EMBELLISSEMENTS A FAIRE F.T A APPORTER DANS LEDIT LOCAL
Art. 1.
Le capital de cet emprunt sera divisé en 2,750 actions au porteur, au muntunt chacune de fr. 100, numérotés de 1 à 2,750 ctsignées parle Directcur-Présidcut, un des Directeurs et le Directeur-Caissier de la Société Royale d’IIarmonie.
Art. 2.
Chaque action sera productive d’un iutérêt annuel de 4 1/2 0/0; la date de la jouissance de cet intérêt est Usée au l« r Octobre 1862.
Art. 3.
A partir du premier Octobre 1868 il sera aunncllcment amorti, nu moins trente actions du présent emprunt, ou tel nombre plus considérable, si la Direction le juge opportun, d’après les ressources et les revenus dont clic disposera.
Dnns les 15 jours après le tirage au sort, les actions sorties seront remboursées avec une prime de fr. 25 par action.
Art. 4.
Lors du dernier tirage, le porteur de l’action ou numéro sortant le dernier, obtiendra en prime le local, y compris les constructions et embellissements qui y auront été effectues, tel et ainsi que le tout consistera à cette époque. Néanmoins, les meubles et objets mobiliers continueront à appartenir à la Société.
Art. 5.
Le porteur de l’action sortie la dernière au tirage final sera tenu de payer au porteur ou aux porteurs des 'J avant-dernières actions comprises dans ce tirage, et pour chaque action, une prime de fr. 3000; le paiement de ces primes devra s’cfTcctucr endéans les G mois de la date de ce tirage.
Art. 6.
Les actionnaires n’auront aucune action personnelle, soit contre la Direction et les Membres effectifs actuels, soit contre les futurs Directeurs, Administrateurs,
lot
Gérants ou Commissaires de la Société Royale d’ Harmonie, et ilsu’atiront de recours que sur la propiété même, A quel effet une inscription hypothécaire sera prise sur ledit local et dépendauccs.
• Art. 7.
Jusqu’apres le dernier tirage au sort, la Société conservera la libre jouissance du local.
Art. 8.
La propriété dont s’agit, est actuellement assurée contre incendie; cette assurance sera augmentée comme de droit après l’aehèvemeut des constructions nouvelles et eu égard à leur importance.
Art. 9.
Après que cette propriété sera échue eu prime au porteur de l’action sortie la dernière lors du tirage final, la Société avisera aux moyens de mettre ce porteur en possession régulière et légale de l’immeuble. Toutefois, et pendant toute la durée de sou existence, la Société aura le droit d’occuper le local et dépendances, moyennant le paiement d’une indemnité annuelle de frs. 6000.
Art. 10.
Si, n’importe A quelle époque, la Société jugeait A propos d’alicner une partie du terrain, dépendant actuellement de la dite propriété, elle aura le droit de le faire, sauf que le prix A provenir de pareille aliéuation serait intégralement consacré A un amortissement extraordinaire lequel aura lieu en même temps que le premier amortissement annuel et ordinaire qui suivra.
Rien n’étant changé pour le surplus aux droits et obligations du porteur de la dernière action A sortir lors du tirage fiual.
Art. 11.
Si la Société restait en défaut pendant trois anuées consécutives de payer l’intérêt annuel des actions non amorties, ou de rembourser dans le délai voulu, les actions sortiesAl’un ou A l’autre tirage, comme pour le cas où la Société viendrait A se dissoudre avaut l’amortissement complet et détiuitif, les droits des porteurs des actions non amorties ou non remboursées A l’une ou l’autre de ces époques seront réglés comme suit :
Les porteurs de ces actions auront le droit de poursuivre par voie d'exécution parée la vente du local dont question ci-dessus, ap- et dépendances et le produit de cette vente, quel qu’il soit, sera distribué au marc le frauc entre tous les porteurs de ces aetious, en proportion de leur intérêt respectif; cette distribution une fois effectuée, l’opération du présent emprunt sera cousidérée comme complètement terminée.
Art. 12.
MM. les actionnaires ou porteurs d’actions auront leur domicile élu A Anvers, à l’Hôtel de ville, au Bureau du Secrétariat.
Art. 13.
Chaque souscripteur au présent emprunt, aura pour le cas où le montant total des souscriptions dépasserait celui de l’emprunt, soit la somme de frs. 275, 0U0, droit an
moins à une action et le surplus sera reparti au marc le fraue des actions souscrites.
Abt. 14.
Lorsque la répartition de l’emprunt aura été effectuée, le paiement intégral se fera immédiatement contre récépissé signé par le Président, un des Directeurs et le Cuissier de la Société Royale d’Harmonic; ce récépissé sera échangé ultérieurement contre des actions régulières délivrées par les soins de la Direction.
En même temps (le 30 Septembre ] 862) le Directeur-Président, M. Ed.-Ch. De Wael et le Directeur-Secrétaire, M. J. -B. De Neuf, annoncèrent, nu nom de la Direction, qu’en assemblée générale des Membres effectifs et de la Commission des Membres honoraires du 20 du même mois, il avait été décidé qu’à dater du l r Janvier suivant, la contribution annuelle des Membres effectifs et honoraires de la Société serait majorée de 10 francs.
L’assemblce s’était prévalu de l’article 4 du Kèglemcnt, portant qu’il était facultatif à l’Administration d’augmenter les contributions, dans le Cils où elle le jugerait à propos, pour étendre les amusements de la Société, ou pour assurer son bien-ctre.
Le produit de la majoration devait être appliqué à l’amortissement de l’emprunt que contractait la Société pour l’acquisition du local de la Société Philharmonique, ainsi qu’au paiement des intérêts de cet emprunt, des frais de constructions nouvelles, et de tous autres résultant de l’achat ou de l’exploitation du dit local.
Le succès le plus inattendu couronna les efforts de l’Harmonie; les membres avaient une telle confiance dans l’avenir de la Société, qu’en moins de trois jours, ils souscrivirent non seulement la somme nécessaire, mais même le double. La Direction se vit donc forcée de repartir les actions à délivrer au prorata des actions souscrites.
