LA MAIN-D ŒUVRE
mais ces vœux ont toujours été combattus comme il est dit plus haut.
On a alors tenté d'établir un courant d'immigration dm côté de la côte d'Afrique; mais les hommes qui nous sont venus d'Inhambane et de Quilîmane etqui ne possédaient,, du reste, pas les qualités du bon travailleur des champs, se sont fait rapatrier à l'expiration de leur engagement.
Malgré le peu de garantie qu'offrait pour le travail le caractère de ces hommes récalcitrante et têtus, on a renouvelé à plusieurs reprises des tentatives à la côte d'Afrique;, mais on s'est heurté contre la concurrence du Natal. C'est ce qui fait qu'on avait renoncé à toute prétention de ce côté. Mais, nos ateliers agricoles se développant de plus en plus tous les jours, une partie de nos champs restant en friche et de nos récoltes sur pied, le Syndicat des Agriculteurs, de sa propre initiative, tente actuellement ua nouveau recrutement à la côte d'Afrique. Malgré le choîx. fait de notre ancien Protecteur des immigrants, auquel cette mission a été confiée, il ne faut pas s'illusionner et se bien pénétrer, au contraire, des nombreuses ditlïcultés auxquelles il va se heurter.
Entre temps, la colonie avait tourné ses vues vers d'autres points, le Tonkin, par exemple, dont la population est si dense. Ses tentatives de ce côté sont restées jusqu'à ce jour infructueuses.
On n'ignore pas, cependant, que cette question a fait l'objet des préoccupations de notre gouverneur, M. Beauchamp, pendant son séjour en France. Peut-être réussirat-il à décider le nouveau Ministre des colonies à se pénétrer de la triste situation de la colonie et du sort réservé à brève échéance à son agriculture. Si le Ministre voulait bien insister auprès du gouverneur général de la Cochinchine, il le déciderait certainem«nt à nous céder
un certain contingent de travailleurs qui trouvera nous tout le bien-t^tre qu'ils ne peuvent posséder Il suffirait, pour la première année, d'environ 1 . 51 reurs, avec une rotation de quatre à cinq cents années suivantes pour remplacer les immign retourneraient chez eux. Comme on le voit, ce sat serait pas bien lourd pour un pays comme le Ton est difficile d'admettre qu'une colonie française \ refuser à venir en aide à une autre colonie françai Cette immigration aurait, au reste, pour cons de développer encore les relations commerciales puis quelques mois, se sont largement établies t deux colonies. Il est évident que Fintroductior coolies tonkinois ne pourrait qu'accélérer ce mon Notre Chambre de commerce, animée d'un juste triotique, a en outre émis le vœu, dans sa se: 11 octobre 1898, que les exemptions accordées farines et blés étrangers par le décret du 26 novem soient rapportées et que ces farineux alimentaire désormais soumis, à leur entrée dans la colonie, at prévus dans le tarif général des Douanes.
Reste Java, où des démarches ont été égalemei et d'où, grâce à la gracieuse intervention de il. C Bert auprès du gouverneur général des Indes ? daises, des bras auraient pu nous venir. Mais le p contrat reçu par M. le Gouverneur ici et le ch recrutement limité à deux cents hommes ne peuv laisser peu d'espoir de ce côté.
Voilà donc bien la situation dans laquelle se c colonie. Jamais la pénurie de bras ne s'était fait elle aussi forte et, juste au moment où, par l'app d'une culture raisonnée, elle pourrait se récupi toutes ses pertes, après avoir lutté avec tant de coi