LE PAVILLON DE LA RÉUNION
A l'exposition universelle
L'intéressante Notice publiée sur la Colonie fournit tous les renseignements nécessaires à ceux qui veulent bien connaître notre vieille colonie de la mer des Indes : histoire, géographie, économie politique, commerce, industrie, finances, travaux publics, renseignements généraux, statistique, rien n'a été négligé. Une visite au pavillon de la Réunion complétera utilement cette documentation, er mettant sous les yeux des visiteurs tous les produits, tous les articles de commerce, tous les objets fabriqués dont il est question dans cette iVo^/ce. Ce sera la meilleure leçon de choses qu'on puisse attendre d'une promenade à l'Exposition coloniale.
Aussi bien, le regretté M. Chabrier, M. Garsault, son digne successeur comme commissaire de la section, M. Brunet, commissaire adjoint de la section et leurs collaborateurs présents ou éloignés, ceux qui sont restés làbas, et ceux qui sont venus ici pour classer méthodiquement les objets exposés et pour offrir au public les moyens de se documenter et de s'instruire, ont-ils droit à notre reconnaissance.
gré par exemple au Comité lo( ■e et aux divers Chefs de servie paré les éléments d'appréri
aujourd'hui. On gardera un s
Chabrier qui, sous la haute * Roux, l'éminetit délégué du ■angères et des Colonies à l'I mener à bien l'œuvre architecti
commode conçue par M. Sce vra réserver la grosse part de xcellent confrère de la près uiavecun zèle infatigable, une ( e bonne grâce inlassable, a su, d brier, organiser cette exposit >roduits d'im pays qui luî est i e rendre sympathique à tous a "approcher.
qui est un ancien camarade i , a un premier mérite que nul Il est d'une bonne humeur qu
acharné avec cela, il devait for a quitté le journalisme où il ; e, au Havre, pour aller plante 1 se disait: il est fou! 11 veut 1 sait que le tabac n'est pas fun
fait du tabac excellent, très ? dont peuvent se régaler h iement, il parait que la Régie n ;'est là ce qui nous a valu l'ami r M. le président de la Républ dans mon journal La Dépêche c
incident amusant se produit idl se donne une peine infinie |
n sa vitrine de vanilles, ses vieux rhums, ses cafés, ses » eaux minérales, ses bois de camphre, M. le Président » de la République, qui est très fiimeiu". a aperçu une » vitrine de tabacs sur laquelle, trop modeste, l'aimable » commissaire n'osait pas appeler l'attention. — Du tabac! " dit M. Loubet. Est-il bon?
» — Délicieux, Monsieur le Président, mais il est inter- » dit de le fumer.
» — Comment cela ! mais le tabac des colonies françaises )) devrait, ce me semble, pouvoir se fumer en France.
» M. Garsault explique cette fantaisie de la Régie, et M M. Loubet, mis en verve, raconte avec esprit une amu- » santé discussion qui se passa jadis entre MM. Lockroy » et Léon Say, deux hommes d'esprit, eux aussi, au sujet » de la valeur des tabacs du département des Bouches- » du-Rhône, M. Lockroy les jurait excellents et M. Léon » Say les déclarait infumables ; enfin tout le monde se mit » d'accord sur ce terrain de conciliation : ces tabacs sont )) délicieux, seulement ils sont incombustibles.
» Cette anecdote dite avec finesse et bonhomie a eu un n très vifsuccès... mais elle n'a pas consolé M. Garsault, »-
Non, sans doute, l'anecdote n'a pas consolé Garsault, qui a mis des capitaux importants et a apporté un travail énorme dans une affaire qui devrait marcher toute seule, et que la vieille, Tabsurde routine empêche seule de se développer. Mais qu'il prenne patience : la Régie finira bien par entendre raison. Elle vient, sous la pression de l'opinion publique, d'accepter de vendre les cigarettes mexicaines; il y a deux ans, elle se décidait à mettre en ■circulation les Bastos d'Algérie ; à la longue, elle cédera sur ce point encore et consentira à livrer au consommateur français le meilleur des tabacs... français des colonies. Ce jour-là, le commissaire actuel de l'Exposition de la Réunion
a non seulement sa fortune assurée, ce 5 égards, mais encore il aura doté notre le branche d'industrie nouvelle suscf lier dans des proportions considérable!
