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celle des Sau. » DANS LE TERRITOIRE DE LA BAIE D'HUDSON. 17 tés tin. Quoique ceux-ci n’aient point persévéré longtems dans cette étude, ils pour compo.
k 4 nt néanmoins suffisamment instruits pour leur utilité, l’un deux fait mainneue Menant l’école; tous ayant appris le plain chant rendent service comme chan-. Shen: Let tres. M. Thibault fut chargé de desservir le poste de St. Boniface pendant l’abdictionnaire 4 nce de l’évêque de Juliopolis,depuis le 17 août 1835 jusqu’au 14 juin 1837 ; En qualité de ' glise était alors en construction, il fit finir les murs,lever le comble et couue qu ir en planches eten bardeaux ; ce fut pendant le même lapse de tems que nt PAF CEUX ie la chapelle de St. Paul dont les travaux furent dérigés par M. Bel- ; A urt. M. Thibault demeura plusieurs années avec l’évêque de Juliopolis,et ets fo la Prairie du Cheval Blanc de 1838 à 39: fl fit la mission de la
Belsourten: à aie des Canaris dans le Manitoba, en 1841. Il fit alors bâtir la mait. Paul, ceux @n qui sert de chapelle à ce poste, C’est lui qui a fait Pannée derrière ui ouvrit, en 1842 un voyage de six mois pendant lequel il alla jusqu’au pied de la fa- “ baptisa les Meuse Montagne de Roche, c’est lui qui est parti le 3 juillet de cette année Fe fois . ce 4843 pour pousser ses courses vers le Nord;afin de rendre service aux catho- 7 fiques nombreux.et aboudonnés de ces parages,c’est lui aussi,qui,à son retour e Winipick ;i sh 1844, doit être chargé d’aller, avec un autre prêtre, établir une mission confance de permanente dans une place qu’il doit désigner aux Sauvages comme un lieu sa visitéstous de rassemblement pour leur apprendre à connaître et à servir Dieu (le Grand « pays où tout Esprit ;) il parle bien les deux langues Sauteuse et Crise, ce qui l’attache au out excellent P8YS probablement pour longtems. | | fe ul. M. Bel. M: Joseph Arséne Mayrand, né à Deschambault le 3 mai 1811, élève qui était d’a. de Nicolet, ordonné prêtre le 6 avril 1838, monta la même année àla Rie collecter de vière Rouge. Il sejournaa, tantôt à St, Boniface, tantôt à St Paul pour étucirculaire de der le sauvage ; il fut en 1839 chargé de la direction de la Prairie du Cheval Blanc, ce qu’il a continué de faire jusqu’au départ de l’évêque de Julioséminaire de Plisle 19 juin 1843”; il quitta alors son poste pour se charger de celui de > prêtre le 1 St, Boniface.Il a appris passablement le Cris qu’il entend suffisamment pour. e école sur un l@servise de la mission.
t Crise qui ; M: Jean Edouard Darveau, né à Québec le 17 mars 1816, et élève du rie du Cheval Séminaire de la même ville, fut ordonné prêtre le 21 février 1841 et monta l'entendait et : Ke année. Il passa l’hiver avec M. Belcourt pour étudier la langue opulation, où suteuse dont il apprit beaucoup de mots pendant six mois qu’il demeura à vait ordinaire. St- Paul. Au printems 1842, il fut chargé de la mission de la Baie des en et arrêtar @anards dans le Lac Manitoba, ce qui ie mit dans la nécessité de parler Belcourt des. Sauvage. Îlest maintenant chargé de desservir la Prairie du Cheval Blanc, honta au prin- Band sa présence n’est pas nécessaire dans sa mission; en son absônce, M. Belcourt doit le remplacer.