L’achat définitif au nom de la Société eut donc lieu ; par acte passé le 8 Octobre 1862, devant le notaire Jos. E. Van Berckelaer, résidant à Anvers, la Société devint propriétaire de l’ancien local de la Société Philharmonique, où pendant bien des années elle avait donné ses concerts d’hiver. Immédiatement apres, on décida la construction de nouvelles salles. Elles devaient être assez spacieuses pour contenir les nombreux membres et leur famille. L’architecte Dens, qui avait construit le local d’été, fut chargé d’étudier les salles de concert les plus réputées de l’Europe. Après un voyage en France et en Allemagne, cet artiste soumit scs plans à la Direction, qui les agréa,
moyennant certaines modifications. Un membre de la Direction, M. Joseph Lefebvre, entrepeueur, fut chargé de la surveillance spéciale des travaux, et on décida de mettre sur le champ la main à l’œuvre.
Des souvenirs historiques se rattachent au terrain sur lequel devait s’élever la nouvelle salle.
Avant l’année 1551, le jardin et le cimetière de l’hôpital Ste-Elisabcth, vulgairement connus sons le nom de G astku isbeemden , s’étendaient jusqu’aux jardins des Arbalétriers , qui étaient situés à la place qu’occupe aujourd’hui le Théâtre Royal, et touchaient à la rue des Arbalétriers.
A cette époque le célèbre Gilbert Van Schoonbeke proposa à la ville de tracer une nouvelle rue à travers les Gadkuubeemden et une partie des propriétés de la Maison d’Arenbergh, sises dans leur voisinage. 11 projetait de transférer les Schuttershoven dans la nouvelle rue et de construire à leur place le Tapmienpand , qui, en 1711, fut approprié au Théâtre Français.
La ville approuva les plans du célèbre ingénieur ; elle espérait se libérer de cette manière d’une partie des dettes énormes qu’elle avait contractées envers Van Schoonbeke, par suite des travaux d’agrandissement et de fortification d’Anvers.
Toutefois avant de donner son consentement définitif, la ville voulut faire l’acquisition régulière des Gastkuisbeemden, appartenant à l’hôpital Ste-Élisabeth. Le 30 Septembre 1551, la Révérende Mère de l’hôpital Sœur Catherine van Eystvoort et ses coreligieuses, Sœurs Catherine Wiuterlée, Jacqueline Van Style, Barbe Bokers, Jacqueline Daems, Marie De Bruyne, Élisabeth Zallaken, Jeanne Goossens, Adrienne De YYeelde, Jeanne ’sBeeren et Gudule Sluyers, du consentement de l’Évèque-Duc de Cambrai, Robert de Croij, transportèrent 1 en toute
1 “ Suster Katlyuc Van Eystvoort, Moederc, Sustcrs Catlyne Wintcrlcc, Jacobmync Vau Style, Barbara Bokers, Jacobmync Dnctns, Marie Do Bruyne, Lysbeth Zallaken, Jehanne Goossens, Adriana De Wccldc ende Jchnmic sBccrcn, vore ben eude iu den uauic vau Gocdele Sluyers, huerc medegeprofesside, daer vorezy lien sterck makende waren, ende hicrmcdc nvet gecomparccrt en is geweest, vuyt dieu de fcclvc te bedde sieck liggende was, tzamen als Geprofessydc van Sinte Lysbcttcn Gasthuyse nlhicr, ten byzyno van Heeren Willcme vau Ymmersseele, Riddcrc, ende Willcmc De Nos, onsc mcdcsccpenen, als huerc momboirs lien byder stadt gcordiucert ende gegeven, ende tôt desen volcomen oirloff ende cousent hebbende vauden Hoochwecrdigcu Heere ende Vadere in Gode Heeren Robbrechtc van Croy, Bisscop ende Hertoghc van Cameryck, l’riuce des Heylichs Rycx Grave van Oameresysetc.jals hueren gccstelickcn ordinuris Rechterc, breederc blyckende by zckcre zync opcnc letteren in franehync
propriété au Magistrat d’Anvers, moyennant une rente de 843 florins
gescrcvcn, bczogelt met zynrc Iloochwccrdichcyts zegclc in roodeu wassc, vander daten des XXIII e0 daegs der mnent van Junio nu lcstlcden, die wy sagenende hoorden lesen, cnde bekenden mits der assignation van achthondert drycnvcertich Carolusguldenen ende vyftiene stuvers crflick, ter qnytingen deupciminck zcsthicnc, die de Burgcrnicestcrcn, Sccpenen, Trésoriers, Kcntmeestercn, Raide, Poortercn cndeGemeyne lngesctene deser stadt, ben comparante!! tôt bebouff, van den voirscreven Gasthuysc, op heden inet eeuen charterc oft brieve onder den grooten scgelc der selver stadt op dincoineu vau dier geassigneert ende beset hebben eude voorts mitsdeu condicieuende restriction nabescrcvcn, dat zv \ andes voirscrevcn Gasthuys wegen vcrcocht hebben wel ende wcttclick, gelyck zy vuyt crachte vanden voirscrevcn consente ende oirlove doeu mochtcn, liccrcn Hcnricke Van Berchera, Riddcrc, ende Menrickc Laureysscns, ni* Trésoriers, ende Jaune De Meyere, als Itcntmeestere deser stadt, ter zclver stadt bebouff, achtcrvolgcndeden octroyé eu consente daertoe vcrcregen van onseu aire gencdiebsten Heerc den Keyscr, in date des YIII*° daegs van Augusto anno XV e ende vyftich, sestehondert ende cleenfsecendch roeden erven met (en gronde ende toebehoir - (en vandes voirs. Gasthnysbecmpdc, alzoc die by den gezworen crffscheydcrs deserstadt afgepaclt eude genicten zyn ter presentien tanCommisarissen, nacmlick Mcestcren, Coruclise Wcllcmans, Licentiaet iu beyden rechten, Racdt