tive... et nos fumeurs français d'un taba
semble que tout ceci nous éloigne ial, qui est la description du pavillon d s non ! ce n'était pas possible en effet duits de cette île sans mentionner l'u] iblent avoir le plus d'avenir, et si nous f ic, c'est qu'à l'heure où les vieux pro<J re. café, semblent en décroissance, iléta jrét df; signaler en première ligne ivelle d'exploitation qiii peut être dest jour la fortune de la Réunion.
I semble bien sans doute que la vanil ■raient suffire à alimenter l'activité co î ; mais si l'on ajoute à ces deux élément niportants, le tabac; si la consommation ieu de rester stagnante et de se faire ut ce, arrive à fournir à l'exportation, elle uvement commercial considérable don ir compte dès à présent, si l'on veut déc point de vue pratique, l'Exposition de la iCs organisateurs de cette Exposition n'c exclusif de faire joli, c'est-à-dire de moi bonnes choses sous un aspect gracieux ont voulu, en instruisant le public immi ant leurs vitrines, faire profiter la colo ions qu'il y recueille, se mettre à mémi ipte de la valeur du sol, lui faire voii on y récolte et ceux dont on devrait tuie. A ce titre, comme production d'ai
devait particulièrement appeler Tattention- G^est pourquoi nous lui avons consacré la première place, en indiquant sur quelles idées générales M. Chabrier et ses dignes successeurs, ont tablé pour installer leurs intéressantes Expositions.
La construction même du pavillon de la Réunion se ressent avantageusement de ces idées pratiques. D'abord son emplacement a été admirablement bien choisi. Alors qu'aux expositions précédentes notre plus ancienne colonie était assez difficile à trouver pour le public, elle a maintenant pignon sur rue.
Reléguée jadis dans quelque coin de diorama commun à plusieurs autres colonies, elle étalait trop peu des bocaux trop rares, où ne se remarquaient, pas assez, des produits dont rien ne faisait ressortir Tintérèt.
Il en est aujourd'hui tout autrement.
A la Réunion, la fièvre paludéenne s'est dès longtemps changée en une fièvre de progrès; tout le monde a tenu à coopérer au succès de l'Exposition ; chacun y a mis du sien, et on a réussi à grouper tous les éléments possibles d'instruction et d'attraction. Ici la tâche a été rude. En l'absence de M. Chabrier, malade, Garsault a dû assumer toutes les responsabilités, prendre personnellement toutes les mesures nécessaires, veiller à tout et travailler sansrelâche au succès d'une Exposition qui s^affirme enfin l'une des plus réussies.
Ajoutons que le commissariat général, en lui adjpignant le jeune Brunet, qui est l'un des collaborateurs de M. Charles Roux et qui déploie beaucoup d'intelligence^ de tact et d'activité, a été on ne peut mieux inspiré.
Aujourd'hui l'Exposition de la Réunion est au complet, non seulement au point de vue personnel, mais encore au point de vue des installations et de l'organisation,
>Nl
LA. HEUMION
Son pavillon, très simple, très conforta!