16, élève du Enfin les deux prêtres quo l’évêque de Juliopolis s’attend à emmener avec septembre de Jui au printems (1844) sont M. Charles Olivier Caron, élève de Nicolet, né étudiaient le à Rivière du Loup, district des Trois-Rivières, le 24 octobre 1816, or-
nné prètre le 27 août 1842, et en ce moment vicaire aux Trois-Rivières.
de la Propa: autre est M. Louis Richer Laflèche, né à Ste. Anne de la Pérude, le 4:
ne allocation Mptembre 1818, [1 n’ést encore que diacre et profesee la rhétorique et le gÆc au séminaire de Nicolet où il a fait son cours d’études,
sé =
Voyage de l’Evêque de Juliopolis de la Rivière Rouge en Canada, ef de là à
Rome, de 1835 à 37. |
En 1835, l’évêque de Juliopolis descendit en Canada, avec l'intention
de passer en Europe, et d’uller jusqu’à Rome. Ce voyage ne fut pas en-
trepris pour voir du pays, mais uniquement afin de pourvoir plus amplement
aux bésoins des missions du Canada. Il avait reçu les années précédentes
plusieurs requêtes, de vingt ou trente familles Canadiennes, établies sur la HE P
Rivière Wallamette, affluent de la Colombie dans l’Orégon. Ces bonnes gens, en décrivant la beauté de leur pays, la fertilité de leurs terres, se plaignaient de manquer de prêtres, pour leur rappeler leurs devoirs de reli-
gon,pour instruire et baptiser leurs femmes et leurs enfans.Il montra celte re-
quête au gouverneur de l'hon. compagnie qui hivernait à la Rivière Rouge. Ce M. lui promit sur le champ de lui donner toutes les facilités en son pouvoir, et lui assura des passages par l’intérieur ou par mer. L’évêque voyant
que cette affaire prenait une si bonne tournure, résolut de s’en occuper ac- jé di
tivement. II lui fallait d’abord,la jurisdiction, car ses bulles bornaient la sienne à la Montagne de Roche.
Il décida son voyage pendant l’hiver de 1834 à 35, eten écrivit même à Québec, afin de préparer les voies à ce voyage, auquel on ne crut guère alors. [l quitta la Rivière Rouge le 17 août; arrivé à Montréal en octobre, il commença à s'occuper de sa mission. Ilifit connaître à l’évêque de Montréal, le besoin qu’il y avait de la visite d’un prêtre dans la Rivière des Ottawas, où il y avait déjà beaucoup de familles sans aucun secours de la religion. Les catholiques des environs du Fort Coulonge, ayant appris que l’évêque de Juliopolis devait descendre cette année là, guétaient son arrivée, afin de faire baptiser leurs enfans ; n’ayant pu se rendre au Fort pendant le peu de tems que l’évêque y séjourns, ils allaient à sa rencontre sur l’eau,où lui demandaient du rivage,s’il coucherait au portage duGrandCalumet,et s’il voudrait baptiser leurs enfans,le soir.La réponse ayant été affirmative,ces braves gens amenérent leurs enfans de tous côtés, et l'évêque en baptisa une quin: zaine, pendant la nuit. Ilsle priérent aussi de s’intéresser pour eux, auprès de l’évêque de Montréal, afin de leur procurer la visite d’un prêtre, ce qu’il leur promit de bon cœur. L’évêque de Juliopolis, s’étant acquitté de la commission dont il s’était chargé auprès de l’évêque de Montréal, celui-ci donna aussitôt, au prêtre le plus proche, l'ordre de pousser ses courses jusqu’au delà du Fort Coulonge. Il l’informa de plus, de la possibilité d'envoyer des prêtres à Témiskaming, où les Sauvages paraissaient disposés à écouter la parole de Dieu. Il sufisait d'indiquer à l’évêque
de Montréal, le moyen de faire connaître Dieu, à des nations qui . n’en avaient jamais entendu parler; quoique situées à une assez petite dis- , tance) pour que ce zété nasteur s’occupât aussitôt d'exécuter le projet suggé: .