ende Advocaet fiscael eude Mccstcreu Huybrcchtc de Clusis, Sccretaris des voirscrevcn Ilccren van Camervek, byden zelven daertoe geordonneert, liggende ende comende oostwairt aender stadt Vaert, westwaert acn derve die tvoirsc. Gasthuys behoudende blyft, aldaer de stadt omuic desselfs Gasthuys erve te bcvryenc,gchouden sal wesen op harcncost te inakene ende tusschen dit eude tSint JansmissC naestcomende te vohnakene cenen inuer twee steeuen dieke ende viertbiene vocten hooghc ende dat vnndcn eeuen cynde totten auderen, zoo verre als desselfs Gasthuysc ervo voirscreven aen desc VI e LXXV roeden erven streekende is. Item noortwaert aenden muer vanden ouden Schuttershoven ende zuytwairt oender stadt strate, loopende voirby clnyeuw bolucrck liggende aensKcysers poortc aldaer, alzoo dat de voirscreven Mocdere ende Geprofesside van wegen ten by zyncende by oirlove ende consente als boven de voirscrevcn sessehondert ende vivcntscveutich roeden erven metten gronde ende toebehoirteu gelye voirscreven is, opdrocghcu met verthydene ende clairlick quyte schauden tailen dagen, ten voirscrcvcu stadt van Antwcrpcn bebouff, met allen den rcchtcdat tvoirscreven Gasthuys dairanc hadde eude houdende was, ende bekenden dat tzelve Gasthuys egeen recht meer dairanc eu behiclt ende geloefdcn die der zclver stadt te wairne, jair ende dach, jegens aile de ghene die te redite corncn willen ende te clairne, los vry ende quyte vau allen commereendc calangicn eude op nyct dacr vuytgaende, met condicien ende voirwairden hier inné oudersprokeu : inden ccrstcu dut de stadt gehonden sal wesen op haren cost opte crvedict Gasthuys behondende blyft, vau stondeu anc te hcrscttcnc het wagenhuys ende de schuere vanden zelven Gasthuysc, ende dut ter plactzcn daert der voirscreven Moedcrc ende Gcprofcssyde goctduucken sal, nchtmolgcndc der prescntatic dairaf by der stadt gcdacn. Item dat de stadt gclioudrn ende seuldieh sal wesen van stondeu anc te openc de ryolc van den voirscrevcn
1 5 sous carolus, au denier seize, et certaines immunités, six cent soixantequinze verges de terre des Gtutkuisbeeinden ; telles qu’elles avaient été mesurées par des arpenteurs jurés, en présence des Commissaires spéciaux M r< ' Corneille Wellemans, Licencié en droit, Conseiller et Avocat fiscal, et M ,c Hubert de Clusis, Secrétaire de T Évêque llobert de Croij. 1
A leur tour, les serments des Arbalétriers transportèrent au
Gasthuyse, coincndc onder de voirscreven vcrcochte erve, alzoo die voirmaels geweest is.eudc ten tydevan Martcne Van Rosscm gestopt werdt, cudcoick de zelve ryolc (zoo verre nls die onder de voirscreven vcrcochte erve strcckt,) tôt ceuwigcn dagen tonderlioudenen op haren cost. ltemdatdestad gehoudcnsalivcsen tvoirscreveiiGasthuys ta lateu geuyetcu vander vryhcyt ende iuimunitcyt vamle onde assi seu ende anderc vryhcden, ende iiuimmitcytcn deu sclveu Gasthuyse naer redit ende costnyme coinpeterende, vuytgenonien ailccnlick dimposten Inest innel opgcstdt tôt hchouff vander fortificaticn ende bevestinghc vander zelver stadt. Fiualick, wairt dat de Moederc ende Geprofessydc vnndcu voirscreven Gasthuyse by tyden wesendo nainaels met goeden dcughdelickcu ende wcttigeubcschcedcconsten bethoonen ende bybrengcu dat deu zelven Gasthuyse opte uoortzydc vander voirscreven vcrcochter erven buyten den muer vauden voirscreven Schuttcrshoven ten zelven hoveu ivacrts inné, ennighe crvc(de ivelckc zoo die vauden voirscreven Gasthuyse verclacrdcu hier voirmaclsecneu ganck zoude geweest zyn,) competeerde cudo toebchoirdc, dat de stadt gchoudcnsnl wesendieden voirscreven Gasthuyse alsdan te betalene dcroedetegensviveutwintich stuvers eriliek, deu pcuuiuck zesthiene, te quytene voorts dat de voirscreven stadt theuren laste gelioudcn sal wesen tvoirs reven Gasthuys vry ende indempue te houden vau ende tegeus de ghcnc die de voirscreven vcrcochte erve in al oft in decle vauden zelven Gasthuyse gehuert hebben gehadt. Mede quamen voir ons de voirscreven Ucnrick Laureysscns, nls Trésorier, ende Jau De Mcycre,als Rcntmcestere,cnde inden naine van desrr stadt in dcscu vervaugeude, deu voirscreven Heercn lleurikc Van llerchem, haren medcgeselle, ende nls totten desen ordonnantic bebbendc onde geautorizeert wesende van Burgermcestcrcn, Scepeneu ende Raide der zelver stadt, ende hebben desen vereoop ende opdracht in vuegheneude ma ten ende opte coudicicn ende restriction zoo vocre vcrolaert staet, tôt behouff van descr stadt gcacccptcert ende aenveert, ende den zelven in allen zyncu poincten en de clansulcn gelooft tachtervolgenc ende te voldocne, onder de verbintenisse vander zelver stadt goedeu, ruercudc ende onruerende, jegeuwoirdige ende toecomcndc. Sonder argelist.
Ultima Septembre anno LI. „
1 " Voici un antre nctc concernant cet achat; uous le publions d’après l’original conservé aux Archives de la ville. Notre lecture diffère de celle du savant Auteur de V Ani ver pia Chriitonascen» et crescens T. IV. p. 136.