gant, situé dans le groupe des vieilles colo est incontestablement le mieux placé de ton delà Guadeloupe, devant la Martinique, ei grande avenue qui descend de l'aile droite i domine la Seine. De la varangue (verandah), créoles, qui règne tout autour de la salle t panorama splendide se découvre. Les ja déro avec leurs constructions coloniales d et de toutes couleurs : l'IndoChine, à di ses pagodes et ses palais, ses maisons an kinoises,se8arTOî/05oùcirculentles,s«wi/Kif la Tunisie et l'Algérie à gauche, pointant ^ jours bleu — car la saison elle-mêmeest toi — leurs blancs minarets; au bas de la ce tout rose ; le Sénégal massif, prodigieux, :
chiste, dans sa mosquée Sonraï; puis, de élégants cottages du Canada, de l'Australii chargés d'ornements de Java, les clochers < l'.\sie russe; en face, la Seine que nous c quoique la métaphore apparaisse bien ust fleuve aux flots d'argent; et par delà, le C immense, sublime, champ de paix cette fo gieuse activité humaine accumula toutes se ses énergies, tous ses progrés, et que clô rideau étincelarit, flamboyant, multicoloc' rable dentelle du Château-d'Eau,
J'ai tenu à insister sur cette situation parce qu'elle constitue l'un des élément l'Exposition dont je m'occupe aujourd'hi cette varangue qui règne autour du pavil neurs, déjà las, que fatigue le grouillemenl artistes que préoccupe le désir de trouver
de vue, je les ai vus, dis-je, venir s'asseoir sans façon dans les confortables fauteuils, les reposantes berceuses placés là par les soins des commissaires, et y goûter, en même temps qiie la fraîcheur et Tombre^ le charme d'un délicieux paysage. De même, j'ai vu, au pied du pavillon, sur la terrasse qu'occupe le bar-restaurant où se dégustent les produits du pays, j'ai vu, à cause de la douceur d'une température... coloniale, les coloniaux euxmêmes venir s'asseoir sous les grands arbres, manger les karis les plus divers et les mangues, les bibasses, les combavas, les bananes les plus authentiques, en savourant les rhums, les cafés exquis... parce qu'on est bien là, parce qu'on y est au frais et parce que ce n'est pas cher.
Voilà ce qui frappe tout d'abord quand on vient visiter le pavillon de la Réunion.
Que si, poussé par un désir d'observation plus scrupuleuse, d'étude moins alanguie, et pour tout dire, moins paresseusement jouisseuse, on veut se rendre un compte exact de tout ce que renferme à l'extérieur et à l'intérieur
cette intéressante Exposition, voici ce que l'on verra :
En dehors du payillon dont nous avons décrit l'aspect extérieur, on trouvera un kiosque tout à fait élégant, œuvre de M. Naturel, l'architecte distingué, enfant de Bourbon qui fait honneur à son pays. Cet élégant édicule est construit entièrement en bois de l'île et contient l'exposition des Eaux et Forêts de la Réunion.
C'est là que nous pénétrerons tout d'abord, si le lecteur veut bien nous permettre de guider ses pas : de magnifiques fanjans (beaux vases ornementaux taillés dans la fougère arborescente), ornés de plantes tropicales, se dressent à l'entrée de l'avenue qui conduit au kiosque et à la porte du kiosque lui-même.
Au centre, une table couverte d'un tapis malgache (un
)as) supporte des gradins recouverts de peluct iiels sont rangés, tels des bijoux, les échantilloi d'origine, présentés selon la forme adoptée à l itière. Cette collection des plus intéressantes e Kerourio, chef du service des eaux et forêts lion. Elle retient l'attention des spécialistes. i quelles admirables essences! Qui ne voudrai r un meuble en petit ou grand natte, en tai xûs noir, en benjoin, en lilas, en jacquier, ei a. en bois de fer, en camphrier, une boite à ranle, en co()allier, en (leur jaune, en bois de letit fût en teck?...
ombreuses sont les utilisations de ces bois magnil i preuve, d'ailleurs, en est donnée. dans le k le, dont le fond est, occupé par un piano artif »re.,. et juste, en ronces de bois noir, exécuté ion Alphonse lîlondel, dont nous aurons à urs et qui fait de véritables œuvres d'art, iix quatre coins du kiosque, sur des tablettes a ; avec un goût parfait, on peut voir tous les pi a forêt autres que les gros bois :,des cannes uelles les amateurs sont légion, des pots à lai ^ère, des échantillons de miel vert, de cire... et ux minérales... car nous en avons d'hygiér Taillibles, etc.
i kiosque est, comme nous l'avons dit, voisin c légustation, où le Seigneur Ricard, qui est bien nion, celui-là, débite tant d'authentiques pr( mentionné les arbres épais répandant, à l'ento lion, l'ombrage tamisé de leur verdure prîntai même parlé, je crois, de fanjans qui font l'adm éfaction des promeneurs cosmopolites. La C e, la Martinique, en exposent bien de ces vas
racine de fougère arborescente; ma comme la Réunion, en produire di mèlre ?