ré,et dès l’année suivante 1836,deux prêtres furent envoyés jusqu’à Témis-
kaming,en évangélisant le long de leur route les catholiques qu’ile purent dé- :
couvrir. Depuis 1836, le poste de Témiskaming et môme celui d’Abbitibi, un peu plus tard, ont été visités par des missionnaires. De Montréal l’é-
vêque de Juliopolis se rendit à Québec, d’où devait être le point de départ ÿ
Îl lui fallait de plus des prêtres et de l’argent. .ff,;
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DANS LE TÉRRITOIRE DE LA BAIE D'HUDSON-. 19 ur l'Europ:. Avant de quitter Montréal, il avait signé, conjointement ec le clergé du district, une requête au Pape, demandant Pérection de
ntréal en évêché. Rendu à Québec, il exposa l’état des missions de la ivière Rouge, la nécessité de procurer les secours de la religion, aux habis de la Colombie, qui tendaient les bras au Canada. Il exposa aussi, qu’il lait grandement tes de travailler à la conversion des Sauvages duSt.Mau- . Pour subvenir aux besoins de ces missions en contemplation, il fallait l'argent. Alors;il pressa l’évêque de Québec,de demander äRomel établissent de l’association de la Propagation de la Foi,‘pour son diocèse. L évêque dé Québec, auquel il suffisait de montrer du bien à fatre, acquiesça à toutes B suggestions de l’évêque de Juliopolis. La jurisdiction sur la Colombie Ait demandée au Pape et ohtenue, ainsi que l'établissement de la Piopagaiôn de la Foi. Elle fut établie en 1836, et donna des secours, pour comfencer et continuer les diverses missions, qui se sont faites depuis, dans és différentes parties du diocèse de Québec. Il fallait enfin décider le déprt, qui souffrait quelques objections. M. Jacques Lebourdais, curé de la Mvière du Loup, leva les difficultés pécuniaires, en offrant de payer les frais du voyage de l’évêque de Juliopolis, pouvu qu’il fût son compagnon et eût, par là la satisfaction de faire le voyage d'Europe. Son offre fut acceptée ; les autres difficultés s’applanirent, et le départ pour l’Europe eut lieu, “dé Montreal, le 25 novembre 1835. Les deux voyageurs s’embarquèrent à
ew York le 1er décembre, et après une heureuse traversée, ils débarquèpt à Liverpool le 26, et arrivèrent à Londres le 30 décembre... Ayant
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expédié ses affaires, l’évêque de Juliopolis quitta Londres le 20 janvier, et arriva à Paris le 25. Logé aux missions étrangères, il fit aussitôt connais-
sance avec les membres du Conseil de la Propagation, qui ne lui avaient rien alloué cette année là, parcequ'il n’avait point reçu d’informations de sa part. Il assista à une assemblée du conéeil, fit connaître l’état de ses missions et le besoin qu’elles avaient d’être assistées. Il fit, à Paris, plusieurs autres connaissances, qui lui ont bien servi par‘la suite. De Paris, il se dirigea sur Lyon, où il assista aussi à une assemblée du Conseil, et fit cun- Mâîlre sa position critique. Depuis cette époque, il a toujours reçu une allocation tous les ans. :
« De Lyon, les voyageurs se rendirent, par un bâteau à vapeur, à Avignon délà, par terre, à Marseille, où ils passèrent le dimanche de la Quinquasime le 14 fivrier, le lendemain ils quittérent Marseille, sur le bâteau arie Christine, qui les déposa à Gênes, le mardi-gras ; purtis de Gênes, mercredi des cendres, ils étaient le lendemain matin à Livourne, après oir essuyé une furieuse tempête, pendant la nuit. Enfin, le 1er dimanche carême, ils débarquèrent à Civita Vecchia, et le lendemain, le 22 vrier, ils se rendirent, par terre, à Rome. L’évêque de Juliopolis fit
médiatement connaissance avec le secrétaire de la Propagande, Mer. noine Maius, inaintenant cardinal, et eut plusieurs entretiens avec Son minence, le cardinal Fransoni, qui en était nréfet ; il sollicita l’expédition affaires du Canada, pendantes en cour de Rome, et suivit surtout de » l’importante affaire de l'érection de l’évêché de Montréal. 11 donna,
