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dans le Mississipi,qu’est bâti le fort Snelling, qui est le poste militaire le | en avant sur le Mississipi, deux lieues plus bas que‘la chute. Mais avant} 4 parler de ces places, il faut y parvenir et dire un mot de ce voyage fait à bois ; ld façon du nomade tartare. Conme il peut y avoir du danger, de la part dééme Sauvages,en voyageant dans ces prairies, tous ceux qui veulent aller à la Réharrett vière St. Pierre s’attendent et forment une caravane : celle de cette ani d@ ce cl était composée de 27 charrettes chargées de provisions, garnitures, cuir, e dits fr que les colons de la Rivière Rouge se proposaient de vendre là ; il y On t aussi des bœufs,des vaches,des veaux conduits dans le même but. Cet emh: miérche ras,Joint à.la chaleur qui accable les bêtes de somme, empêche de faire ugghts st longue marche chaque jour ; voici;.à peu près, le partage le plus avantage, a:bl de la journée : on part de bon matin, et on marche jusqu’à ce que les RE met
et chevaux paraissent fatigués; alors on les dételle auprès d’un lieu où il au es de l’eau et de l’herbe, c’est à cette première halte que se fait le déjeûne4 quand les animaux paraissent reposés on part, pour marcher jusqu’à ce qu étre « paraissent encore épuisés, alors on les dételle de nouveau dans un lieu avi géuven tageux, C’est à cette seconde halte que se fait le dîner ; la caravane se rex junte, 1: en marche aprés un repos qui a été plus ou moins long,d’après la chaleur,ett Péptrée ne s’arrête qu’au couchet du soleil. Alors on fait un rond avec les charrettes do hgrveni le bout des essieux se touche et dont les timons en sont dehors; tout le mont laége et campe dans ce rond: cette précaution est pour prévenir les surprises de 48; gué part des Sauvages ennemis. (1) C’est:dans ce rond qu’on allume le feu « &egSau a D D md D td NU lesicha (1) La caravane put juger de la sagesse de cette précaution, quoiqu’e nn eût dû ex tirer peu d'avantage, comme on va le voir. Quelques jours ava gti n°6 d'arriver au Mississippi, elle fut visitée par un parti de guerre, venant du |: D ren la Sangsue, et allant attaquer les Sioux ; il avait découvert la caravane \{ifine de jour précédent. Un de la bande ayant perdu ses bœufs, retourna au dernit gant à campement pour les chercher ; après son départ on les trouva dans le vo ggnflé. sinage,alors on tira plusieurs coups de fusil, pour rappeler celui qui était pat Queue il entendit le signal, mais les échos portèrent le son jusqu'aux oreilles de jé dépa Sauvages, qui étaient venus en canots par les lacs et les rivières, ils étaie! 18t6 tiré alors sur les bords de celle de la Queue de Loutre. Ils voulurent savoir t és Sion que cela signifiait, ils approchérent le campement en se cachant, comm je s ils n’avaient pas intention de fairé du mal aux blancs, mais bien aux Siou forts e qui auraient pu être avec eux ; ils ne se montrèrent pas le soir ; pendant | ifte iste nuit ils cernèrent le camp ; il pleuvait, une sentinelle crut.en voir un au m | lieu des ténèbres, et ne dit rien ; deux sentinelles gardaient le camp et ve: : laient à ce que les animaux ne s’éloignaseent pas trop ; la lère garde con ! mençait lorsque les ténèbres e faisaient sentir, chacun alors lui livrait «M animaux, et les sentinelles s’exposaient à des reproches si elles les laissaier # s’égarer. La 2e garde commençait vers minuit et allait jusqu’au jour. Li: Sauvages qui avaient passé la nuit tout autour du camp y entrèrent au jou en criant de tous côtés, bon jour, bon jour ; tout le monde était couché, ‘#k quoique chactin eût son arme auprès de lui, si ces Sauvages eussent été \ : vrais ennemis, ils auraient pu détruire toute la caravane. Les sentinel:
s att
NN Jacun fait cuir son souper ; ceux qui ont des tentes les montent, les autres te militaire le pl uchent sous leurs charrettes, qui sont toutes couvertes de peaux et à ie. Mais avantÿh}si de la pluie. On a soin, autant que possible, de camper où il y a du e voyage fait à bojs ; le guide avertit s’il ne doit pas y en avoir pour l’autre campement où ser, de la part digne pour plusieurs : alors chacun prend quelques morceaux de bois sur sa ilent aller à la RAR rrette ; et si ce bois vient à nanquer avant d’aniver où il] y en a, on fair, le de cette ann ce cas, du feu avec du fumier de vache, qui ne manque pas dans les enrnitures, Cuir, « dits fréquentés par les troupeaux de bisons qui parcourent ces prairies.
