XXIV. Le ciKQuE
CHEMIN DE FEU ET POIIT I>E LA HÉl.*>"IOX 193
Aussi, tandis que sur tout le parcours de ces courants atiricns, la tenue des rades est diflicile et précaire, la région comprise entre le cap Bernard et le cap La Hoiissayc, et où se trouvent Saint-Paul et la Poînte-deH-Galets, n'épronve-t-elle pendant la saison des alizés que des brises do remous, généralement légères, variant du sud-onest au nord-est.
Cotte partie de l'île n'est pas moins iavori,séc au point de vue des cyclones de la saison d'Iiivernage. Kn effet, ces dangereux météores attaquent presipie toujours l'île par Test-nord-est. C'est à Sainte-Rose qu'on en ressent les premières atteintes. Comme avec les vents généraux, les massifs montagneux, jouent, cette fols encore, le rôle d'écran protecteur pour la région de Saint-Paul et de la Pointe-des-(;alets, presque diamétralement oi)i)osée à celle de Sainte-Rose.
Les cyclones n'y arrivent donc qu'avec une intensité afTaiblie. Do pliis, ce n'est que douze à dix-huit heures après avoir touché Sainte-Rose, que les premiers i'rémissements se font sentir ii la Pointe-des-(ïalets. On y pont donc, grâce au télégraphe, être prévenu à l'avance, et on a devant soi un temps suflisant pour atténuer les elfets de l'ouragan.
L'étude du terrain, faite au moyen de puits de 1 mètre de section, descendus à 8 mètres au-dessous du niveau de la mer, ne laissait pas de doute sur sa composition. C'était un amas de matériaux en onire confus, tantôt volumineux, tantôt impalpables, sables, graviers et galets, recoupés par quelques minces couches de tuf argileux et de cendres volcaniques agglutinées.
Plus on s'avan»;ait vers le nord, plus on rencontrait dos terrains d'un déblai facile. On fut ainsi amené h s'arrêter au pied des dnncs'qtii limitent la plaine de ce côté.
194 LA RKLS10>'
L'axe de l'entrée ae trouva placé à Poînte-dcs-Galets au nord, et au sud à 1 de la rivière.
L'entrée est formée par deux jetét arc de cercle ayant 225 mètres d'écart nient et 100 mètres d'ouverture aux m nement était fixé sur la place, au delà des plus violents raz de marée et à 90 d'eau ordinaire. Lesmusoirsarrivent ji de 12 mètres, leurs défenses extrèi 15 mètres.
L'avant-port comprend, outre la par les jetées, une entrée de 190 mètres d dans un bassin de 250 mètres de eût devait servir fjirà éteindre l'action des rieiice a prouvé que les navires de tout y opérer en toute sécurité. Ceux, au opérations doivent avoir quelque duréi les fîiire dans le port intérieur.
On y accède par un canal |)Iacé à anj nord du grand hassin d'avant-port. Ce i de long, a une section de 22 mètres ai talus de 2/1 de façon à ne pas laisser p
l'ar ce canal, on entre dans un bassi longetdeLtO mètres de large, dimens à 200 mèlres par le fait de l'agrandisse en projet. Sur les côtés dé]>ouchent It d'opérations, h» largeur de ces liassin à la ligne d'eau avec des talus de 2/1.
de 200 mètres. Us sont pourvus d a moyens de ilécliargement. Sur le ti sépare et qui <;.st à la cole 9 mètres, s'i des appontcmeiits, des docks qui, p
CHËMIS DE FEIt ET PORT DE LA HÉUNION 195-
Jii sol, présentent cette disposition éminemment îuse aux manipulations, d'avoir leur rez-de-chausliveau même des appontements, tandis que leur
étage est de plain-pied avec les voies ferrées qui rdent au chemin de fer. Les navires sont ainsi en ication directe avec les quartiers producteurs d& is transports se doivent faire de la façon la plus que. En outre, le terrain naturel est à une cote ivée au-dessus de l'eau pour abriter les navires action du vent, et c'est là un avantage inappréuis une contrée trop exposée aux ouragans, gueur des bords disponibles dans ces bassins lOO mètres, et, dans celui qui les précède, de es; en tout, I.IGO mètres.
lerficie totale est d'un peu plus de 16 hectares. dlations com|)rennent les magasins, les bureaux, pourvu d'un outillage très complet : tours, niai-teauibilot, etc., sulïisant pour toutes les réparations, ement du matériel de construction, mais encore ires à voiles ou à vapeur; un puits fournit l'eau ix appareils.
mensions du port avaient été fixées d'aprè.s le
des voiliers qui, jusque dans ces derniers temps, aient seuls les parages de la Réunion, liais, l, des vapeiu's d'un fort tonnage y ont fait leur )n, les grands paquebots de la ligne d'Australie y le escale. Aussi le vœu a-t-il été exprimé à diverses , en France et à la Réunion, de voir augmenter la lisponible dans les bassins intérieurs.
n 1884, la profondeur prévue à (> m. ."iO pour le .pour les darses fut portée à 8 mètres, et ladinientassindans le sens est-ouest l'ut aussi portée à 168 au lieu de U)S que comportait le projet primifil".
