LES RAPPORTS AVEC LA MÈRE-PATRIE
Des réductions sont faites aux passagers qui prennent des billets d'aller et retour et le prix varie de 650 fr. à 1.935 ir.
La Compagnie havraise péninsulaire de navigation à vapeur, sousThabile direction de M. E. Grosos, au Havre, rend également de très grands services à la Réunion.
Cette Compagnie a un départ mensuel régulier pour la Réunion du Havre le 1*% et de Marseille le 20. Les escales sont :,Saint-Nazaire, Pauillac, Canal de Suez, Djibouti, Majunga, Diego-Suarez, Tamatave, Réunion, Maurice et Réunion (lerminus).
Le retour s'effectue de la Réunion à Marseille, via Canal ' de Suez. Les vapeurs peuvent faire escale au retour soit dans un port de Madagascar, soit à Zanzibar. Ils remontent jusqu'au Havre.
6 grands vapeurs de 4 à 5.000 tonneaux sont affectés au seryice de la Réunion. Les avantages des paquebots postaux leur sont accordés sous le rapport des assurances maritimes.
Chaque vapeur débarque ses marchandises soit au port, soit à Saint-Denis, selon les besoins des réceptionnaires, et embarque soit au port, soit sur les rades de l'île, suivant les besoins des expéditeurs.
Ils sont généralement pourvus d'installations pour passagers de 1®, 2® et 3® classe.
Les prix de la Réunion à Marseille sont : en 1^® classe 600 fr., en 2« 400, en3« 250; de Marseille à la Réunion ils sont un peu plus élevés : 900 fr. en i'% 700 fr. en 2% 400 fr. en 3®. Mais les passagers d'Europe sur ces steamers sont plus souvent à destination de Madagascar.
Le prix du fret d'un port de France à la Réunion est de 60 fr. du tonneau, celui de la Réunion à un port de France
est de 40 fr. pour le sucre, le café, 1 pour le rhum, sauf contrats spéciaii:
A envisager l'avenir du service pai à Marseille pour les deux Compagi de citer, son développement dépenc plus ou moins grand de la fortune p et à Madagascar, et il est à espérer c service augmentera d'année en anm de plus en plus fréquents contribu conditions de la vie actuelle.
La vie coloniale à la Réunion est server, puisqu'il s'agit de la plus anci et puis,qu'un incroyable mélange de les conditions sofiales les goi'its lei habitudes les plus opposées, et auss gements profonds dans la richesse ' duits depuis la fondation de la colo
Pour ce qui se passait autrefois no aux conjectures. Il est probable qui pants de l'ile ont vécu d'une vie matérielle. Le pays était sain et pleir avait aucun serpent, aucun animal s:
établirent au bord de l'étang poissi des cases faites sur le modèle de cel portèrent à peu près au hasard la ha magnifiques forêts du pays.
Peu à peu les cultures s'étendîr créèrent, des églises se fondèrent, de magnifiques établissements agric toutes parts.
Les produits coloniaux, sucre de les premiers colons et venant sans c café {dont ime espèce est indigène et
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furent introduites à difTérentes reprises depuis 1708), girofle, muscade, poivre, vanille (introduite en 1819), se vendaient à un prix des plus rémunérateurs et bientôt de véritables fortunes s'édifièrent parmi les colons.
Avec le bien-être, le désir de jouissances moins matérielles se fit sentir, et la colonie se développa sous tous les rapports.
Mais les grands propriétaires avaient avec la France des relations éloignées ; il fallait, par voiliers, de trois à six mois pour faire le voyage de la Réunion en France.
Ils restèrent donc dans la colonie, ils y dépensèrent leurs , revenus et répandirent l'aisance autour d'eux, en favorisant le déploiement de nombreux établissements commerciaux ou industriels destinés à leur procurer les objets nécessaires à l'accroissement de leurs propriétés et à l'augmentation de leur bien-être. D'autre part, la Réunion était le point d'attache de l'escadre de la mer des Indes, escadre fort importante à celte époque; une garnison nombreuse défendait l'ile, et c'était une source à la fois de dépenses et de revenus.
La situation a bien changé aujourd'hui. Les terres se sont appauvries; on obtient à grand'peine et à grande dépense ce qui autrefois coûtait moins d'effort et dargent. Les grandes propriétés existent toujours, mais les grand.s propriétaires ou les actionnaires des grandes Sociétés sont presque tous en France et dépensent dans la mère-patrie les bénéfices réalisés à la Réunion.
Le petit commerce et une part considérable du grand sont aux mains des Chinois ou des Arabes Indous, dont les bénéfices prennent également le chemin de la Chine ou de l'Inde,
Il y a là peut-être l'explication d'une situation économique qui paraît inquiétante à de fort bons esprits.
2iiH LA REUNION
Fort heureusement l'industrie de la fabr alcools s'étend de jour en jour et donne d renommés. La vanille enrichit encore cultivât parateurs. La culture du tahac peut contribue apporter un fort contingent à la prospérité écarter le spectre de la misère que des pessimis entrevoir à une échéance plus ou moins longu
Néanmoins, il serait important de procédi fection de statistiques qui font défaut actuell résoudre certains problèmes : valeur des pro bâties, mouvement de fonds occasionné par le estimations de l'épargne réalisée par le comm culture et l'industrie, évaluation de l'empl épargne et étude de moyens propres à la coi l'utiliser dans le paySj sans compter beauco questions qui ne sauraient trouver leur place ici ressent au premier chef l'avenir du pays .
Pour le moment, la vie est encore à la Réii rude que dans beaucoup d'autres pays, surtt classes laborieuses. Les besoins, à cause du très réduits, et nombre de petits propriétaire aucune idée des nécessités de l'existence en Eu parfaitement heureux. La vie matérielle est r peu coûteuse pour tous.
La classe la plus intelligente qui éprouve 1 satisfactions moins matérielles est également tagée à la Réunion que dans d'autres colonies
Les bibliothèques publiques, les Sociétés n théâtre, la presse, les conférences des prol lycée, les réceptions à l'hôtel du Gouvernem les hauts fonctionnaires, les réunions mondaii une large satisfaction à ces aspirations, et en i pende voyageurs qui n'aient gloriliél'ile de la
XXXI V. Exposition DE LA RÉONION, ïiTRiNE DES Vamlleb (C/("eAe HnHon