dre là ; il y #7 On traverse ordinairement les rivières à gué. On a soin de diriger sa 1e but. Cet emk. grche pour les passer à leur source, surtout dans le printems ; on fait des éche de faire u à sur celles qui ne sont pas guéables, et si elles sont trop larges pour que
e plus avantage; Bs arbres atteignent d’une rive à l’autre, alors on fait un radeau sur lequel "+ que les buu@$ met le bagage, ainsi que ceux qui ne peuvent traverser à la nage ; ce ralun lieu où il au est poussé avec des perches, si la rivière est large, ou tiré avec des corfait le déjeûne js attachées de chaque côté : avec l’une on le conduit d’un côté et avec r jusqu à ce qu’ Vâutre on le ramène pour le charger de nouveau. Toutes les rivières qui se ans un lieu avi fénvent sur cette route sont étroites et guéables en été. Avec cette marche aravane se TEK Jente, la caravane arriva au Mississipi le 22 juillet, un peu plus haut que 8 la chaleur,ett péntrée de la Rivière des Sagues qu’elle traversa sept ou hui! fois avant d’y es charrettes do venir ; quoique le Mississipi eût beaucoup baissé, il étaitencore très haut, rs; tout le mon lstge et rapide à l’endroit où la caravane de l’année précédente l’avait traveres surprises de 8 à gué.Les personnes traversèrent dans des canots d'écorse,qui furent loués allume le feu « gegSauvages qui se trouvèrent là heureusement.Il en fut de même du begage ; en legicharrettes furent conduites au large, attachées par trois avec ies vanots et ON, QUOIQU'E) mére momies « Lime ER ques jours ava gti n’étaient guère sur leurs gardes, ne donnèrent l'alerte qu’au moment où e, venant du Men nerni entraît de tous côtés dans le camp. Îls étaient 22 armés et en costla caravane fgme de guerre, c’est-à-dire,barbouillés de teur mieux. On acheta d’eux un urna au dernit gant d’écorce, pour traverser le Mississippi, qu’ils dirent être très baut Va dans le vo flé. H fallait aller chercher ce canot à leur campement, sur la rivière la ui qui était part Queuc de Loutre. Les Sauvages qui étaient restés à ce cnmpement, après aux oreilles de Gé part de leurs compagnons,avaient entendu les coups de fusil qui avaient ières, ils taie gté tirés la veille ; ils avaient cru que leurs gens avaient été attaqués par lurent savoir t 4 Sioux et même tués, ce qu’ils crurent certain en ne les voyant pas 1eveachant, comm @jr le soir, ainsi qu'ils avaient promis. Croyant donc leurs compagnons bien aux Siou fiorts’et se trouvant en danger eux-mêmes, ils s’étaient retirés dans une peoir ; pendant | fe isle et avaient fait le sacrifice de leurs chaudières, ils coupaient déjà | Voir Un AU M Agurs canots en pièces ; lorsque ceux qui allaicnt chercher le canot les apain ph lèrent, ils ne répondirent pas ; ayant entendu hennir le cheval qui menait garde ( charrètte, destinée à porter le‘canot, ils furent encore plus eflrayés ; snrs lui livrait & Wliant bien que leurs gens n'avaient pas de chevaux. Enfin, ceux qui les les les laissaier 4 pelaient se firent connaître, ils vinrent alors les chercher. Tous visitèrent qu'au jour. Li camp et ÿ passèrent la journée, cherchant à égayer, par leurs chants et itrèrent AU JOÙ ABurs dances, ceux qui auraient mieux aimés les voir loin, car ils les forcètait couché, L. ou .
eussent été | :h Les sentinel!
