au surveillant
480 au portier.
fois chef et sous-ordre). Il cumule du reste les fonctions administratives avec celles d'économe, car il est aussi chargé de la recette et de la dépense, du recouvrement des deniers, de la caisse et de la comptabilité, ainsi que de Tachât des aliments.
L'ordonnance règle aussi d'une façon très minutieuse le service des professeurs, celui du surveillant des élèves et du portier, la composition du . trousseau, l'emploi du temps de chaque jour, le régime disciplinaire, qui consiste dans « la privation de récréations et de promenades, » les réprimandes publiques, les pensums, les annota- » tions humiliantes en classe, enfin les arrêts, la prison, » le cachot et le renvoi du collège^ ».
Le prix de la rétribution est fixé à 19 piastres pour les pensionnaires, 12 piastres pour les demi-pensionnaires, et 6 piastres pour les externes.
La même ordonnance pourvoyait aux divers emplois. Etaient nommés : directeur du collège, M. Maingard, colonel d'artillerie ; proviseur, M. Duhau; — professeurs : de mathématiques, M. Wetzel; de rhétorique, M. Albran; d'humanités, MM. Rabany et Jamin; maître de lecture, M. Regnaud; surveillant des élèves, M. Vignaux.
L'ouverture des cours se fit solennellement le 7 janvier 1819, dans l'ancien collège de l'abbé Bellon, devenu propriété de la colonie. Des bâtiments existant à cette époque, un seul a survécu, celui qui sert d'annexé au grand lycée.
1. Notons la distinction faite entre la prison et le cachot : les élèves, même externes, punis du cachot, ne pouvaient recevoir comme aliments -que du pain et de Teau.
ÎEHVICE DE L ISSTHUCTION PUBLIQUE 157