« llssont si beaux, me disait ui nous les vole! »
Dans ce même kiosque une cha la Notice, tandis qu'une pianiste M'"* '--ary d'Halencoiirt, auteur d musicales estimées, fait entendi M. Vachs fils, sur l'excellent pian les airs créoles les plus connus.
Et maintenant, gravissons le lar.
à l'Exposition principale des prod l'heure où j'écris ces lignes, la foui puis me frayer un passage. De bien I de l'avenue très large qui longe le s'arrêtent attirés, fascinés, oseraifiqne exposition de bois, meubles paille de ;\I. Bellier de Villentro Chambre d'agriculture.
Cette exposition occupe tout un i térîeure. Là, on voit les bois du pa' simples échantillons, mais sous la fr et de magnifiques meubles répar soins du délégué spécial, notamii dix-huit essences différentes de bo de bois de camphrier fort belles.
S'il m'était permis d'exprimer i< qu'on doit à une réputation cons:
établissements du Chaudron, d'exj:
d'artiste ou môme d'amateur ayani je dirais qu'il est fâcheux que JI. I coté à des prix véritablement inab
NION l'il S
on p
briqi
Intoi
ioute
ants,
ientr
-il te
le.
uese
, L'éi
lega le de
le fîi:
l'hisl )6sar :teiip expc ition oni' ine s élégf -cho sa Pe i ave' vitrii
;hefâi
it pas
ments d'une coupe distinguée, exposés par M. Maurice Lagrave, et les chaussures deM. Paul Guiraud.
Pénétrons enfin dans la salle centrale» L'ensemble général est réellement beau. ,
La décoration due à la collaboration de MM. Garsault^ Naturel et de Kervéguen esta la fois sobre, harmonieuse,, riche, sérieuse et attrayante.
La salle, éclairée sur les quatre côtés par de hautes verrières placées entre le plafond et le sommet de la varangue extérieure, est tendue d'une étoffe d'un vert un peu éteint, très décoratif, sur lequel se détachent les vitrines en bois du pays (natte ou acajou) contenant des rayons recouverts de peluche d'un rouge sombre.
A hauteur d'appui, une table appuyée au mur fait le tour
de la pièce ; elle supporte des gradins recouverts de veloursgrenat montant jusqu'à la moitié de la hauteur des murs. Cette disposition, qui permet de donner place à de nombreux produits et de les classer d'une manière agréable à l'œil, n'eût pourtant pas été suffisante pour donner satisfaction à tous les exposants de la Réunion. Une table centrale a dû être ajoutée, et c'est celle qui se présente tout d'abord à l'œil du visiteur.
Trois principaux exposants occupent la table centrale : En face de la porte, le Crédit foncier colonial avec une riche exposition de vanilles, quinquinas, sucres, thés, liqueurs, cafés, graines, etc. A droite, les établissements Colson et C^® avec des plans d'usine, et de belles photographies, une vitrine spéciale pour les cafés, un tonneau élégant contenant du rhum de 50 ans, des flacons en cristal ciselé contenant du vin de litchis, des sucres, des alcools divers; à gauche, M. Charles Choppy avec une élégante vitrine pour ses vanilles et de superbes bocaux pour ses sucres et ses cafés;
302 LA HÉUMON
En face de la table centrale, entre deux grandes ' M. lie Kervégiien occupe une place dont le d< beaucoup remarqué : sur un fond occupé par une | de sagaies et d'armes diverses se détachent d' bocaux contenant des huiles, des vins, des rhu sucres, des cafés, et deux jolies vitrines pour les et les vanilles.