RKUXIO?)
Avec ces tlernicres dimensions, nonaavoi recevoir les bateaux (|iii fréquentent nos c présence de la tendance qu'ont les Compaq galion à augmenter les dimensions de leurs avons dû tout récemment nous })réoccuper lité de donner au bassin des dimensions su recevoir des navires plus grands, et avons . département un projet d'agrandissement d' rieur qui porterait sa dimension est-ouest à lieu de 168 mètres.
Toute la partie au-dessus du niveau de dire plus de la moitié, a été débarquée à'se procédés ordinaires de terrassement, soit ai cavateurs.
Pour la partie sons l'eau, on a employé puis trois dragues d'une puissance proporti ploi qu'on en voulait faire.
La plus petite, destinée à faire tes prei et à frayer, pour ainsi dire, le chemin à la [ l'axe du tourteau supérieur à 5 m. 50 au-des: de l'eau.
La grande drague, au contraire, destinée fonds de8 mètres et plus, avait été eont;ue di lions toutes particulières de puissance. L'as supérieur est à 9 mètres au-dessus de 1' permet de draguer jusqu'à 9 mètres de pro ■ En 1881, ces appareils furent mis à plat e un bassin spécialement creusé dansl'intérie sur l'emplacement des grands Ijassins d'avar d'abord dû ouvrir une communication avec la sant dans la plage un chenal de dimensio.
pour le passage des gabares qui portaient la nier. Ce chenal n'eut d'abord que 20 mè
:t port de la rkusio?* 197
r, afin d'éviter une trop grande de la fouille. Sans protection au larée, car on commençait à peine nslruction de la jetée Sud, ce ons aussi exiguës, fut plusieurs
1,1a surface draguée à l'intérieur |u'on ])ùt donner à la comniuni-
4 m. 50 sur une largeur de 45 m., on ne constata plus d'obstruction.
t dans toute Tannée 1882 un traampu seulement parles violences ent trop souvent à la sortie des t leur travail et, malgré l'extrême is, ne rencontrent pas d'ol)stacles it on a heurté, sur une largeur L^ndue, un amas de galets volumirrant le fond de ravant-|)ort et els il a fallu, après avoir essayé ipéciaux connus, recourir à des
C'est là le sctd obstacle qu'on ait Is <pi'il a occasionnés, il a eu de icntôt vaincu, et on n'a plus eu es graviers et des limons surlesïtrouvé toute leur puissance. Ce
l'intérieur des terres, offre aux ux jours de tempête ils n'eussent rues avancées en mer. 11 lui fale, protégée par dos ouvrages en plage était assez accore pour per-
ouvrages exposés fa plus petite en amenant l'ouverture dans les
C'est ninsi que la partie des jetées en saillie s a pu n'avoir que 100 mètres de développement des fonds de 10 à 15 mètres. En même temps o nait la forme en arc de cercle, dont nous parlé. On augmentait ainsi plus i-apidemenl i jetées en ligne droite, la distance entre le pi vrage et le chenal intérieur, dont les talus poi ainsi plus allongés et par conséquent plus sta encore à cette disposition, la lame trouve dès un espace élargi où elle peut s'épanouir plus qu'entre des jetées rectilignes.
Chacune des jetées se compose de deux j -distinctes : l'amorce et le corps même de la jeté s'enracine sur la plage à la cote 4 m. 40 et s' ^ju'à 8 mètres de la baisse moyenne des eaux, seur, dans le sens vertical, est de 2 mètres. S: rieure a une pente continue de 2 centimètres Le terrain naturel, ayant une pente d'à peu p l'extrémité de l'amorce, oii toute fouille était possible à cause du déferlement de la lame entièrement en saillie sur le sol. Elle est prése les affouillements par des blocs de défense, ai ^aces extérieures ou intérieures. Sa largeur ai de 10 m. 50 et arrive graduellement à 14ni. 5( avant le point de départ où devrait commeni proprement dite.
Outre que cet élargissement accroissait la de l'ouvrage, à mesure qu'il se rapprochait d était encore motivé par la nécessité d'installer jnanœuvrer à partir de ce point l'appareil d' blocs qui composent le corps de la jetée.
Cette amorce a été faite en béton pilonné da Jrages formés de panneaux mobiles qu'on d