“ VVy Bnrgenneestereu, Sccpcucn, Trésoriers, Rentniecster, Racdt, Poorteren ende Ghemcyue Ingcsetcncn vander stadt van Autwerpcu, doen condt ende kenuclick allen don ghenen diedese onse letteren selon sien oft lioorcu lescn.dnt want oiu te hclpen
Magistrat leurs anciens jardins, à la condition que celui-ci leur
opbringcn endc furnieren die grootc schuldcn, lasten endc tachtcrhcyden dair inné desc stadt gcvallcn was overmits die fortiticatie der zelver, byden drye leden deser stadt ondcr'mccr anderc middelcn over langhc gcadvijseert endegesloten waregeweest, dat dcsc stadt de Seuttershoven endc erventot iiaer nemen ende descive vcrcoopcn sonde, mils den Scutters deser stadt bewysonde audere plaetze omme hen spel eude rccrcatic te hanterene, endc alsoo dieu achtervolgcndc wy aile neernsticheyt gedaen liebben omme den zelven Scutters daer toc eeue gelcgbcue plaetze te gcvcnc ende te bewysene, endc egeene bcquaiucr en consten gevinden dan zckerc erve gelegen acbter endeacut groot Gastlmys, binnen deser stadt, wcscndcindcr quanti teyt van sessehondert ende vyvcntseventich roeden, eude alzoo wy der Mccstcrsse ende anderc rauden Conveute vanden voirscrcven Gasthuyse acnsocht liadden deser stadt do voirscrcvcu erve te willcn ovcrlatcn mits hen daervore genouchsamo récompense gheveude, welckcn vcrsucckc uyet tegenstaende en wilden «fce vanden voirscrcven Gasthuyse daertoe nyet verstaen, zoo dat by hnerc weygcringhc ons van noode is geweest omme te mogen furnieren dicn vanden GuUlcn huere voirscrcven Scuttershoven in récompense van den gliencn diezy vcrlaton endc overgeven souden, endedairmede dcsc stadt hacr profTyt in meyningen was te docnc, tzelveonsen alregcnedichtsten hecrcden Kcyscrcby snpplicatien te verthooneu ende te kenneu gcven.omnie dairop te willcn version met zynder Majesteyts behoirlicke brieven van octroyé, in ende totsulcken saken dienende, endc dat doendeenuige Commisarisscn te deputercn.ommcdc voirscrcven erve te risiterenen endc lien te informerenen opt proffyt, scliadc en interest dwclck deser stadt endc die vanden zelven grooten Gasthuyse, by tghene des voirs. is re.speetivc zoude mogen hebben, ende lyden, endc alzoo bvde informatic endc bcsoingne vanden voirs. Commi 9 snrisen Zynder Majesteyts Raide gebleken is, dat tvoirscreven ons vcrsncck op redene, stondc, ende deffcct van dicn den voirscrcven Gasthuyse grooteliex proffitercu sonde, in vuegen als dat by ons versocht endc geproponcert was, soo eest dat de zelve Zync Majestcyt de saken voirscrcven ovcrgcmcrct by deliberatic van rade ons gcoctroyccrt. endc gcaccordccrt hccft, vuyt sonderliuge gracie, dat wy derve vanden voirs. Gasthuyse, boven gementionneert, souden moghen vercrigen, aenveerden endc employcrcn totten Scuttershoven deser stadt, na vuytwysen van den besteeck ende verclaringc by ons dairair den voirscrcven Commisarisscn gedaen, bcUoudclick noehtans dat wy daerop verwerven souden tconscnt van onsen llcyligcn Vaderdcn Pans oft vanden gecstelicken ordinaris Rcchter, dient behooreu soude, ende dat wy 8cnldich souden wesen voir elck roede der selver ervon den voirscrcvcu Gasthuyse te bctalene oft bewysene vyff endc twiutich stuvers tsiaers erflickcre rente», endc die wel c nde dueghdeliek moeten besetteu onde ypothiccren op dincomenc deser stadt ende voorts, tôt coste van «léser stadt, moctcn effeetneren anderc saken tôt gerieve ende vrydom vander erven die «lcn zelven vanden Gasthuyse hier en boven hliven zoude, ailes na rcrmogen vanden opeuen brieve van Octroyé ons dairoppc vcrlcent ende gccxpediccrt onder Zynder Majesteyts zegele, den achète» daeh van Augnsto inden jarc onssHeercu duyscut vyf hondert ende vyftich, eude gctccckcnt opte plycke, byden Audicnticr, Verreyken. Endc alsoo wy dcsachtervolgendc insgeliex verworven hebben het consent van onsen alrce ccrwcerdichstcn Heeren ende vaders in Gode des
en donnerait de nouveaux; conformément au plan de Van Schoonbecck, ces locaux furent établis sur les terrains cédés par les Sœurs de
Hisscoppen cmlc llcrtogbc van Cumeryck, aengesien dat de voorscrcvcn ervegeadmortizeert ende tôt Gods dicustc ende oiidcrhoudcnisse vanden arme» inenschcn gelaten isgcwccst, die iu de alicnatie ende opdracbt vander zelver erven totter stadt behoeve mitsdcrbewysiugc ende assignat ic vnuvircntwinticli stuvers voirelckcroedc, tôt zesschondcrt ende vivenscveutich roeden ende nyct voordere, ende op andere conditic indezelve opdracbt voir Scepenen alhier, dairaffgcdncn oft te docnc, nader gespccificert, insgeliox gcconscntcert beeft gebadt, sooccst dat wy desen sakenovergeiucrckt by geuicyncn consente ende overgedraghe van deser stadt der Mocdcrcoft Meestcrsscn ende andere Sustcren vanden voirscrcven Gasthuyse dwclc men noempt Sinte Lysbetten Gasthuys, iu récompense ende voldoeninghc vander voirscrcven erven, bedragende, als voirscrcven is.scsschondcrtcndcvivcnscventicb roeden, tôt viventwinticb stuvers el: ke roede gerckent, tôt behonff vau Goidsdicnst, alimentacie ende ondertioudcuissc vanden armen mcnschcn aldaer corocnde.bcwcscncndegeassipnccrt hebben, bcwysencndc assigneren mitsdesenelcx jacrserfliekacbtbondert dryenviertich Carolus guldcucn ende vyftien stuvers sPrinccn mante tjaers crllicker Renten, de voirscrcven Carolus guldenen goct van goude ende zwaer van gcwichte, oft de weerde daervore in anderen gevalucerdeu gelde, na advcnant,ende tôt twintich stuvers den Carolus guldenen gerckent, welcl.e voirscrcven rente wy gelocft hebben ende gelovcn in goeder trouwen jairlicx te bctaleuc wcl ende