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LE COLLÈGE HOVAL DE 1819 A

;e ouvert le 7 janvier 1819 avec 25 élèves ois mois après, 46 élèves, savoir: 11 pen- 12 demi-pensionnaires et 23 externes.

: difliciilté, pour l'avenir du collège, consis-

recrutement du personnel; elle se fit sentir it. Moins de six mois après l'ouverture desiiin 1819, Albran, professeur de rhétorique, (lissement pour aller chercher fortune à Maprès plusieurs voyages, il mourut à Saintei23. Un mois après son départ, Wetzel dut •"rance pour raison de santé; il fut remplacé

absence par l'ingénieur Petit de la Rhodière. rès l'ouverture du collège, au mois de janclata une épidémie de choléra qui durajusde mai, et pendant laquelle le collège dut être

llet de cette année 1820 , le gouverneur Mirée une commission d'instruction publique

de surveiller toutes les maisons d'enseigneques et privées ; 2" de contrôler les prorèglements de ces maisons ; 3° de déterminer les écoles et les limites de l'enseignement qui

donné; 4" d'examiner les personnes qui se IX fonctions de l'enseignement, public ou 1 commission comprenait : l'officier d'étatus élevé en grade, le procureur général, le ! de- la marine, le préfet apostolique, l'ingéef, le maire de Saint-Denis et le principal du

Le successeur de Miiius, Desaulses de Freycinet, jugea nécessaire de réunir en un seul acte les divers réglementa relatifs à l'instruction publique, et l'ordonnance du 28 juillet 1821, sans rien changer aux attributions de la commission d'instruction publique, en modifie la composition (litre i") : elle comprend désormais neuf membres à la nomination du gouverneur, parmi lesquels il y aura au moins deux pères de famille domiciliés dans la colonie; le préfet apostolique en sera membre de droit, et le proviseur du collège en fera partie, « mais il n'y aura que voix consultative dans les matières auxquelles pourra s'appliquer directement l'intérêt du collège ». Il remplit les fonctions de secrétaire. — Le proviseur était mieux traité dans l'ordonnance du 1»'' juillet 1820, qui faisait de lui l'égal des autres membres de la commission.

Le titre II est relatif au collège royal : le proviseur administre l'établissement sous la surveillance du président de la commission (il n'est plus sous les ordres du directeur du collège, emploi supprimé; il y a là un progrès). — Il peut cumuler ses fonctions avec celles de professeur et reçoit alors un supplément de traitement. — Il est interdit aux professeurs de donner des leçons dans les autres établissements d'instruction, « excepté dans ceux de demoiselles » et sous l'approbation de la commission. Le titre II règle aussi les détails de la comptabilité du collège, autorise la création de bourses communales et donne mandata la commission de préparer un règlement intérieur.

Les titres III, IV, V et VI ont trait surtout à l'enseignement libre et à des mesures d'ordre général.

Constatons, à propos de cette ordonnance, qu'elle a été prise surtout dans le but de faire reposer, autant que possible, l'instruction publique sur les bases des règle-

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ments de la métropole : la commission a sensiblement les attributions conférées en France à cette époque aux conseils académiques; — le collège possédait son autonomie financière, il marchait avec ses ressources propres augmentées d'une dotation fixée annuellement par le gouverneur^; une ordonnance du 15 décembre 1821* fixe cette dotation à 8,000 fr. pour l'année 1822.

En 1827, une ordonnance du 6 avril vient modifier complètement la comptabilité du collège, qui est désormais confiée au receveur principal des contributions. Pourquoi ce changement qui ne se comprend guère? L'ordonnance ne le dit pas, et les archives du lycée ne remontent pas à cette époque.

Le plus ancien registre qui existe est celui des délibérations du conseil d'administration du collège, commencé le 1" mai 1829.

Le conseil d'administration (composé du maire de Saint-Denis, du préfet apostolique, du proviseur et d'un professeur) étant chargé d'établir le palmarès, nous voyons parmi les lauréats de 1829 les noms de Théodore Drouet, d'Emile Trouette, de Pierre Legras, de Désiré Barquisseau, de Louis Le Siner, etc. Nous reviendrons sur quelques-uns de ces noms.

Le premier budget du collège qqi existe est celui de l'année 1831, délibéré en conseil d'administration le 8 décembre 1831.

Il en résulte que le collège avait besoin, en 1831, d'une subvention de 15,468 fr. 15. — Cette subvention est aujourd'hui de 217,000 fr., en chiff'res ronds.

1. Ce système^ le meilleur de tx)us, fut supprimé, comme on le verra^ en 1827. Il a été enfin rétabli, après soixante-dix ans, par le décret du 7 novembre 1896.

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