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d'Alençon et enfin du duc Jean II, en qualité « d'escuier d'escuierie et de mestre d'hostel. » Ces fonctions ne devaient pas faire présumer un grand savoir historique ; aussi l'auteur s'excuse-t-il lui-même de son peu a habileté pour écrire et n'a été, dit-il, excité que par reconnaissance envers ses bons maîtres, « pour la louange et recommandacion de leur hostel. » Or ce fut en 1436 que Perceval fit faire le Mémoire, comme il appelle son récit, des événements dont il avait été témoin ou qu'il avait entendu raconter dans la compagnie du duc Jean II, le capitaine qui fut le plus constamment prés de Jeanne d'Arc, depuis l'an 1428 jusque bien près de sa mort en 1431.
Si Perceval n'avait conservé la mémoire que de cette seule partie de l'histoire du quinzième siècle, cette portion de sa chronique, ayant déjà été insérée dans un des ouvrages de la Société, ne devrait pas donner lieu à une publication nouvelle. Mais la longue durée de son séjour dans la domesticité du duc Jean U le rendit témoin d'autres événements importants et en particulier du célèbre procès que le roi Charles VII intenta à ce prince et dont l'histoire de France a gardé un profond souvenir. C'est surtout à ce point de vue que la chronique de Perceval de Caigny avait été depuis plus de deux siècles et demi, signalée à l'attention des érudits par l'historien Gilles ory de la Clergerie, auteur d'une Histoire des pays et comté du Perche, et duché dJlençon *, ouvrage rédigé d'après les meilleures sources et qui nous a transmis la copie de beaucoup de documents originaux perdus depuis. Heureusement la chronique de Perceval de Caigny, dont il a donné de nombreux extraits, a été conservée ; il en existe à la bibliothèque impériale, dans le volume XLVIH 0 de la collection de Ducnesne, une copie manuscrite que ce grand historien fit lui-même d'après l'original dont il n'indique pas la provenance.
C'est de ce document, signalé de nouveau par M. Vallet de Viriville, après M. Quicherat, à l'attention du Conseil de la Société, que la publication a été récemment autorisée. Comme la chronique de Perceval de Caigny ne suffirait pas pour former un volume ordinaire, on y joindra des extraits