x NOTICE SUR LA RIVIÈRE ROUGE à la demande de la Propagande, des notes sur la ville et le district de Monk réal ; elies tendaient à faire connaître que le futur évêché se trouveri pourvu d’une cathédrale,d’un palais épiscopal,de séminaires et colléges pol préparer les élèves du sanctuaire, de maisons d'éducation pour les personne À du sexe, et d’hôpitaux pour soulager l'humanité souffrante. Ces notes f1 10 “rent imprimées et envoyées aux Cardinaux, avant la congrégation, x devait avoir lieu le 21 mars. Ce fat dans cette congrégation que li rection fut décidée ; le Pape l’approuva le dimanche suivant, et les Bre en furent expédiés plus tard. Mgr. Provencher se trouva à Rome, pour | semaine sainte, et eût la facilité d’en suivre les imposantes cérémon ies. Il assista, le. jour de Pâques, à la messe célébrée par le Pape # à St. Pierre L’évèque de Juliopoils, saisi d’un religieux respect M que n'inspirait pourtant pas la foule des spectateurs, composée d’étranger :
au pays et au culte, pour la plupart, se disait à lui-même, qu'il fallait alle @ au ciel, pour voir quelque chose qui élèvât plus l’âme; mais en mêm #
tems, il disait à Dieu: “Dans ce temple, qui est la merveille du monde, o vous adore avec moins de respect apparent,qu’à l’autre bout'de la terre, sou des toits de chaum>”?. Accueilli du Pape,avec une tendresse toute paternelk il reçut, de sa main, un superbe calice en vermeil ; consaeré par lui-même et donné comme un souvenir, ce sont ses paroles. A la dernière visite qui eut l’honneur de lui faire, il lui demanda sa bénédiction au nom des évéques, du clergé, du peuple, et des Sauvages du Canada, il la reçut à genoux et ensuite le Pape l’embrassa avec la tendresse d’un père pour un enfant Il reçut mile piastres de la Propagande, et autant de livres qu’il en voulu prendre. Ayant visité les principaux monumens de Rome, 1} quitta la vilk éternelle le 9 avril ; il gagoa la Lombardie ; il.admira la belle église de St Charles à Milan,où il se trouva le dimanche 17; de là il se rendit au Simplon,i Genève, et.arriva à Lyon,le dimanche marin 24 ; et à Paris dans le cours de la semaine suivante. Le 13 mai,il quitta Paris, pour se rendre au Hâvre le lendemain samedi ; le lundi 16, il s’embarqua sur le paquebot Lefrançois ler, arriva à New York vers le 10, et à Montréal le 16 juin, son voyage ayant duré moins de six mois ; ce qui avait suffi pour,ex pédier les affaires qu’il avait en vue, et rendre un important service à Ses miISsIOn£, en faisant connaître leur état actuel, espérance qu’elles donnaient et le besoin qu’elles avaient d’être secourues au spirituel et au temporel; ainsi l’évêque de Juliopolis avait pleinement atteint son but. Comme nous l’avons dit plus haut, le passage gratis de deux prêtres, sur les canots de la l’hon. compagnie, avait été donné pour 1836. Malheureusement, l’évèque de Québec ne se trouva pas en mesure d’en profiter, ce qui retarda de deux ans, la mission de la Colombie. L’Ottawa et Témiskaming recevaient, cette année là même 1836, la visite de deux missionnaires. Abbitibi, qui # fait partie de la jurisdiction de l’évêque de Juliopolis, devait bientôt avoir . L part au même bienfait. On prenait, à Québec, des mesures pour faire éyangéliser les Sauvages du St. Maurice. La propagation de Lyon subve- … agit aux besoins de la Rivière Rouge, et était disposée à en faire autant # le fo pour Ja Colombie ; aussitôt qu'elle serait informée que des missionnaires Y
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Les missions intérieures allaient être secourues par la
