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SERVICE DE L INSTRUCTION PUHLIQUE

an 1871, les Frères ont-ils réussi à s'emparer de de l'enseignement dans l'Ile entière? En prémaîtres aptes à le donner. On reconnaît si ;st là le point important, qu'on vient nous decontinuer à leur noviciat l'appui qui lui a été îqu'ici. On forme ainsi des maîtres dans le , ce qui entraine à moins de frais et donne un :onvenant beaucoup mieux au milieu où il doit lis si cela est vrai et juste, qu'on me permette •er de l'argument pour demander au Conseil ux qui se destinent à l'enseignement soient lecourus, et qu'on ne continue pas, en renoute sollicité, à constituer un privilège en faveur portent une rohe, soumis comme congrégae règle spéciale, et dans l'esprit desquels, iiille ou non, priment les considérations con- Ayons donc, au lieu d'une sorte de séminaire, Lormale comme celles qui fonctionnent en ont on a tant à se louer pour la préparation istituteurs.

ionc déjà déposé une proposition dans ce sens, 1 ne venait de décider qu'un inspecteur mobile indé à la métropole pour procéder à une inslérale des écoles de l'île et nous dire ensuite viendrait de faire pour en assurer le bon fonc-

passait, nous le répétons, dans la

sur mobile demandé se fit beaucoup attendre, ! fut envoyé qu'en 1873. En attendant, les para création d'une école normale reprirent la Brunet un peu amendée, ïeil pourrait décider, dit M. le D' Herland, en

faveur du recrutement du personnel enst d'un professeur spécial de la métropole, < la tête d'une école primaire supérieure annexé un cours pour les maîtres primai tenir au courant des méthodes pédagog leures. n

C'était demander la création d'une écc comme il en a existé quelques-unes d'ailleurs n'ont rien donné et ne pouvaii

La proposition ne fut pas adoptée, ce qi point de vue du service. Mais cette idée crutement n'est point pour cela abandon tisans. Le D' Herland revient à la char^ modifie sa proposition antérieure et dem d'une Ecole normale dont la direction si inspecteur, lequel serait en même tem surveillance des écoles.

La proposition énergiquement appuyée et Cil. Brunet rencontre de nombreux pa une motion de M. Drouhet elle est aj moment où l'inspecteur mobile, qu'on pourra faire connaître son avis sur l'oi meilleur fonctionnement de cette école.

Cet inspecteur arrive à la fin de 1873 aux écoles dans l'Ile, voici comment il s'e

« Les écoles laïques sont faibles, mai étonner? Où les maîtres qui les dirigent parés? Sans doute, ils ont subi les épreu^ tion du brevet, mais si l'examen atteste coRjiaissances plus ou moins grandes, il touchant l'art d'enseigner. Le service assuré, et il ne peutl'être qu'àla conditioi

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S soient préparés à leur mission comme ils le

ince par une école normale.

réation est possible sans qu'il en coûte trop à

en plaçant cet établissement à la campagne, les maîtres aient en même temps que le goiit gnement celui du travail rural auquel doit ;r plus lard la presque totalité de leurs élèves. » it alors qu'avec une subvention de 3 ou 4,000 fr. >ssible de tenter un essai profitable ; c'était une lis l'important, dans son esprit, c'était que l'on itative. Sa proposition n'eut pas cette faveur, ation la garda pour elle, et ce fut tout.

Conseil général tenait à son idée, et en oc- , sur le remarquable rapport de M. Eraart jourd'hui substitut du procureur général à s, la création d'un cours normal fut décidée, neur de cette proposition :

imme annuelle de 6,000 fr. est mise à la dise l'administration coloniale pendant trois ans affectée à des bourses, dont la dépense maxilelle ne dépassera pas 600 fr. Ce cours sera collège de Saint-Paul; un professeur spécial ent de 4,000 fr. sera demandé en France pour K élèves maîtres des leçons de pédagogie, n obtenu, on aurait pu supposer que la métropole mpressée d'envoyer le maître demandé. Pas du nnées 1875 et 1876 se passent sans que ce pro- [•ive. En présence de ces lenteurs, voulues ou !irtisans du maintien de la subvention au no- [^rères se crurent autorisés à demander la supu crédit voté pour la création du cours normal, nseil rejeta cette proposition, et pour bien man intention, il renouvela son vote pour l'année

1878. Entre temps, trois boursiers avaient été reçus au collège Saint-Paul comme élèves maîtres. Enfin, en 1878, le professeur demandé arriva. C'était un M. Fusch, muiîi du diplôme de Cluny, ce qui n'était peut-être pas ce qui convenait, et dès lors le cours normal fut organisé et fonctionna. Aussi les crédits pour 1879 furent alloués sans discussion aucune.