volcomclick den voirscrcven Goidshuys van Sinte Lysbetten Gasthuyse albicr, tôt onderhoudenisse ende alimentacie als vore, tôt twee termynen in elck jair, te wctene deen belft opten lesten dacb van Meerte ende daudcrc hclftoptcn lesten dacb van Scptcmbri, dairaffden cersten termyu als voer ecn balfT jacr vallen sal opten lesten dach van Meerte in desen jegcuwoirdigen jarc van eenenvyftiehtcn uncstcomende emlc alzoo voorts, van termyuc te tcrinyne, onde van jare te jarc, totter tyt ende wylcn de voirscrcven rente gelost sol wesen oft binnen vyfticuc dogen na clcken termyn onbegrepen, by alsoo dat wy oft die glienc die last hebben zclen vander voirscrcven stadt wegen de voirscrcven rente te betalene dies versoebt zvn vanden voirscreven Gasthuys wegen oft br ingéré sbriefen; ende liebbcn hier vore verbouden ende verbinden ons zelveu ouse oiren ende nacomcliugeu ende aile der voirscrcven stadt van Autwcrpcn ende aile onse ende bucre goeden, rucrendc ende onrnercnde, jegenwoordige ende toecomcnde, waer die gelegcn zyn ende bevonden selen wordden.de wclcke wy gestclt ende geset hebben, «tellen ende setten by desen tôt becrlicken exécution van allen lieereu, liovenende Wcttcn.gecstelick ende weerlick, omnie by arresten van onsen cude onscr nacomerslichamen eude goeden voirscrcveu, zoo waer die bevonden zelen wordden, aen deessyde oftaen gheenssyde vander zeeoft berchs, ons ende onse nacomers te bcdwiugbcnc totter betalingeu vanden achtcrstellcn, vander voirscrcven renten inet allen den costen die tvoirscrcvcn Gasthuys oft brengere sbriefen, by gebreke vau betalingeu, hebben zoude, ende hebben gcrcnunchicert ende zynafgcgaen, rcnuncieren ende gaen aff iuits desen, van allen gracien vuy tsetten, ende resputen die wy sonden mogen impetreren van onsen ileyligeu Vndcrc den Pauws, vau onsen voirscrcven genedigen Hcerc den Keyscrc eude van hueren nacommcra, oft van watanderen llecren dathet ware, gc stclic oft weerlick, by saken van onnigen
Ste- Élisabeth, et le Jeune Serment de» Arbalétriers , entra le 3 Octobre '
lasten ons overconicndc ois van cruysvacrden, oirlogcn ende heervaerden of anderen, van allen privilegien geimpetreert ofl te impetrerene, van allen costuymen, subtylc vouden ende behcudicheden oft exception, als dat wy bedrogen souden zyn boven de gcrcchtc hclft, ende voorts van allen anderen bcscudden die ons te bâte oft den voirscrevcn GastUuvae, oft bringerc sbriefeu, tcscliade ende hiudere zoudeu inogen coinuien in cnnigcr manicrcn, ende zuuderlinge den recbtc dat sceght dat gemeynen renunciatie oft verthyen nyct en doogh ; bcbondelick dies es voinvaerdc dat wy oft onse naeommers tregiment vanden voirscrevcn stadt hebbeude, indeu naine vander zelver stadt dese voirscrevcn rente zclcu luogcu afcoopcn, losseu ende quyten tallcn tyden alstons gelieven sal,met twee hondert Carolus guldcncn erflick, dairnlT te male nyet min macr meer.op dat ons belieft, eude altyt clckcu pcnninck met zesthicne penniugcu der munten voirscreven ende met vcrschcuender renten. In kennisse derwaerheyt ende vastichedeù der dingheu voirscreven, soo bebben wy den grootcii zeghele der voirscyder stadt van Antwerpen dicn wy in desen gebruyekeu, desen lettereu doen aculiangbcn opten lesten dach van Septembri int jaer ons lleeren alsrncn scrceff duysent vyffhondcrt ende eenenvyftich.
1 Cet acte passé devant les Echevins Ambroise Tacher et Jacques van Bcrchcm, est conçu comme suit :
“ II. Dicrick Vanden Wervc, Riddcre, nu ter tyt Buytenburgcrmccsterc deser stadt ende in dier qualitcyt als llootsman, Jan LauwereysConinck, Jan Vcrryt, Deken, Peter Suykens, Outdekeu, Joos Plattyn, Joos De Jonghc, Jan Vau Eynde, Joos De Visschcrc, Oudcrmans, Jan Ouwerck, Peter Van Leycu, Mathys Van Eemcrcn, Gheert Daerns, Willem De Grevé, Meestere Cornelis Lenaerts, Lodcwyck Micren.Francois De Hase, Giclis Vander Aa, Jan Verelst, Marten Vyghen, Jan Van Visscunkcu, Jan Van Leyen, Loys Anthonissone, Willem Van Eynde, David Cotten, Willem Cools, Peter . Van Ilelmout, Jan Vnu Ilclmont, NiclausSanders, Cornelis Vanden Queeckbornne, Jan Lippcns, Peter Van Raten, Lieveu Scbooiï, LaurcysStcvens ende Ysracl Vau hrugghc, alleOuders ende Guldcbrueders vau Siut Joris Guide al hier, gcuncmt de Guide van den Jongheu Voctboghc, vocr hen zelven ende indeu naem ende lien sterck makende vocr hucre andere medeguldcbrocdercn hier nyct mede comparcrendc, bekenden ende verlydcn mitsden commcr vanthien ponden, tweelff scellingen.zessc peuningen brabants erflick, die dese stadt te lastcnccmpt als nabcscrcvcn.wordt, vander voirs. Gu Iden wegeu tegeldene ende aff te draghenecndcinitsoick derovergevinghe van zckcrc andere erveu byder stadt tôt behoeve der zelver Guldcn.omme lien spel ende recrcatie tonderhoudenen gedaen ende voorts mits den condicien ende voirwairden uabescrcven, dat zy overgegeven, gecedeert ende getransporteert bebben, gavcn.ovcrc, ccdccrdcn ende transporteerden by desen sonder cnnich wederroupen, vander zelver Gulden wegeu, Hcercn licnricke Van ücrchem, Riddcre, ende IlenrickcLaurcyssens, als Trésoriers, ende Jaune De Meycre, als Rentmecstcrc deser stadt van Antwerpen, ter selver stadt behouff, achtcrvolgende den brieven van Octroyé dacrtoc vercregen van pnsen alrcgcnadichsten Hccre den Kcysere, wesende vander daten des achsten daegs in Septembri nu lestlcdc, der voirscreven Gulden Scutfershojf met allen der zelver Gulden huysen binnen anc ende omtrent den zelven bove gestaen, egheenc vuytgescbeyden, gronde
en pleine possesion du local actuel de l'Harmonie Royale.