ensuite tirées avec des cordes dont les canots conduisaient un bout à terr@fon, q La caravane côtoya ensuite la rive gauche du Mississipi, traversa les petirgise ; Li rivières St. François et du Rum et arriva à la chute St. Antoine le 29, va gon av midi. La chute St. Antoine n’a que 16 ou 17 pieds de hauteur ; elle estawait fait environ deux lieues plus haut que le fort Snelling. L’évêque de Juliopolis: . L'évês rendit le soir à St. Paul, trois lieues plus bas que ce fort et sur la rive gauctde.Bahi du Mississipi. Les habitans de cette place sont presque tous originaires ; éfsit disp la Rivière Rouge. Il y a une petite chapelle dédiée à St. Paul: c’est; pas un nom du patron de cette chapelle qu’est venu le nom de la place. Il y dit lévêque messe le lendemain, 30 juillet. Mr Galtier qui dessert le poste de St. Paul: vsit ent celui de St. Pierre sur la rive droite du Mississipi à l’entrée de la Rivière Sa@gôt,il e Pierre, était à Dubuque. Sur la rivière St. Pierre, il y a des villages siouf@n, ar Un prêtre du diocèse de Dubuque, M. Ravoux, demeure au milieu d’eux d@#ec s0 puis trois ans ; il a appris leur langue, dans laquelle il a composé un cat Qhitta D chisme, qu’il a feitimprimer. Un second prêtre, M. Godfert, lui a été adjoi Cat le au mois d’août dernier. Le lundi, 1er. août, l’évèque de Juliopolis se rent @slena 4 vis-à-vis la Rivière St. Pierre et aussi du fort Snelling qui est sur la mêr lise, se rive droite, traversa le Mississipi et alla s’emparer de la maison de M. Galiit attaché où il n’y avait personne. Le lendemain, il arriva un bateau à vapeur s St Lo lequel était M. Galtier, qu'il ne put voir que quelques heures, ne voular M. Del pas perdre l’occasion du bateau qui repartit le même jour. en dilig L’évêque de Juliopolis descendit le Mississipi environ 300 milles, arriva mnêpse la Prairie du Chien à 9 heures du soir le lendemain, 2 août; il passa la nu @ cond à bord, le jeudi il alla voir M. Cretin, prêtre de Lyon, vicaire général à t@nia de l’évêque de Dubuque et homme très aimable. Quittant cette ville vers ne: 1éÀ se heures et parcourant 65 milles,il arriva vers 5 heures du soir à Dubuque,vil @8nvo; encore nouvelle,adossée 4 une côte très élevée, comme sont presque parto amené les bords du Mississipi. Elle est le siége épiscopal de Mgr. M. Loras, à Le. dommage ; ils domandèrent seulement un peu de poudre et quelques balle e S our tuer des animaux en s’en retournant; chacun leur en donna un pel pue: ‘évêque de Juliopolis leur dit : “retournez dans votre pays,les Sioux ne vou QU! L ont point fait du mal, au moins dernièrement. Le grand maître défend à “ u
tuer ses semblables sans raisons. Vous êtes en petit nombre et vous pour pe di riez vous faire tous tuer.’ Nous ne vous donnerions pas de munitions, : /BR74U nous savions que vous dûssiez aller attaquer les Sioux. Nous allons dar To 1) leur pays, uous autres, et s’ils savent qu’ils ont été tués avec des balles ue, nous vous avons données;’ils se vengeront sur nous.” Il paraît qu'ils | PA suivirent pas ce conseil, car ce sont probablement quatre de cette band .
qui allèrent voler des chevaux, dans un camp de Sioux, quelques jour ; plus tard, et qui furent tués tous quatre ; ils tuërent nn Sioux en se défe Dont dant, C’est ce que l’évêque de Juliopolis apprit en embarquant sur le bi ab teau-à-vapeur, à la rivière St. Pierre. Dans ce moment là, les Sciouxt Le les Sauteurs s’assemblèrent au fort Snelling pour faire la paix ; ile la fire ”
nai ss en effet quelquss jours plus tard. Elle n’est pas ordinairement de longi pe durée.