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ontréal, en 1838. Quoique l’évêque de Juliopolis ne fût pas l’auteur de s ces arrangemens, il avait, néanmoins, contribué à tous, plus ou moins ; he lui manquait plus que deux prêtres, pour la Colombie. Il passa le te de l’année en Canada, et s’occupa de cette importante affaire. Il uva d’abord M. Modeste Demers, né le 11 octobre 1809, à St. Nicolas,. êve du séminaire de Québec, ordonné prêtre le 7 février 1836, et alors vicaire aux Trois Pistoles. Plus tard, il se procura M. F: N. Blanchet, né: L St. Pierre, rivière du Sud,le 3 septembre,ordonné prêtre le 18 juillet 1819, alors curé des Cèdres. Il se trouvait avec deux prêtres zélés,prêts à partir ju printems 1837. Malheureusement le passage fut refusé pour la Colombie. . Demers monta, avec l’évêque de Juliopolis,. pour la mission de la Ri- Vière Rouge, et M. Blanchet resta aux Cèdres. Le printems suivant 1838, le passage qui avait été refusé, l’année précédente fut accordé; et M. Blanjhet se mit en route pour la Colombie. Il partit de Montréal le 3 mai 1838, et arriva à la Rivière Rouge le 5 juin, estimant à 700 lieues la route qu’il venait de parcourir. Il quitta la Rivière Rouge le 10 juillet, se rendit à la Rivière au Brochet d’où il partit le 26, il remonta la Rivière Saskatcha- Wan jusqu’à Edmonton où il arriva le 6 septembre, delà il alla acheval au Fort Assiniboine sur la Rivière Athabaska. Il laissa ce poste le 16 en barge, le 28 il découvrit la fameuse montagne de roche, sur la cîme de lauelle il était le 10 octobre, se croyant alors à 1400 lieues de Montréal. De uni encore environ 400 lieues de route sur la dangereuse Colombie H arriva à Vancouver le 24 Nov. estimant toute sa route à 1856 lieues. M. Mayrand qui l’avait accompagné, resta à la Rivière Rouge, et M. Demers reprit sa premiere destination qui était la Colombie. Depuis l’établissement de la inission de la Colombie, objet de ses plus chers désirs, l’évêque de Juliopolis resta à la Rivière Rouge, où il était arrivé le 14 juin 1937, au retour de son voyage d'Europe. Il s’occupa du soin d’étendre:les excursions des missionnaires,comme on l’a vu plus haut. M. Blanchet. demandait des prêtres depuis son arrivée à la Colombie.N’ayant pu leur obtenir des passages, par l’intérieur, Mgr. de Québec se détermina à les envoyer par la voie de Boston. Ces deux prêtres furent. M. J. Bte. Zacharie Bolduc, né le 30 novembre 1818, à St. Joachim, ordonné prêtre le 22 août 1841, et M. Antoine Langlois, né à St. François, rivière du Sud, le 10:novembre 1812, et ordonné prêtre le ler. mai 1838. Ils s’embarquèrent à Boston le 12 septembre 1841,et le 29 décembre ils débarquèreut à Valparaiso ‘fans le Chili; ils en partirent le 5 mars et débarquérent le 7 avril aux îles ‘ ambier ; ils les quittèrent le 12. et arrivèrent le 4 mai, jour de l’Ascension, “à Tahiti, Isles Marquises ; ils en partirent le 20 mai pour les Isles Sandwich, où ils abordèrent le 20 juin, à l’isle Oahu (hoaou); le 18 aoûtiils s’embarquèrent sur la barge Cawlitz, appartenant à l'hon. Compagnie ; le 12 septembre,
hs mirent pied à terre à l’entrée de la Colombie, dans le lieu où était autrefois
le fort George ou Astona. Delà à Vancouver il y a environ 30 lieues, distance au’ils narcoururent en canot ; ils arrivèrent le 15 septembre à Van-
couver, et le 17 à Wallamette. Ces deux intrépides voyageurs joignireg
alors, comme missionnaires, leurs travaux à ceux de M. F. N. Blanchet M. Modeste Demers, qui travaillait depuis le 24 novembre 1838 à rap ler aux catholiques, presque tous Canadiens, les principes de leur religio à les apprendre à leurs femmes et à leurs enfans, et enfin à faire connaît Dieu aux Sauvages infidèles du pays. Il leur fallut, pour ainsi dire, se mr tiplier afin de se transporter en plusieurs places et empêcher par-là les diffé rentes tribus sauvages de se laisser entraîner aux prédications des ministr
venus d'Amérique. MM. Langlois et Bolduc fournirent le moyen de fa: plus aisément face à l'ennemi.