code allen den toebehoirten, gestaen ende gelcgen int Scuttcrshofstractkcn alhicr . Alzoo dat de voirscrcven persoonen comparante» van wegen ende inden namc al* vorc, den voirscrcven hoff met allen den hoysen gronden ende allen den toebehoirten gelye voirscrcven is, opdrocghcn met verthydeuc ende clairlick quyte schaiidcn talion daghen ter voirscrcven stadt behouff, met allen den rcchtc dat de voirscrcven Guide dair ane hnddc ende hondende was ende bekenden dat de zelve Guide egeen rccbt mecr dair ane en bckielt ende gclocfdcn die der zelver stadt te wairne jacr onde dach jegeus aile deghenc die te rcchtc comcn willen ende te elairne los, vry ende quyte van allen commère ende calangicn, vuytgcnomen tweclff sccllingen zesse penninghen brabants crflick der Capittclcu touscr Vrouwen alhicr, ende thien ponden brabants erflick Jacobe Raet, oft actic dacrtoc hebbende, daer jairlicx vuytgaendc, naer inhoude der brieven ende anders nyet. Ende dicn commcr ende chyshcbbcn gcloeftcnde gcloefdenby desen de voirscrcven llccr Ilcurick Van Berchcm, llcnrick Laurcysscus, als Trésoriers ende Jan De Mcycre, als Rcntmecsterc, ende inden namc van doser stadt, (mode comparerendc,) ende als tôt doser sake Inst ende bevel hebbende ende gcauctorizcert wesende, van Burgcmccstcren ende Sccpcncn der sclver stadt, van Kerssavoude nu naestcomendc, (tôt welcken Kersmissc toe de voirscrevcn Guide allen den achterstel vanden zelven commcr ende chys sal moetcu bctalcn ende oick de proffytcu vander hueren vanden voirscrevcn hitysen ter Guldcn behouff ontfnngcn,) voordanc ccuwelick daer ende jaerlicx te gcldcuc ende te betalene ende oick den zelven binnen tsiaers nu naestcomendc aff te losseuc ende ail te quytene sonder der voiracrcveu Guidon cost oft last, verbindende dair vorc aile der stadt goeden, ruerende ende onrucrendc, jcgcnwoirdighc ende toccomeudc, voorts zoo hebben de voirscrcven Hecr Henrick Van Berchcm, Henrick Lanreyssens ende Jan De Meyere van wegen inden namc ende dacrtoc gcauctorizcert als vorc, in recoin» pense van tgheue des voirscrcven is ende achtervolgcnde den brieven des voirscrevcn ons genedigs Hccren sKeysers, overgegeven, gcccdcert ende getransporteert, gaven ovcrc.ccdccrdcn ende transpbrtcerdcn by desen van der voirscrcven stadt wegen, sonder ennich wederroepen, den voirscrcven Guldcbrueders van Sint Juris guide gcnaeinpt de Guide vanden Jonghen Voelboghe, ter zelvere Guldcn behouff, ende ominc hen spel ende recrcatic tonderhouden, ecn 9tuck erven incttcn gronde ende toebehoirten, groot (gelyek dat by Meesteren Peteren Frans, gezworcn crffscheydcr alhicr, ua vuytwyzcu den gront endo patroone dairaff gemacct syndo, afbetccckcnt is,) houdert vyfticnc ende ecn halvc roedeu, gclcgcu inde erve die dcsc stadt opten lesten dnch, in Septembri nu lcstledcn jegens de Moedere cude do Geprofessyde van Sintc Lyabetten Gasthuyse alhicr gccregcn hceft, tusschen de erve byder 9tadt op liedcn opgedrngcn der Gtdde van den Ouden Voelboghe alhicr, westwaert, ende deser stadt andere erve die zy daer noch behoudeude blyft oist.zuytcndcnoirtwairt, vuyteomende met cccnen ganghe zuytwairt inde strate byder stadt aldair gcconcipicert te makenc, ende le treckene over de vaert aldair, na vuy twysen den voirserc ven patroone, alsoo dat de voirscrcven hcer Heiurick Van Berchcm, Henrick Lanreyssens ende Jan De Meyere, inden namevan wegen ende by auctorizatic als vorc tvoirscreven stuck erven metten gronde ende toebehoirten ende metten vuy tgange zuytwairt iude voirscrevcn uveuw-
Pendant 250 ans la jeune Gilde de St-George s’exerça au maniement des armes dans le local cédé et y fit de grands embelissements; mais en 1798, le 27 Février (9 Ventôse an 6), lors de la suppression des Serments et des Corporations, le jardin fut vendu publiquement par l’administration centrale du Département des Deux- Nèthcs à M. Corneille-François Gerardi, qui le 18 Août 1799 (1 Fructidor an 7), le céda à la Douairière Gaspar Vandcr Aa, née Isabelle- Joséphine Lnnden et à M. Pierre De Heyder et sa femme M ,n<r Marie- Josèphe Vander Aa. Ces derniers transportèrent la propriété, le 28 Janvier 1815, à MM. Henri-André Claessens, négociant, Joseph Serruys (de Bruxelles) et consorts. Par actes passés devant le Notaire HauegraeiF, le 19 Novembre 1824, le 4, le 5, le G et le 23 Juin 1829, M. Joseph Hartog devint successivement acquéreur du local et y construisit différentes sallesencore existantes, entre autres ceile des concerts. M. Hartog loua sa propriété d’abord a la Société Philharmonique et, après la dissolution de cette réunion, pendant deux années, a la Société Royale l'Écho de l'Escaut. Ainsi que nous l’avons dit plus haut, la Société Royale (l’Harmonie l’acheta le 10 Septembre 18G2.
