‹ Notice sur la RéunionChapitre 16 sur 82 · THÉ · texte numérisé non relu

THÉ

Le thé a été introduit depuis de longues années à la Réunion par M. Bernier, croit-on. La variété introduite, K3xcellente, provenait de Java, où, très probablement, elle avait été importée de Chine.

Les premiers essais de culture furent faits à Saint-Leu, «ur la propriété de M. de Chateauvieux : quelques essais de préparation des feuilles avaient donné d'assez bons résultats, et on ne sait pour quelles raisons cette intéressante tentative fut abandonnée .

Le thé, en effet, pousse à la Réunion avec la plus grande facilité; le sol siliceux de ce pays lui convient à mer- -veille ; c'est aussi une plante qui résiste admirablement

au vent, et c'est là une qualité précieuse d exposé aux cyclones.

De nouvelles tentatives pour introduire à 1 culture et la préparation du thé furent faites le Crédit Foncier colonial. Cette Société mission à l'île de Ceylan un inspecteur-adjoin XI. Boutilly, pour y étudier sur place la cultii paration du thé.

Cet agent, chargé de la direction du.serv de la Société, rapporta à la Réunion des grain à thé cultivé à Ceylan ; c'est la variété di d'Assam «.

Des plantations furent alors entreprises sii sur diverses propriétés de la Société; la pren- Paul, sur le domaine de Bernica, avec la ve existant déjà dans le pays; la seconde à Sa sur le domaine de Baril, avec les semences n Ceylan par M. Boutilly.

C'est en 1899 seulement, que le Crédit Fon put entreprendre des essais de préparation.

Faute d'un bon préparateur, ceux qui fui Bernica ne donnèrent que des résultats médio l'excellente qualité des feuilles récoltées; rtia se propose de remédier bientôt à cet état d faisant venir de Chine ou de Ceylan un prépar

On trouvera dans la collection des objets la Société au Trocadéro un échantillon du i Bernica.

A Baril, on fut plus heureux ; on eut la chau la main sur un préparateur expérimenté, un déjà préparé du thé dans l'Inde, et on pour CH examinant les produits exposés au Tro ceux-ci ne laissent rien à désirer sous le do

INILLE, THÉ, CULTUhES DIVERSES 115

ît de la préparation. Ces premiers produits jés entièrement à la main, mais cette fabrip coûteuse pour une entreprise industrielle; t Foncier colonial vient-il de faire venir de ichines spéciales pour rouler et torréfier les lachines sont actuellement en voie d'instal-

îF de même à Bernica, dès qu'on aura mis la on préparateur.

I se posera alors'de savoir laquelle des deux viendra le mieux de cultiver ; cela dépendra les débouchés qui pourront s'offrir, 11 est chacune des variétés pourra rencontrer des rs. les uns préférant le thé parfumé et léger e Chine, les autres le thé fort et chargé de iriété dite a hybride d'Assam ».

ie actuellement plantée sur les propiiétés.

cîer colonial s'élève à 13 hectares; elle est oissement;niais la récolte des feuilles exige jvre assez abondante, et Tobstacle à l'extenture du thé à la Réunion proviendra probainque de bras, à moins que le Gouvernement olonie, ce qui est très faisable, un recrutede travailleurs.

A. DOLABABATZ,

lur du Crédil Concier colonial, agenrc da la RéunioD.

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