ont administrés depuis leur arrivée, en 1839 309. ! vent 1840 104. où trans 1841 510. ‘uvée 4 1842 ———965. avec ab 1843 653. probable n’était Total, 2541. \d* pas
Au mois d’août,arrivèrent les bulles qui érigeaient Montreal en évêché erdit dem transféraient à ce nouveau siége Mgr. J. J. Lartigue, évêque de Telmesse “Pend La cérémonie imposante de la prise de possession de sa cathédrale eut lier&gvéque le 8 septembre de cette même année 1886 ; l’évéque de Juliopolis eut k jpstitutri satisfaction de l’introniser au milieu d’un clergé, composé d’une centaine de J'&gèque prêtres et d’une foule immense, accourue pour être témoin d'une cérémonie indiqua qu’on n’avait pas encore vue, à Momréal. L'’évêque de Juliopolis fit, à pyisqu’i cette occasion, un petit discours, qui fut imprimé dans la Minerve du 11'ifavait séptembre 1836. II félicita le nouvel évêque de Montréal, de devenir évêque démand de Ville-Marie, le jour de la naïssance de Marie, de ce qu’il devenait le dela Pr premier évèque de Montréal, à la demande de son clergé, ce qui lui don- néës, il nait une assurance de son respect et de sa soumission, Adressant la parole ‘êÿrer ti au clergé, il lui rappela sa demande au Pape, de l’automne précédent et, de Eta que pour être conséquent dans sa démarche, il devait rendre le fardeau de trouver épiscopat agréable et léger, à son nouvel évéque, par sa soumission et £a dé lui e conduite régulière. Puis enfin, s’adressant aux citoyens de Muntréal, il déman: les congratula de l’honneur qu’ils avaient dé voir leur ville devenir évêché, Québe et d’avoir pour leur évêque un de leurs concitoyens, dont le mérite et les Ne pot vertus leur étaient bien connus. | | x Et
En 1839, le 26 mars, la maison qu’il avait donnée, pour logement aux deux p tisserandes, brûla par accident ou plutôt par imprudence. On avait mis gêrent sécher du lin sur un poêle, ce lin prit feu, et dans la première frayeur, on me le jeta sur d’autre lin qui était près du poêle ; le feu se communiqua avec la @es ca rapidité de l'éclair. À peine les apprenties purent-elles se sauver, avec ce Qu le qu’elles avaient sur le corps ; leürs hardes et les fournitures de la boutique;tout, partit fut brûlé. C'était déjà une perte irréparanle pour plusieurs articles, dans Plairie un pays comme la Rivière Rouge. On avait apporté du Canada plu Pierre
de
VER Er 14
urs ustensils, qui furent détruits, et qu’on ne pouvait se procurer qu’au is d'octobre suivant.L’évêque de Juliopolis s’occupa à remonter cette bouque des principaux outils en les empruntant, et donna pour, logement une hie de sa maison. La perte la plus considérable,fut celle des portes et chassis l’église, qui avaient été déposés dans un bout de cette maison, qui ser. de boutique de menuisier. Cette maison de 50 pieds sur 28, était la ière qu’il avait bâtie à son arrivée,en 1818 ; elle avait été son logement uis cette époque jusqu’à Noël 1829. Alors,il commença à habiter la maide pierre, bâtie peu solidement, dont il a été question plus haut, et qui fut , sademeure jusqu’au ler, décembre 1849, qw’il commença à habiter celle gon dans a a bâtie au pignon de l’église, dans laquelle il a son logement, celui des