Entretemps la Direction n’oubliait pas les fêtes annuelles d’hiver. Au contraire, l’hiver de l’année 1802-1863, fut riche en solennités musicales.
Outre quatre matinées musicales dans lesquelles se firent entendre M me Riquier-de Launay, première cantatrice au Théâtre Royal d’Anvers et M. V. De Prias, Hautbois du même théâtre (30 Novembre) ; M lle Pauline Reits, pianiste, M. Fromant, premier ténor du Théâtre
strate, gelyc voir9crcvcu is, opdrocgcn inet verthydene endc clairlick quyto sclinudcn talion dagen ter voirscrcvcn Gulden van S*. Joris behouff met aile den rechtc dat dese stadt dairanc hadde endc houdende was, onde bekende dat de zelve stadt ogeen recht mecr dairanc en bchiclt endc geloefdcn dat den voirscrcvcn Guldcn te wairne jacr endc dach jogens aile de ghcnc die te rechtc comcn willeu endc te clairne, los, vry endc quyte van allen commer ende calaingicu, ende op uyet dacr jairlicx vuytgacndc, met condition ende roirwairden hier inné ondersproken, dat de voiracreveu stadt gehonden ende shculdicb sal zyn op haren cost nllecnc ende zonder cost oft last vandcr voircrevcn Guldcn, binnen zessc maenden nu naesteomende, de voirscrcvcn erve routsomme te doen bemueren, endc oick aldair te doen maken ccn cokcrhuys endc doelcn, om hen spel ende recréai ie aldair, (als voirscrcvcn is) te onderhondene, aulex dat binnen den voirscrcvcn tijde vau sesse uiaendcn sal nioctcn geheelick eude al volmaect zijn Sonder argclist.
Tertia Uctobria anno XV' LF. „
Royal et la Société de chant Anticerpener Liedertafel , sous la Direction de M. II. Possoz(14 Décembre); M. J.. Becker, violoniste, et M. Brvon- Dorgeval, première basse du Théâtre Royal (1S Janvier 18G3); la Direction organisa deux grands concerts, fixes au Lundi, 22 Décembre 1862 et au Lundi, 23 Mars 1863. Pour la première de ces fêtes on avait obtenu le concours de M 1 ' 0 Trebelli, cantatrice des Théâtres » Italiens de Paris et de Londres, de M ,le Ilelène de Katow, violoncelliste, premier prix (clnsse Servais) du Conservatoire Royal de Bruxelles, et de M. Émile Prudent, pianiste.
M* 1 ' Trebelli chanta un air de II Ginramento de Mercadante, un T h nue et variations de Malibran, et la Sicilienne des Vêpres siciliennes de Verdi. M 11 * de Katow exécuta l’adagio et le finale du concerto en Ré mineur, de Golterman, les Adieux de Marie Stuart , de Nicdermeyer, transcrits par A. Botta, la Berceuse de Reber, transcrite par Nathan. M. Prudent joua un concerto pour piano et orchestre (La Prairie ) , un caprice sur la Somnambule , le Chant du ruisseau, le Miserere du Trovatore et le r(oe cTAriel, cinq morceaux de sa propre composition. Tour compléter la (etc, l’orchestre de la Société exécuta l’ouverture du Carnaval romain de H. Berlioz, et V Ouverture, jubilaire de Ch. Hanssens.
Pour le second grand concert vocal et instrumental, la Direction avait fait des arrangements avec M me Mayer-Boulart première chanteuse du Théâtre de Gand, les Demoiselles Juliette et Julia Delepierre, violonistes, et M. Kellcrmann, violoncelle solo de S. M. le Roi de Danemarck.
M me Mayer chanta l’air du Barbier de Séville de Rossini, l’air du Préaux Clercs de Hérold et II Baccio, valse d’Arditi ; M l,e Juliette Delepierre exécuta le Souvenir de Bellini, d’Artot, et conjointement avec sa sœur, Julia, le Carnaval de Venise, d’Ernst. M. Kellcrmann joua trois morceaux de sa propre composition, d’abord une grande fantaisie pour le violoncelle, intitulée : Venise , ensuite la Pose, de Spolir, et un Divertissement sur des airs Moldaves et Valaques.
L’orchestre de la Société exécuta l’ouverture de Jessonda , de Spohr, et l’ouverture de Guillaume Tell , de Rossini.
Peu de mois après cette dernière fête, la Direction annonça la reprise des concerts d’été ; ils eurent régulièrement lieu aux époques fixées par les statuts de la Société. Quelques uns furent donnés avec le concours d’artistes invités expressément, entre autres celui du 31 Mai, jour de la petite kermesse, pour lequel on avait obtenu la coopération de
M. Duhem, professeur de trompette ou Conservatoire Royal de Bruxelles; mais la grande solennité de l’année 1 863, solennité qui fera époque dans les annales de la Société, fut la pose de la première pierre du local d’hiver, qui se fit le 7 Juillet à 7 heures du soir, en présence d’une foule considérable.
La Direction avait fait décorer aussi gracieusement que possible remplacement des salles projetées. Une estrade avait été élevée pour l’orchestre de la Société qui y exécuta quelques morceaux de son •
répertoire.
La Direction s’étant réunie, M. Grisar, Directeur-Président, avant de procéder a la pose de la première pierre, prononça le discours suivant :
“ Messieurs,
“ Appelé par mes fouctions de Président à l’honneur de poser la première pierre du nouvel édifice que la Société Royale d’ilarnionie se propose d’élever il Anvers, je sens qu’il est de mon devoir de vous communiquer les sentiments que j’éprouve en ce moment solennel
“ En effet, l’acte que nous allons accomplir fera époque dans les annales de la Société; il proclamera hautement ce que peut une association d'hommes dévoués, unis par l’auiour des arts et animés du désir de rendre service A la chose publique, A cette occasion, qu’il me soit permis, Messieurs, de jeter un coup d’œil rétrospectif sur notre Société.