un bout à ter Mon, qui reçut l’évêque de Juliopolis avec la politesse et la cordialité fran- Aversa les petit ise ; Là il apprit que la Supérieure Générale de l’ordre de St. Joseph de Loine le 29, mn avait donné une réponse négative à la demande que Mgr. Loras lui uteur ; elle estagait faite de trois de ses filles pour la Rivière Rouge. | e de Juliopolis: L'évêque Loras avait amené de Philadelphie, en revenant du concile ur la rive gaucde Bahimore, en 1843, cinq religieuses, et en attendait encore quatorze ;, il 8 originaires ; éféit disposé à en donner trois à l’évêque de Juliopolis,mais elles ne parlaient Paul : c’est; pas un mot de français ; ce qui fut un obstacle insurmontable, néanmoins, lace. Il y dit évêque de Juliopolis ne renonça pas tout à fait à en prendre, sil ne pouste de St. Paul: wait en trouver ailleurs, qui pariassent français et anglais. Le dimanche 6 de la Rivière s a@ôt,il eut le plaisir,au sortir de la messe,de trouver à Pévéché, Mer. Eccleses villages siouf@n, archevêque de Baltimore, qui voyageait pour sa santé et qui se rendait, milieu d’eux d@ÿec son grand vicaire, M. Deluol, à St. Louis. L’évêque de Juliopolis Pmposé un cati Qhitta Dubuque le mercredi, coucha à Galena, distant de 26 milles, et arlui a été adjoi riwa le dimanche soir, 13 août, à St. Louis, trop tard pour débarquer. De liopolis se ren Caloun à St. Louis,il y a 405 milles.(1) Le lendemain,l’évêque de Juliopoest sur la mêr lis. se fit conduire à l’évéché, où il fut reçu par les prêtres ‘qui y sont on de M. Gali attachés. Mgr. P. R. Kenrick, coadjuteur, maintenant évêque de bu à vapeur s St Louis, était allé à Kaskaskia, à 81 milles, avec Mgr. l'archevêque et ires, ne voula M, Deluol,ils arrivèrent tous le lundi 14, après midi. L’archevêque partit endiligence à 4 heures du matin, le 15. L’évêque de Juliopolis chanta la D milles, arriva messe pontificalement ce jour là, fête de l’Assomption,qui y eet d'obligation ; ÿ il passa la nu le Goadjuteur alla donner la confirmation à Kahokia. L’évêque de Juliopolis aire général 6 ténita de se procurer des sœurs de St. Joseph, dont il existe une communaue ville vers ne t@À sept milles de la ville ; n’ayant pu s’arranger, il renonça à l'espérance à Dubuque,vil d'énvoyer des institutrices à la Rivière Rouge, par les voitures qui l'avaient | presque parta mené, et écrivit à ses gens de s’en retourner aussitôt qu’ils seraient prêts. r M. Loras, à Mgr.le coadjuteur de St.Louis lui fit visiter les établissemens de la ville,l’université des Jésuites, deux asyles d’orphelins, tenus par des sœurs de charité, quelques balle, Æinsi que l’hôpital, le couvent des dames du Sacré Cœur, et, comblé de pon donva un peu Jitesses,il quitta St. Louis le 22,accompagné de plusieurs RR. PP. Jésuites, >» Sioux ne vou Qui se rendaient à Cincinnati, pour l’ouverture des classes. Embarqué aître défend d “é un bâteau-à-vapeur, il descendit le Missiesipi, (180 miles) jusqu’à l’en-
= ne
e et vous pou ffée de l’Ohio, qu’il remonta (378 milles) pour arriver à Louisville, où il déle munitions, : Parqua le 25 août. L’evêque de Julioplis vit le vénérable évêque de Louisville, us allons dan — — c des balles qu 4 (1) Les eaux du Mississipi qui se gonflent considérablement, dans les paraît qu'ils n Mois de juin et juillet, deviennent ensuite très basses, de manière que les de cette band . teaux-à-vapeur s’échouent souvent sur le sable. Celui sur lequel l’évêque quelques jour 8e Juliopolis s'était embarqué à Dubuque, s'appelait Rapids. Il perdit son 1x en se défer Æxistence et son nom,dans le 2nd rapide du Mississipi. Il était considérableuant sur le bi ent chargé de plomb. Malgré la précaution,que prit le capitaine, de char- » les Sciouxe «fer un chaland de ce plomb, au haut du rapile, son bateau donna sur IX ÿ ile la fire”#line roche qui entra dedans ; il ne put pas caller, mais il demeura là. Les ent de long Passagers qui eurent une bonne peur, furent reçus par un bateau qui passa ans le (ems du naufrege.
