NOTICE
Messire G. NADEAU.
M. Gubriel Nadeau naquit à Saint. Gervais, comté de Bellechasse, le 15 juin
Il était fils d’un respectable meunier, M. Gabriel Nadeau, que la fortune n'avait pas favorisé de ses dons, mais que la vertu, l’hoñneur et la probité, avait comblé de leursplus belles faveurs.
Sa mère Geueviève Talbot, était .une de ces femmes chrétiennes, qui font le bonheur d'une famille et dont les leçons et les exemples laissent de salutaires empreintes dans le cœur ‘de leurs enfants.
Ses premières années furent celles d’un
enfant heureusement doué qui grandit sous les yeux d’une mère chrétienne et
vigilante. | Il ne la quittait guère que pour se rendre aux petites écoles de sa paroisse.
On remarqua bieutôt en li un vif dé ir d'appreuuré, uue graude assiuurié ct uu #mour intatigubie Qu tr'uvuli,
D'un caracière à la iuis doux et séricux, il cachuis une âme «rdente,
Dès ies preuuëres ieçuus qu'il reçut ses remarquäbiecs ialents se fireut jour : al tut bientôt uu des entauts ies pius Capubies et les plus picux de sa classe,
Sa modestie et sa duuceur égaluient ses talents précoces : on le voyait toujours grave et recueilli et levant souvent ies yeux au ciel.
Ses camarades se tenaisnt avec réserve en sa présence ; ils respectaient sa modestie, son amour pour la pudeur ; car ils savaient qu'il le portait jusqu’au scrupule.
Mais ce qui était vraiment remarquable pour un si jeune enfant, c'était, si nous pouvons nous exprimer ainsi, sa passion pour la prière.
Il s'était construit un petit oratoire avec l'argent que lui donnait sa mère pour ses menus plaisirs et passait-là les heures réservées pour ses récréations.
Admirable et édifiant présage de ce qui devait arriver plus tard !
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À onze ans il eut le bonheur de «asseoir pour la première fois à la trnble sainte, et d'être confirmé 11 même année par l'illustre pr‘lat dont la mêmaire est chere à tout
canadien, Mor J, O Piessis.
Il est inutile de dire avec quels sentiments il vit approcher ce grand jour qui laisse de si profoniles impressions :t exerce une si graude influence dans la v' dun chrétien, mais avec ces dispositio vorables, ce fut pour lui uu jour deux fois heurenx quand on lui apprit son admission au Petit Séminaire de Québec.
Le rêve de toute son enfance devenait une réalité.
Les aspirations de son cœur, ses vœux les plus ardents allaient enfin être exaucés : aller étudier 1u séminaire !
Avec un esprit naturel, facile, solide et étendu, l'étude n'eut point de difficultés qu'il n'applanît, point de dégout qu'il ne dévorât, point d’obstacle qu'il ne surmontât,
Ses progrès furent en eonséqnence rapides et solides.
Son amour du travail, son heureuse mémoires son bon esprit, la rectitude de son jugement, la précoce maturité de sou
caractere tous ces dons si heureusement réunis, lui assurèreut es plus brillants succès,
Pendant la dernière aunée de ses études, le jeune séminariste comprit qu’il était appelé à embrasser l’état ecclésiastique.
Après avoir attentivement considéré quel serait le meilleur emploi qu’il pour-
rait faire de ses talents, il conclut que c'était là qu'il lui serait donné de faire la plus grande somme de bien.
En 1834, il reçut la tonsure des mains de Mer. Signay.
Le nouvel ecclésiastique fut envoyé la même année au séminaire de Nicolet comme professeur.
Une mémoire heureuse, un goût sûr, des connaissances étendues et variées, le rendaient éminemment propre aux fonc.
tions qu’il était appelé à remplir.
Il avait déjà aequis toutes les qualités d’un professeur expérimenté et prudent :
fermeté de caractère tempérée par une intelligente douceur, respect religieux du règlement, même dévouement aux intérêts de la piété et des fortes études ecclésiastiques, fidélité aux traditions du, séminaire, une rare mesure dan l'exercice
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de l’antorité, tels étaient les principaux traits qui distinguèrent M. Nadeau, pendant ses deux années de professorat au séminaire de Nicolet.
Les qualités du jeune professeur furent appréciées à leur juste valeur, et M. J. C.
Leprohor, alors directeur, voulut l'aggeréger à cette institution, mais il était destiné au ministère. Il retourna à Québec où, après avoir passé un an au Grand Séminaire, il fut ordonné prêtre dans l'automne de 183%
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Aussitôt après son ordination, M Nadeau fut nommé vicaire de M. Picard, euré de St. Germain de Rimouski, auprès duquel il resta pendant cinq ans.
Heureux le jeune prêtre qui, au seuil de sa carrière sacerdotale, a le bonheur de trouver, dans le curé dont il est appelé à partager les travaux, un modèle de régularité, un bienveillant conseiler, un guide sûr et fidèle ! plus heureux encore le jeune vicaire qui comprend bien la nature de ses devoirs, et les immenses avantages qu'il peut retirer, pour le reste de sa vie, de ces quelques années de noviciat et d’épreuve !
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| M. Nadeau ne parlait jamais de son | . vénérable curé qu'avec le plus profond respect et une sortr d'attendrissement.
| 11] y avait entre ces deux hommes | capables de s'aprrécier, un continuel échange de respect et d estime, d'amitié et d'attachement,
| M. Ficard méritait bien la considération dont son jeune conirère se plaisait à l'entourer,
Prêtre d'une conduite irréprochable et administrateur d'uue prudence consommée, il a laissé les meilleurs souvenirs dans la paroisse quil a gouvernée pendant dix années *
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| | « Messire Thomas Ferruce Des Trois- | maisons dit Picard était né à Saint-lierre, rivière du sud, le 12 janvier 1796, et avait été ordonné prêtre à Quéhec le 17 octobre 1319.
D'abord vicaire à Saint-Hyacinthe, il fut envoyé l’année suivante, comme missionnaire à Ja Rivière Rouge. À son retour, en 1827, il fut chargé de la cure de Saint-Urbain où ildemeura
six ans. En 1833, il fut transféré à Saint- , Germain de Rimouski, avec la charge des à
missions qui en dépendaient alors, jusqu’en 1850, où il fut chargé de la paroisse de Kaïint- François, Ile d'Orleuns, C'est dans ‘cette paroisse qu'il s’est éteint paisiblement le5 avril
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M. Nadeau adinirait en tuiies de travail et d'ordre, ce tact délicat, cette firmeté de caracttre, toutes ces qualités entin dont il partait en lui même les précieux germes et qu l'ont st éminemment distinené.
Sous un maître si vertueux et si habile le jeune vicaire s'efforçgr chaque jour de s'initier à la vice ecelésiastique, se forina aux vertus sacerdotales et acquit ainsi les connaissauces qui lui devaient un jour servir pour la direction de la paroisse de Ste. Luce.
Au-reste, 1] trouvait son bonheur dans l'humble condition de vicaire.
Line désiraït point chanzer de position, il aurait ainé à partager Îles travaux de on vendrasle curé jusqu à la fin de sa carrière
Pendant Îles cinq nnnés quil passa 4 nine vicure aunrès de M Picard, c'est.
à dire depuis 1837 jusqu'en 1842, M Nadeau fut charoé de la desserte des missions ésholonnées Le Tin du bord de L'eau à partir de Rimouski jusqu'an Mot.
Louis, sur une étendue de plus de éluquauta licues,
lui ces habi-
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