de racines dans un litre d'eau froide pour boisson : la fièvre par décoction de deux bonnes poignées de feuilles, salées (à prendre 3 fois par jour).
N® 38. — Hérisson blanc, Triompheta glandulosa.
Combat les coliques des enfants par cataplasme sur le ventre et lavements de la décoction des feuilles; la dysenterie aiguë par bains de siège de décoction de feuilles avec les fleurs d'hibiscus.
N<* 39. — Mussaenda arcuata.
Purgatif excellent, les racines employées en sirop pour le carreau, le charbon, les maladies contagieuses.
Dépuratif en sirop, quelques racines mêlées à racines colle-colle, n<* 22, racine et pied d'herbe à bouc, n** 35.
N** 40. — Liane jaune . Danaïs fragrans.
Guérit les dartres par friction avec le latex mêlé à celui de chardon, n**96, pignon d'Inde, no 54, et poudre de chasse. Diurétique excellent: décoction de liane écrasée.
N*^ 41. — Litchi, Euphoria litchi.
Fait disparaître l'action de la lièvre jaune sur la vessie par décoction de racine, avec racine de bananier, n^. 7.
Rafraîchissant et diurétique excellent par décoction de racine.
N® 42. — Liane sans feuilles, Sacastema mauritiana.
Combat les crachements de sang par forte décoction d'une poignée écrasée dans un litre et demi d'eau froide et à intervalle de 8 heures.
N^ 43. — Mourongue, Moringa pterigosperma ,
Guérit le catarrhe pulmonaire et l'asthme par infusion chaude, pour bains de pieds, d'une poignée de racines écrasées (à renou- Teler toutes les heures).
Sinapisme très puissant par les racines pilées et arrosées de vinaigre.
N** 44. — Sensitive, Pudica^mimosa.
Guérit les maux de dents par gargarismes avec la décoction de
racines.
Procure un sommeil paisible par tisane sucrée de racine prise le soir avant de se coucher.
N<* 45. — Losteau ou Ousteau. Antirhœa borbonica.
Guérit les abcès froids en suppuration par des injections froides <ie décoction de feuilles dans la plaie.
Guérit la danse de Saint-Guy par tisane d'écorce, mêlée à du bois cassant, n^9.
Guérit l'ozène par des prises de la poudre faite avec des feuilles et mêlée à du camphre.
N** 46. — Patte de poule. Dottalia aculeata.
Bonifie le rhum, par infusion des feuilles ; combat les plaies et les contusions par application de feuilles écrasées avec du sel et du safran, no 62 ; les fluxions de poitrine, si on absorbe une cuillerée à bouche de jus extrait de feuilles vertes pilées (2 fois par jour) et si l'on prend un sirop fait avec les feuilles, celles de colle-colle, n° 22, et d'herbe à bouc, n° 35.
N*^ 47. — Persicaire . Polygonum servatum.
Guérit les maux d'estomac par infusion de feuilles. ^ Guérit les douleurs au creux de l'estomac par une infusion de feuilles séchées à l'ombre.
\o 48^ — Patte de lézard, Lycopendium indulum.
Combat la diarrhée des enfants par tisane avec du riz blanc. Sirop dépuratif léger pour les enfants avec bonne poignée de liane.
N^ 49. — Pourpier rouge, Portulaca oleracea.
Combat la péritonite par cataplasme des tiges et des feuilles écrasées et mêlées à parties égales de bouse de vache. Vermifuge.
N^ 50. — Pissat de chien, Planisia vixosia.
Combat les maladies contagieuses, flueurs blanches, l'ozène.
N*^ 51. — Petit tamarin blanc» Curanelli,
Combat la dysenterie légère par tisane avec du riz blanc grillé.
N** 52. — Patates à Durand.
Combat les crampes et contractui^es par bains de feuilles avec celles du datura, n** 34, et lingue, no 39; les douleurs de basventre chez les femmes et les jeunes filles par cataplasmes de feuilles bouillies.
N^' 53. — Papayer. Carica papaya.
Le lait extrait des fruits est un vermifuge excellent, et les racines pilées et arrosées de vinaigre sont un bon sinapisme.
N** 54. — Pignon d*Incle, Jatropha ciircas.
Accélère l'ouverture des abcès en formation de pus par cataplasmes de pousses nouvelles bouillies et refroidies, combat les. retranchements d'urine par décoction de quelques gousses pour tisane (une tasse).
N° 55. — PoC'poc. Phipalis tomentosa.
Guérit les rhumatismes par des frictions avec les feuilles écrasées mêlées à celles de patte de poule, n® 46, et gingembre, n° 32^ arrosées de vinaigre. ^
N® 56. — Pistache marronne, Desjnodium exopitosum.
Combat le catarrhe pulmonaire par sirop de quelques pieds avec
racines de réglisse et racines cascavelle, n° 104; les crachements
de sang par tisane froide safranée de feuilles et de racines ; la fièvre
jaune par cataplasmes sur le bas-ventre, de feuilles pilées avec du
el, humectées.
N® 57. — Camphrier, Laurus camphora officinarum.
Combat la danse de Saint-Guy par bains de forte décoction de feuilles.
Prévient les accès de fièvre par tisane d'écorce.
N® 58. — Quwî. Quisivia ovata.
Guérit les suppressions ou irrégularités des règles par décoction de bois avec une branche d'absinthe et une racine de safran marron, no 63.
No 59. — Romarin. Romarinus ofjicinalis.
Combat les abcès en formation par cérat fait avec les feuilles.
^0 60. — Rougette. Euphorhia thymifolia.
Combat la dysenterie partisane (1 pied avec du riz blanc grillé). Astringent remarquable, décoction de feuilles et racines.
N^ 61. — Rose arrière. Vinca rosea alba.
Guérit les abcès froids en suppuration par injection dans la plaie d'une décoction refroidie de feuilles et par cataplasme de feuilles pilées .
Guérit la gale par décoction forte pour bains.
N® 62. — ^ Safran. Cùcurma longo»
Guérit les abcès en formation par une application de racine écrasée avec du persil et du sel.
Guérit les rhumes de poitrine par infusion dans du lait d'une racine écrasée matin et soir.
N^ 63. — Safran marron. Canna indica.
Guérit les écoulements par décoction de 3 racines et 3 morceaux de bois de maman, n° 69, 3 morceaux racine litchi, n° 41, 3 morceaux calumet papayer, no 53, pour un litre en un jour.
No 64. — Saint' André. Pycthuni indicam.
S'emploie pour les contusions par application de cataplasmes.
feuilles pilées avec du sel ; pour les abcès au de cataplasmes, feuilles pilées avec du set.
N" 65. — Tombé. Herbe de mouche. .
Guérit la goutte par bains tièdes deux fois p; décoction de pieds, feuilles et racines.
Guérit la grippe par décoction de feuilles « ■en tisane, avant de ae coucher.
N" 66. — Vétiver. Anatherum j
Combat la suppression des règles par tl:
avant, et chaque jour d'une décoction sucrée di
N' 67. — Eucalyptus. Eucalyptu
Prévient la fièvre par dissolution dans 30 gr. gomme, extraite de l'arbre. 10 gouttes le matir
iS» 68, — Vavangue. Vaiiguerii
Combat les maux de reins jfar bains de siège de feuilles.
Astringent très bon par décoction de feuilles
N" 69. — Bois de maman. Petit Cann
horbonica ,
Diurétique et rafraîchissant de premier c d'écorce de bois ou de racine.
N" 70. — Change écorce (petit), Aphl
Guérit les dérangements d'estomac chez U tisane bien sucrée d'une petite poignée de feui tasse).