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que ce relevé prouva au moins autant l’utilité de l’amputation immédiate que celle de la réunion par première intention.
Comment était née cette méthode, comment s’était-elle, en quelque sorte, identifiée avec la pratique des chirurgiens anglais ? C’est une circonstance assez intéressante pour la rappeler au moment surtout où nous allons voir quelle influence les voyages peuvent avoir sur les progrès des sciences. Voici comment Percy la raconte :
«Vers 1772, Benjamin Bell, visitant la France, étonné du peu d’attention que les chirurgiens apportaient à ménager les téguments dans toutes leurs opérations, et frappé des inconvénients qui résultaient de cette méthode, songea à en suivre une tout opposée. De retour dans son pays, il commença, dans les premières amputations du sein qu’il pratiqua, par ménager autant que possible la peau, et voyant tous les avantages de ce procédé, il l’appliqua dès lors aux amputations de la cuisse. C’est à dater de ce moment que cette heureuse modification, à laquelle on a peut-être donné à tort le nom de méthode d’Alanson, fut généralement adoptée, en Angleterre, dans les hôpitaux et à l’armée. »
Il avait donc suffi, comme vous venez de le voir, d’un voyage, pour faire dans la chirurgie une révolution immense. Voyons maintenant quel heureux parti M. Roux tira de sa visite en Angleterre.
La paix venait d’être conclue ; nul obstacle ne s’opposant au désir qu’il avait depuis longtemps de mieux connaîlre la chirurgie anglaise, et de voir de près des hommes qui jouissaient