Un choix de laves du volcan de la Réunion et i foreuses statuettes représentant des serviteurs complèlent d'une façon originale cette fort belle tioh. C'est également M. de Kervéguen qui a| tableaux de fruits du pays ornant d'une manière 1 les murs du pavillon.
Notons, du même côté, la vitrine contenant le Oarsault, admirablement disposée, et celle conti essences. Cette dernière est ornée d'un fort beai ancien, attribué à Van Dyck.
De tous côtés, sur les gradins, les expositions lières se dressent en pyramides, ornées de séparées par des flots de satin vert dont les bouilloi cieiix dessinent d'élégantes arabesques. Deslique plissant des flacons de cristal aux reflets de coule lantes, des rhums dans des bouteilles de toute fo alcools, des condiments, des graines, des cafés, de des chocolats, des plantes aromatiques, des tapie conserves, des miels, des cires, des vins de fr picaux, des produits pharmaceutiques, etc., s étincellent, chatoient et attirent les regards de côtés à la fois.
Le long des murs sont disposés de nombreux de plantes médicinales, œuvre particulièrement santé de M. Duchemann, instituteur à Saint- Paul, l
ture du sultan Saïd Ali représentant le site célcbre du Bernica à Saint-Paul est également fort remarquée.
Mais nous voici devant le bijou et la merveille de VEx- :)osition de la Réunion. ^
C'est la vitrine contenant des vanilles.
Elle est disposée avec un art charmant, et il n'est pas d« 3hotographe visitant le pavillon de la Réunion qui ne demande l'autorisation de la reproduire.
Ce sont des séries d'élégantes boites vitrées oii les t'anilles les plus belles de notre colonie reposent sous leur touche de givre. Dès écussons très artistiques où sont peints les noms des exposants se détachent sur l'acajou ies bottes argentées; et partout autour de ces boîtes, empiétant parfois sur le cristal des vitrines, des lianes de vanilles tressées courent, grimpent, retombenten grappes, st se pressent enfin pour s'échapper de la vitrine et former ïu-dessous du motif principal de la décoration les deux lettres R. F. nattées comme des cheveux etembauniées de tout le parfum de l'exquise vanille de la Réunion.
GarsauU doit être blasé sur les compliments qu'on ui a faits au sujet de cette admirable vitrine, Nous ne )ouvons cependantterminer cet article sans lui renouveler ;ous les nôtres.
Si nous comparons l'Exposition de la Réunion à celle des Jeux autres colonies du même groupe, la Martinique et a Guadeloupe, nous sommes frappés par la vitalité que trouvent l'abondance et la qualité des produits exposés.
Mais que dirons-nous si nous la comparons à celle de .'ile Maurice, sa voisine et sa rivale anglaise de la mer des Indes! Tout l'avantage est sans contestation possible en faveur de la Réunion,
Un paysqui peut donner sur un territoire cultivé depuis si longtemps, des produits semblables n'est certes point
304 LA RÉUNIOK
un pays mort. Le seul reproche qu'on ] c'est de suflire trop largement à l'exislenci
Qu'ils ne s'endorment pas dans leurs d.
qu'ils imitent l'exemple de ce Noir qui moyen de féconder la vanille ; malgré la duits qu'ils ont tirés du sol, malgré le dables qu'en ont extraites la mélropo!< qu'ils travaillent, qu'ils progressent, e nourricière qu'est la Réunion, cette vac l'appellent irrévérencieusement certains tempteurs, ne leur refusera ni les moyei la fortune.
Si l'un de ses seins (celui du coton p; l'autre, celui de la vanille, du rhum, du plus gonflé, plus chargé de richesses, gi des travailleurs que le Gouvernement n d'envoyer prochainement dans la colonie tant au trop-plein de l'Inde française.
Il appartient aux générations nouvelles anciennes cultures, de les rénover, s'i diriger, dans tous les cas, leurs efforts nouvelles qui sont le salut et l'avenir.
Ce faisant, elles auront bien travaillé p colonie de la mer des Indes et pour la Frai qui veut la prospérité de tous ses enfant ont laissés les régimes passés et ceux q fanta.