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Mgr.B.J.Flaget,lui demanda des religieuses de Lorette sans en obtenir, pare( : 4
qu’elles ne sont pas assez numbieuses. Traité avec beaucoup de politesse, y
l’évêque et les prêtres, il quitta Louisville le 27, et arriva le 28 à Cincinnaïff en remontant l’Ohio encore,(131 milles); ce qui faisait 689 milles depuis $ 8
Le coadjuteur de Louisville était en Europe, ainsi que l’évêque (if Cincinnati, Mgr. Purcell. Il logea au collége de St. Frs.Xavier,tenu par l: 4 Jésuites, qui avaient voyagé avec lui depuis St, Louis. On lui avait indiqui à Cincinnati, une communauté de religieuses, originaires de Belgiqw: L’évèque de Juliopolis fit sa demande à la supérieure qui répordit qu*e ?
Louis.
n'avait pas de sujets en assez grand nombre, pour lui en douner, mi qu’elle pensait que la maison-mère à Narur lui en donnerait ; il prit les ir
formations qu’il crut nécessaires pour agir en cas de besvin, promettant un.
réponse définitive après son arrivée en Canada, et quitta Cincinnati e stage le mercredi 24 août, pour arriver à Cleveland, sur le lac Erié le ve dredi suivant, et en marchant jour et nuit. La première nuit, sur un cle min très uni, un des chevaux prit l’épouvante et entraîna les autres à | course dans un trou, au bas d’une côte ; la voiture versa avec violence, ch: cun pouvait craindre pour sa vie et, grâces à Dieu, de huit personnes qu’el: contenait, aucune ne fut blessée. Pour sa part, l’évêque de Juliopoli alla se frapper rudement la tête sur un des poteaux de la portière, et en fu quitte pour une contusion. Ceci se passait dans un lieu très éloigné de maisons, heureusement que, peu de tems après, il passa deux autres dil: gences qui allaient aussi à Cleveland, et qui avaient assez de places pou lee huit personnages qui se trouvaient sur lechemin. Le lendemain, jeuti les voyageurs se trouvèrent à Colombus pour déjeûner. Cette ville est la ca pitale de l’état de l'Ohio, elle est peu considérable et située au milieu de terres. En voyageant dans ce pays, depuis Dubuque, on voit que tout es nouveau, les chemins, les champs, les villes, tout est encore jeune, mar d’une vigoureuse jeunesse. Le vendredi soir, les voyageurs crrivérent i Cleveland, sur le lac Erie, cette ville élève aussi sa jeune tête avec orgueil la distance entre Cincinnati et Cleveland, est de 252 milles. Le samedi: 8 heures du metin, tous lès voyageurs, artivés de différens côtés, s’embar quèrent sur un bateau-à-vapeur, et arrivèrent la nuit suivante à Buffalo, ayant purcouru 193 milles, depuis Cleveland. L’évêque di Juliopolis y passa ce jour là, qui était dimanche, y dit la messe pou les Allemands, et assista à celle des frlandais, chantée par le curé du lieu M. W. Whelan. Le lundi 4, il fit le trajet de Buffalo à Niagara, en rail road (22 milles). Après le diner,le même char le conduisit à Lewiston (° milles), où l’on prend un bâteau-à-vapeur. Vers 7 heures du soir, il étai à Toronto (44 mie L’évêque de Juliopolis ne débarqua pas, ayant appris à Buffalo, que Mgr. Power était au Détroit. Le bâteau-à-vapeur tou cha à plusieurs places, chaque coté du lac, et arriva à Kingston, vers : heures du matin, 6 septembre ; ayant fait 220 milles depuis Toronto. L’hvêque de Juliopolis débarqua et dit la inesse. Mr. Phelan, consacré le
fm ms =
3 septembre, .
ut de s Je voul commu Jes soul évêque fautés, vues, 0 satisfai qui est tive de tout le sienne sans n "+ ontr trices.s c'était
pue qu n’ê særvice L’é
s de Belgiqu
en douner, mi t5 il prit les ir promettant ur Cincinnati e ac Erié le ver it, sur un che les autres à | violence, ch:
Personnes qu’el de Juliopoli ière, et en fu Ès éloigné de ix autres di}.
e places pou:
demain, jeu » ville est la ca au milieu de it que tout er e jeune, mai rs arrivèrent Ie avec orgueil Le samedi à Ôôtés, s’embar.
e 3 septembre, L’évêéque à a niesse pou e curé du lieu igara, en rail:
à Lewiston (!