“ Il y aura bientôt cinquante ans, c’était en 1814, que quelques amateurs d’élite formèrent A Anvers une société pour le progrès de l’art musical. Ce qu’ils voulaient, ces dignes citoyens, l ’était de contribuer dans la mesure de leurs forces, A relever la musique déchue et de rendre A la ville d’Anvers la place qu’elle ne peut jamais abdiquer dans le domaine des arts.
“ Quelques-uns d’entre vous, Messieurs, ont assisté aux premiers débuts de ces hommes de mérite; ils ont vu le modeste commencement de leur Société qui se soutenait avec peine au milieu du bouleversement, provoqué pnr la chute dcl’enipire français; ils les ont vus luttant de zèle et de persévérance au milieu du naufrage qui a englouti d’autres œuvres bien plus solidement assises que la jeune Société d’Ifarmonic.
“ Le succès couronna leurs efforts. Grâce A une Direction intelligente, la nouvelle association ne tarda pas A se développer ; même elle prit l’iuitiativc de plusieurs grandes mesures dans l’intérêt de l’art musical.
“ C’est elle en effet qui la première ouvrit en 1826 un concours pour les Sociétés d’Harmonic du Royaume.
" Marchant de succès en succès, elle entra elle-même en lice et remporta en 1827, sous la conduite de son Directeur, le compositeur Jean-François-Joseph Jansscns, le 2' prix dans le grand concours ouvert A Bruxelles pour les villes de premier rang. Aussi les sympathies qu’avait su s’acquérir notre Société, «léjA A
cette époque, étaient telles, que le 7 Novembre 1821), un arrêté du Roi Guillaume 1 er lui accorda le titre de Société Royale.
“ Depuis lors notre association a eu sa part dans tous les travaux entrepris pour le développement de l’art musical populaire et c’est A juste titre que nous pouvons reveudiquer pour nous une partie des immenses progrès réalisés en Belgique par ce genre d’institutions si utiles A la moralisation des masses, A 1a fraternisation des communes.
“ N’oublions pas de dire que l’encouragement des Autorités et du public ne nous a jamais manque. Le soutien de nos concitoyens a été constamment notre force. Grâce A ce bienveillant concours nous pouvons aujourd’hui entreprendre une nouvelle œuvre , couronnement de nos travaux antérieurs.
" Coïncidence remarquable! L’inauguration de ce nouveau local aura lieu l’année prochaine, cinquantième anniversaire de la fondation de notre Société et sous la présidence de notre honorable collègue, Monsieur J.-P. Gecracrts, qui depuis près d’un demi siècle fait partie de la Direction.
“ Je suis persuadé. Messieurs, d’être l’organe de la Société entière en remerciant
notre digne Vice-Président de l’utile concours qu’il a constamment prêté A nos travaux.
“ Ces remercîmeuts je les étends A vous tous, Messieurs/* pour le zèle et les soins incessants que vous apportez au bien-être de notre association. Cette sollicitude de tous les jours, de tous les instants oserais-je dire, se manifeste précisément ici, d’une manière éclatante ; car si la Direction n’avait le 10 Septembre 1862, sur l’initiative de M. Ed.-Ch. De Wacl, alors Président, de MM. J.-P. Gccraerts, Perd. Va* liai et J. B. De Neuf, acquis A scs risques et périls ce magnifique emplacement, nous ne fêterions pas en ce moment la pose de cette première pierre.
“ Mais la confiance inspirée A nos membres a été telle qu’ils souscrivirent spontanément le double du capital nécessaire A l’entreprise. Nous avons par IA été mis A même de doter notre ville d’un ensemble grandiose de locaux qui lui fera honneur, ainsi qu’A notre architecte .M. Pierre Dens, dont nous avons accepté, les plans sans y rien changer.
“ Cependant, Messieurs, il ne faut pas se le dissimuler, au fur et A mesure que s’étend notre cercle d’action, grandissent aussi les charges et les soins A donner A notre œuvre. Ne perdons jamais de vue que tout en cherchant A procurer A nos 1700 membres la plus grande somme de plaisirs et d’agréments possible, nos efforts doivent tendre avant tout A développer dans notre cité le goftt de l’art musical pris dans sa large et glorieuse acception.
“ Je fais donc un nouvel et chaleureux appel au dévouement de tous. Ce mot renferme plus de sacrifices et d’efforts qu’on ne le suppose généralement ; mais j’ai la confiance que par le maintien de l’union et de la bonne harmonie, nous saurons conserver A notre ville notre utile institution peudant de longues années encore.
“ Je remercie d’avance notre estimé collègue M. Lefebvre qui a bien voulu accepter la surveillance spéciale des travaux eu exécution.
“ Aux siècles passés, Messieurs, ce furent les Corps de Métiers, les Serments qui élevèrent dans notre cité les édifices remarquables que nous y admirons. Aujourd’hui,
sous le régime île uos libres institutions, il appartient aux associations particulières, aux Sociétés artistiques de suivre cet exemple.
“ Messieurs, dans toutes les circonstances solennelles nous aimons il nous rappeler le nom du prince sous le règne duquel notre Société a reçu de si heureux développements.
“ Je procéderai donc à la pose de la première pierre de ce monument, eu répétant le cri cher à nos cœurs de “ Vive le ltoi ! ”
Ce discours terminé, il fut donne lecture du procès-verbal suivant qui fut signé par les Membres de la Direction présents à la cérémonie.
a été posée ce jourd’hui Mardi 7 Juillet. 1863, à 7 heures du soir, par
Monsieur Félix-Gabriei, GRISAR, Directeur-Président delaSociété,
en présence des Soussignés et d’un grand concours de monde.
Les Membres de la Direcliou de la Société Royale d'Harmonie d'Anvers.
Les Membres elïeclifs delà Sociélé Royale dllarmonie d'Anvers.
Signé Félix GRISAR,
J.-P. GEERAKRTS,
Éd.-Ch. DE WAEL.
Ferd. VAN UAL,