On ne s'attendait guère après cela qu'au cours de la session de 1879, l'existence de la nouvelle création serait mise en question au Conseil général. C'est pourtant ce qui eut lieu.

L'administration, qui n'avait pas, disait-elle, constaté de résultats appréciables, était favorable à la suppression du cours. D'ailleurs les candidats faisaientdéfaut, assurait-on: Eh oui! les candidats venaient peu, mais cela tenait à la campagne menée par les partisans des Frères. Ceux-ci sentaient parfaitement que le bon fonctionnement du cours était le plus rude coup porté au monopole congréganiste. Il fallait donc que l'essai échouât, et l'on travaillait ferme dans ce but. Voilà pourquoi les candidats étaientsi rares. Alaîs le Conseil général, était bien décidé à ne pas renoncera son projet. « On n'a pas réussi à Saint-Paul, disait-on, soit; mais Ton doit essayer ailleurs et prendre d'autres moyens. »I1 fut alorsdécidê que le cours pour le maintien duquel 10,000 fr. étaient votés, serait annexé au lycée. Si l'intention était bonne, l'idée n'était pas heureuse. Le lycée était bien la place où il convenait le moins qu'on mit le cours. Malgré cela, l'on s'arrêta à cette décision. Un vice-recteur de l'ile, M. Antoine, alla plus loin : il proposa de transformer le cours en école normale, mais toujours comme annexe du lycée. La pensée de faire vivre une école normale comme annexe d'un lycée est aussi extraordinaire que peu pratique. Cette erreur pédagogique et

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administrative ne devait pas être épargnée à la colonie. De bons universitaires, bien intentionnés, comme M. le sénateur Drouhet, protestèrent' vivement contre ce projet qui enfin fut ajourné.

Mais celui de créer une école normale fut plus que jamais à Tordre du jour. Un conseiller général, M. Camille Jacob de Cordemoy, après discussion, proposa d'accueillir les conclusions du rapport du vice-recteur tendant à la création d'une école normale, mais d'installer cette école dans un local spécial que la ville de Saint-Denis avait bâti pour y recevoir une école primaire supérieure centrale, et, complétant sa proposition, il demandait que le futur établissement put recevoir en même temps des élèves maîtres et des élèves maîtresses, car pour être logique, ajoutait-il, c'est par la laïcisation des écoles de filles qu'il faudrait commencer.

On parlait pour la première fois de la nécessité de former des institutrices laïques, ce fut la seule. Aux colonies, comme dans la métropole, on est surtout préoccupé de ce qui concerce l'instruction des garçons, ce qui regarde la jeune fille viendra plus tard; or, la jeune fille devant un jour être mère de famille, étant, de fait, la première institutrice au foyer domestique, c'est par elle qu'il aurait fallu commencer; mais il ne faut pas nous demander d'être toujours conséquents et pratiques; ce n'est point par ce côté que nous brillons, il faut en convenir et n'avoir pas peur de le dire.

Pour en revenir à la création de l'école normale, on se trouvait au cours de cette session du Conseil général dans des conditions favorables pour aboutir. Le Ministre des colonies partageait la façon de voir de ceux qui désiraient cette création. « L'instruction laïque, dïsait-il, dans une dépêche, est la conséquence des principes libéraux dont

s'inspire le Gouvernement de la Républiqut intérêt à ce que le personnel des futures laïque, et que ce personnel soit recruté et I population locale elle-même. » La propositior école normale fut donc adoptée.

Toutes ces décisions constituaient des proj de pratique n'en était encore sorti, et l'on st jours en présence du noviciat qui fonctionn sait des maîtres. Ces Messieurs saisiren l'occasion de ces retards pour faire savoir arrivés à Texpiration du traité qu'ils avaient f avec la colonie, et ils demandaient si l'admin disposée à le renouveler: Dans ce cas, ils fa qu'ils ne pourraient consentir au renou contrat qu'aux conditions suivantes,:

1° Le maintien du traitement de 3,300 fi frère visiteur.

2" Une augmentation de 135 fr. pour cha' enseignait, soit au total 10,000 fr,

3° Les frais de passage, à l'aller et au re tés par la colonie pour chaque Frère.

4" Enfin les gages des domestiques attac sons des Frères payés par le budget local.

Si l'on refusait d'acquiescer à ces conditio se verraient dans l'obligation de se retirer, qu'ils désiraient être p/omptement fixés.

Le retrait des Frères, c'était la fermeture l'île. Le Conseil général effrayé par une tell s'exécuta, malgré ses votes pour la créatio normale, et malgré tous les efforts du chef l'Instruction pour faire rejeter un semblât Les congréganistes, habiles, comme tou^ venits dicter leur conditions au moment op

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