à soir, il étai pas, ayant ap à-vapeur tou:
ngston, vers ‘ oronto. L’£.
, consacré le
n obtenir,parc( de politesse, py 28 à Cincinnaf milles depuis $!!
que l’évêque (4 vier,tenu par |e4 lui avait indiqu!
épondit qu’.
: beuf jours pour consulter Dieu et à
vendredi suivant, 8 septembre, et il se rembarqua à 9 heures, et le lendeain à S heures il était à Montréal, ayant fait depuis Kingston 209 milles, Iparcourut 180 milles pour se rendre à Québec,ce qui fait 2,497 milles ou | 24 lieues, de route parcourue par l’évêque de Juliopolis ; à partir du brt Snelling ou riviere St. Pierre, ou encore de la chüûte St. Antoine, qui est 2 lieues plus haut que le fort.(2) Toute sa dépense pour payer ses repas et voitures sur terre et sur l’eau, monte, sauf erreur, à £13 7 0, ce qui fait ir qu’on voyage à bon marché dans les Etatr-Unis. | Le plaisir inné, qu'éprouvent les hommes, en revoyant le pays qui leur à donné naissance, ne fit pas oublier, à l’évêque de J uliopolis, le grand ut de son voyage,qui était de procurer,à son pays adoptif, des institutrices. Ne voulant pas de religieuses cloitrées, il ne pouvait s'adresser qu'aux deux Communautés des sœurs Crises et de la Congrégation de Montréal, qui sont ls sules du pays qui ne soient pas tenues à la clôture. Mgr. Ig. Bourget, évêque de Montréal, auquel il s’adressa, comme supérieur de ces commufautés, lui indiqua celle des Sœurs Grises, comme propre à remplir ses Yues, qui étaient de faire une école d’industrie, et qui pourrait, par la suite, satisfaire un autre besoin du pays ; celui de prendre soin des pauvres, ce qui est leur principal but. L’évêque de Juliopolis se réjouit de la perspective de trouver ce qu’il cherchait, dans une communauté, dont il connaissait tout le mérite. Comme elle n’avait qu’une seule maison, hore de la sienne, dans le pays, elle pouvait plus facilement lui fournir des sujets, sans nuire à ses besoins intérieurs. Au lieu que la Congrégation ayant un nd nombre de maisons d’éducation, dans les diocèses de Québec, de Montréal, et même de Kingston, elles n'auraient pu lui donner des institutrices,sans se gêner,ou du moins,sans retarder des établissemens dans le pays; c’était pourtant sur cette commynauté qu’il avait porté ses vues, ne sachant as que les SœursGrises se livrassent aussi à l’éducation.fl se trouva heureux de n’être pas dans la nécessité de faire sa demande,et en cela il crut rendre ærvice à sa patrie,en lui laissant trois ou quatre institutrices de plus. L’évêque de Montréal traita d’abord avee la communauté le projet de cet établissement lointain,et l’évêque de Juliopolis, comptant sur la bonne volonté
des Sœurs Grises,leur écrivit le 19 octobre pour leur demander trois sujets ca-
pables de former à la Rivière Rouge une Maison de leur Institut,s”engageant, de son côté,à fonder et doter la nouvelle eommunauté.Cette affaire était pour ces bonnes Sœurs trop importante pour se décider sur le champ. Elles prirent
assurer de sa sainte volonté.Pendant donc fout ce tems il se fit de ferventes prières, tant dans la communauté que dans les salles des pauvres et des orphelines, afin d’obtenir les lumières de l'Es-
———, a mr comte
(2) On peut supposer 160 lieues de St. Boniface à la chûte St. Antoine, ce qui donne 5 lieues par jour ; car sur les quarante jours qui s’écoulèrent depuis le 19 juin au 29 juillet, il faut en retrancher huit, pendant lesquels on ne marcha point du tout. Il reste 32 qui, multipliés par cing, donnent
Qu, ajoutant 160 à 8324 on aura 9924 lieues de route de St, Boniface à uébec,
