‹ Notice sur la vie et la mort de Messire G. Nadeau curé de Ste Luce [microforme]Chapitre 10 sur 10 · RENE DEEE M CA CE = 200 CAPOT RE · texte numérisé non relu

RENE DEEE M CA CE = 200 CAPOT RE

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‘Maintenant, conclut l’éminent Orateur, nous devons lui payer. le dernier tribut de l'amitié, et prier pour la repos de son âme.

“Quelque haute que soit la position qu'il a occupée, nous ne reclamons pas pour lui, plus que pour aucun autre, l’exemption de toutes les fragilités de la faiblesse humaine.

Mais il a quitté ce monde préparé et fortifié par les sacrements et par une vie saintement laborieuse, par une vie de piété sincère et sans ostentation, par un dévouement entier à sa mission, et dans le cas où la fragilité humaine laisserait encore dans cette grande âme quelque tache à effacer, avant qu’elle soit trouvée assez pure pour parait:2 en la présnce de Dieu, oh ! prions de tout notre cœur ; c’est notre magnifique et consolante croyance, que séparés de corps nous sommes unis d'esprit; que nous pouvons encore l'aimer et prier pour lui : que nous pouvons l’aider de nos pauvres et humbles, mais ferventes prières.

“ÆEt vous catholiques, tous ensemble et chacun privément, riches et pauvres,

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petits et grands, de tout rang, de toutes conditions, vous lui devez une dette de gratitude, que vous ne pourrez jamais payer. Ah! du moins priez pourlui!!

Seigneur, donnez lui le repoi éternel, et que la lumière de l'immortalité brille à ses yeux ! !

“Encore un momentet vous direz adieu à ses restes mortels.

." Encore un moment et il ira solennellement se reposer dans sa tombe en recevant de tous un dernier adieu.

“Il ira prendre place sous la voûte de

cette église qu'il a élevée de ses mains.

“JT s’en ira, entouré de toutes les prières de l’église, et quand les accents des mélodies funèbres retentirent sous les nefs sacrées, vous croirez entendre s’y mêler suavement et résonner encore après elles ces consolantes paroles : “ J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé ma course,

J'ai conserié la foi, et il ne me reste plus

qu’à recevoir la couronne de la justice.”

Après ces éloquentes et touchantes paroles, interrompues par des sanglots, les chœurs entonnèrent les prières de l’absoute, accompagnés du Li triste de l'harmonium.

sd ac pdf RÉEL.

Le clergé entourait le catafalque, les fidèles baignés de larmes et sous l’émotion du discours qu’ils venaient d'entendre passe dans le recueillement et le silence.

Tgr. répandit l’eau sainte, l’encens bénit et des prières ferventes autour de cette dépouille vénérée.

Le sérvice funèbre était terminé.

Mais avant de transporter le corps à sa dernière demeure et au moment de fermer le cercueil, tous les regards se portent sur cette auguste figure où brille un rayon da sainteté, et chacun, à travers ses larmes lui dit au fond de sen cœur un tendre et suprême adieu.

Le cercueil est sorti du catafalque, repris par ses porteurs, les marguilliers de l’œuvre, et c’est au milieu d’un morne silence qu’on le vo t lentement s’enfoncer sous la voûte qui le conduit au caveau.

A midi, l’église était muette, les cierges éteints !

Ste. Luce avait perdu son premier curé.

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