yageurs joignireÿ .N. Blanchet re 1838 à rap de leur religiy à faire connait insi dire, se mr; r par-]à les diff ns des ministrs e moyen de fa;
baptêmes qu'iSboles et une sacristie. Peu s’en fallut qüe la chapelle en bois, sur lagnelle l vent poussait la flamme, ne brûlât aussi ; le feu y prit à plusieurs fois et of transporta äilleurs tout ce qu’elle contenait. On peut dire qu’elle fut slvée avec des pelottes de neige, que la foule accourue de toute part, jeta avéc abondance sur la couverture, Si cette chapelle eut brûlée, il aurait pFobablement été impossible d'empêcher l’incendie de l’église «le pierre, qui n’était éloignée que de quelques pieds de la vieille sacristie. Dieu ne voulié pas détruire, en un instant, l’ouvrage de bien des années, et qui en au-
rdit demandé plusieurs pour le réparer.
#Pendant les années qui s’écoulèrent depuis son arrivée à la Rivière Rouge, l'évêque de Juliopolis s’occupa des moyens de procurer au pays de bonnes institutrices tirées de quelque ordre religieux : il avait écrit à ce sujet à Mgr. dcddhes lévèque d'Amiens, qu’il avait connu à Lyon ; en réponse, Sa Grandeur lui Juliopolis fit is indiqua des maisons-mêres à Paris et à Lyon. I] n’était guère plus avancé Minerve de A | uisqu il n'avait personne pour traiter cette affaire en Europe. Une autre fois venir événts il dvait écrit au vénérable é ’êque de Louisville, Mer. B. J. Flaget pour Jüi if de que demander des Sœurs de Lorette dont il avait eu connaissance par les Annales tee le de la Propagation de Lyon: il ne reçut pas de rénonse. Dans æes dernières anjen “4 Leu nébs, il s’adressa à Mgr. M. Loras, évêque de Dubrque, le priant de lui probrécéian et. rer trois ou quatre institutrices, tirées de quelque congrégation religieuse Aide de de Etats-Unis, Sa Grandeur lui répondit qu’-1le n’avait pas l'espérance de istonét Le trouver aux Etats-Unis les institutrices qu'il cherchait,mais qu'elle allait tâcher Motténl. 1 a" Ms obtenir de Pordre deSt.Joseph deLyon, en faisant dès le même jour sa at évêché, Dynte à RS il reçut une réponse négative. Mgr. de Mérite et les » qui fit une semblable démarehe plus tard, ne fut pas plus heureux. Ne pouvant rien conelure par lettres, Mgr. Provenchér résolut d’aller lui-même émet ét! Là Etats-Unis, en Canada, et même en Europr s'il ne trouvait pas, dans ces g aux x places, ce qu’il cherchait. Mgr. de Québec et son coadjuteur l’engarent à ce voyage par leurs lettres du mois de novembre 1842, qu’il reçut en ars 1843 ; le voyage fut décidé dès lors et le départ fixé après l’arrivée Canots, au mois de juin. L’évêque eut soin de disposer les choses pour jouifques toit: À pis Lo . souffrissent point de son absence ; et tout étant prèt, il nictée A tit de St. Boniface le 19 juin avant-midi. Îl prit sa route à travers les C'anade parier, pour atteindre le Mississi pi à la chute St. Antoine ou Rivière St Plu- £lerre. C’est sur la pointe élevée qui sa trouve à l’entrée de: cette rivière
al en évéché & 1e de T'elmesse hédrale eut lier uliopolis eut l:
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