prit-Saint, La neuvaine terminée, le conseil, chargé de faire les affaires ma- Jeures de cette communauté, s’assembla le 30 octobre et il y fut décidé que lon se chargerait de cette fondation qui offrait au zèle et au dévouement un vaste champ, et qu’au lieu de trois sujets il en faudrait donner quatre. [ ne restait plus qu’à faire le choix des quatre fondatrices. Pour ne pas se tromper dans un choix si important, l’on recourut de nouveau au ciel ; et pendant neuf jours les prières continuèrent dans tout l’hôpital, afin qu'il plût au Seigneur de désigner celles qu’il appelait à aller si loin exercer leur charité. De si sages précautions et tant de prières devaient toucher le cœur de celui qui déclare dans l’Ecriture qu’il est venu sur la terre apporter le feu de la charité, et que son désir est de le répandre partout, Le sept novembre, le conseil des douze s’étant de nouveau assemblé, il nomma, pour aller fonder une maison de l'institut des Sœurs de Charité à St. Boniface de la Rivière Rouge, les Sœurs Valade, Lagrave, Coutlée dite St. Joseph et Lafrance. Ces vertueuses filles, après y avoir sérieusement p°nsé devant Dieu pendant neuf jours, voyant dans l’élection du conseil une marque de la volonté de Dieu qui les appelait à cette mission lointaine, s’y soumirent avec joie et courage. Aussitôt qu’elles eurent fait leur sacrifice, le conseil s’assembla pour procéder à la formation de la nouvelle communauté en fesant l’élection des officières :
La Sr, Marie Louise Valade, née à Ste. Anne des Plaines le 26 décembre 1808, professe depuis le 21 octobre 1828, fut nommée supérieure ;
La Sr. Marie Margnerite Fulalie Lagrave, née le 2 mai 1805 à St. Charles de la rivière Chambly, pre.csse depuis le 23 décembre 1823, fut nommée assistante ;
La Sr. Anastasie Gertrude Coutlée dite de St. Joseph, née aux Cèdres le 15 novembre 1819, professe depuis le 1er. juin 1838, fut nommée maîtresse deg novices ;
La Sr. Marie Edwige Lafrance, née à la Point:-aux-Trembles de Québec le 13 mai 1815, profusse depuis le 13 juillet 1840, fut adjointe aux premières selon le désir de la communauté. .
L’évêque de Juliopolis étant assuré d’avoir des Sœurs Grises, écrivit à Dubuque pour remercier le vénérable évèque de cette ville de la bonne volonté qu’il lui avait témoignée à son passage, et encore depuis par lettre, de lui procurer trois des institutrices qu’il avait 1menées de Philade)phie. Il écrivit aussi à Cincinnati, aux Sœurs Notre-Dame de cette vilie, pour leur annoncer qu'ayant trouvé à Montréal les institutrices qu'il Chapabapt Le tenterait pas de s’en procurer de leur institut en faisant sa demande à Namur, #ælon qu’il en était convenu avec elles ; il les remercia de leur zèle et empressement à voler au bout du monde pour procurer la gloire de pan.
L'évêque de Juliopo!is fit ensuite des arrangemens avec Sir George impson pour le passage de quatre religieuses et de deux prêtres : ce gent pan se chargea de les faire rendre à la Rivière Rouge. Par-là le but du voyag de l’évêque de Juliopolis se trouvait rompt til spa deux prêtres et quatre religiouses, ce qui suffisait aux hesoins du moment. ” |
On apprit, ui de tems après, que M. F. N. Blanchet, missionnaire 6e Colombie, avait été promu à l’épiscopat. [’évêque de Juliopolis s'intér
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que l’évi efficacer qui cess cembre, pagnon :
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qu’elles étant sé nada ; | sionnair due de La p ques.
Le 1 torgne en bois sur la en pier et sur |( ilyen sauvage même établie Out wesley partag sion de a Moos quente Laplui chet, à Rivièrd nds le pays ren,
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de celui u dela bre, le fonder Rivière ce. Ces ant neuf de Dieu ourage.
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écrivit à nne vottre, de »e, Iléur leur ne ten- Nanur, et em- \P
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DANS LE TERRITOIRE DE LA BAIT D'HUDSON. 3i
au progrès de la religion dans ce nouveau vicariat apostolïque. Il fallait aussi des institutrices, des prêtres et les moyens de les soutenir ; les évêques de Québec et de Montréal jugèrent à propos de mettre ce vicariat en relation avec l’Europe, d’où il pourrait tirer des secours et des prêtres plus facilement que du Canada, qui manque des uns et des autre. Dès lors il fut décidé que l’évêque de Juliopolis ferait le voyage d'Europe afin de s’occuper plus efficacement des besoins de sa propre mission et de ceux de la Colombie, qui cessait d’en faire partie. Son départ de Boston, d’abord fixé au 16 décembre, fut remis au 1er. janvier 1844, tems où il! pourrait avoir un compagnon de voyage, ce qu’il n’aurait pas eu en partant le 16.
M. F, N. Blanchet n2 pourra apprendre ea promotion à l’épiscopat que vers le commencement de novembre 1844 ; il ne recevra que vers le mois de février ou mars 1845, ce qui lui est nécessaire pour sa consécration, comme crosse, mître, bagne, etc.; il faudra ensuite qu’il aille chercher un évêque consécrateur, probablement aux Isles Sandwich. Pour peu qu’il éprouve de retard, il pourrait bien atteindre 1846 avant qu’il soit sacré et de retour à la Colombie. On voit par-là qu’il devient nécessaire de faire pour lui des démarches qu’il ferait trop tard lui-même, et que ces missions souffriraient plus qu’elles ne tireraient d’avantage du nouvel ordre de chose ; car ce vicariat étant séparé de l'évêché de Québec, on n’y enverra plus de prêtres du Canada ; par-là ii serait, pendant trois ou quatre ans,sans recevoir d'autres mis- Slonnaires, qui sont cependant si nécessaires pour parcourir l’immense étendue de pays livrée à leur zèle,
La population de la Rivière Rouge est d’environ 5500 dont 3175 catholiques. Il y a 730 maisons habitées.
Le ler. ministre de l’Eglise établie arriva à la Rivière Rouge dans l’automne de 1820.T! bâtit la 1ère. chapelle dédiée au culte protestant; elle était en bois et située à environ deux milles plus bas que la Rivière Assiniboine et sur la rive gauche de la Rivière Rouge: elle a été remplacée par une église en pierre en 1832.11 y a deux autres chapelles en bois,plus bas que la 1ère. et sur le mêmo côté de la rivière. Plus bas que ces trois et sur la rive droite il yen a une autre en bois aussi, autour de laquelle il y a un petit village Sauvage ; un ministre demeure dans ce village. Trois autres ministres de la même croyance exercent leur zèle au milieu de la population protestante établie sur les bords de la Rivière Rougeselle est composée de 2345 individus.
Outre les miaistres de l’église établie, il y a quatre ministres méthodisteswesleyens, venus tous quatre en 1540. En hommes courageux, ils se sont partagé l’immense territoire de la Baie d'Hudson et ont entrepris la conversion des Sauvages, par tous les coins du pays: M. George Barnley s’est fixé à Moose, sur la baie James,et exerce son zèle auprès des Sauvages qui fréquentent ce poste. M. William Mason a été chargé du département du lac Lapluie et de la rivière Winipick. M... Evans réside à la rivière au Bro-
chat, cu fond du lac Winipick. Enfin M. T. Rundle a eu en partage la ivière Saskütshawan et places environnantes ; il demeure à Edmonton. Ces révérends Messieurs, n'ayant à peu près personne de leur croyance dans
le pays, travaillent à gagner des ouailles parmi les Sauvages de leurs arron. issemens.
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Ces notes, écrites à la hâte, seraient devenues plus intéressantes si le tems avait permis d’y joindre de plus amples détails sur l’histoire du pays et surtout sur les missions de la Rivière Rouge et de la Colombie. Ceux qui désireraient de plus amples informations, pourraient lire les Rapports des Missions imprimés à Québec;tous les ans depuis 1839 ; ils y trouveront les lettres des missionnaires de la Rivière Rouge et de la Colombie : lesquelles contiennent le récit de leurs travaux, voyages, difficultés et succès auprès des différentes tribus sauvages qu’ils ont commencé à évangéliser. Dans ce que l’on vient d’imprimer dans les Mélanges, on a eu principalement en vue de conserver un grand nombre de dates, qui s’oublient facilement et qu’on ne trouverait pas ailleurs. Dans cinquante ans, on aimera à les trouver et on les appréciera plus qu’aujourd’hui.