‹ Notice sur le cartulaire du comté de RéthelChapitre 55 sur 131 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

PROCES-VERBAUX

SÉANCE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION

TE>'UK LE 6 AOLT 1867, aux Archive» de l'Empire, à trois heure» et demie,

SOC» LA FHÉSXDEltCZ DR M. LASGOUX , l'un DIS DEUX VICC-PRMIDINTS. (Procès-verbal adopté dans lu sésiuce du 6 novembre 1867.)

Le Procès-verbal de la précédente séance est lu par le secrétaire, M. J. Desnoyers; la rédaction en est adoptée par le Conseil.

M. le Président annonce la nouvelle perte que la Société vient de faiie dans la personne de M. Taillandier, l'un des membres du Conseil les plus anciens et les plus dévoués , conseiller à la Cour de cassation, longtemps député de Paris, auteur de nombreux travaux de jurisprudence, d'histoire et d'archéologie. M. Taillandier assistait encore à la dernière séance du Conseil ; il a succombé à une attaque subite d'apoplexie.

T. V. i" PAHTIK

M. le Président proclame admise au nombre des sociétaires, après l'approbation du Conseil :

1516. La Bibliothèque de la ville de Chartres, présentée par MM. Beautemps-Beaupré et Aug. Durand. M. A. Durand sera son correspondant à Paris.

Ouvrages offerts.

Par des sociétés savantes :

Mémoires et documents publiés par la Société de la Suisse romande. Tome XXII. — Monuments de C histoire du comté de Gruyère et (Vautres fiefs de la maison souveraine de ce nom, rassemblés par M. J.-J. Hisely, et publiés par l'abbé J. Gremaud. Tome I, Lausanne. 1867, 1 vol. in-8.

Bulletin des travaux de la Société historique et scientifique de Saint-Jean d Angely. 2'' année, exercice 1866. Saint-Jean d'Angelv, 1866. 1 vol. in-8.

De la part des auteurs :

Par M. Guizot, président de la Société :

M. de Burante (notice biographique). Extrait de la Bévue des Deux-Mondes. Paris, in-8, br. de 64 pages. — Dismurs prononcé dans la séance annuelle de la Société de f Histoire de France, le 7 mai 1867. Rr. in-8 de 6 pages. Extrait de V Annuaire- Bulletin de la Société.

Par M. Adrien Campan :

Abrégé historique du règne (V Albert et Isabelle (1592- 160*2), avec une introduction et des notes. Bruxelles, 1867, in-8.

Par M. î)ufresne de Beaucourt :

Bévue des qûèstions historiques. 5' livraison. Octobre 1867. Paris, libr. de V. Palmé. 1 tôt in 8.

Tnwaùx de la Société.

Le Secrétaire présente l'état des impressions :

Commentaires de Mordue. Tome III : les feuilles 1 à 22 sont tirées; les feuilles 23 et 24 en bons à tirer; 25 à 27 en correction; 28 à 31 chez l'auteur.

Annuaire-Bulletin, t. V. Impartie. Tout est tiré jusqu'au procès-verbal de la séance du Conseil de juillet inclusivement.

Tome V, 2 e partie : les feuilles 9 et 10 sont en bons à tirer; plusieurs placards sont en composition.

Sur la proposition de M. de Ruble, éditeur de Moulue, et d'après l'avis du Comité des fonds, le Conseil l'autorise à augmenter de trois feuilles environ le 3 e volume de cet ouvrage qui terminera les Commentaires ou Mémoires. Lis lettres inédites composeront seules le 4 e volume dont l'étendue sera diminuée proportionnellement. Il sera donné avis de cëtte décision à M. de Rnblé, en l'invitant à faire eu sorte que ce 3 1 * volume, qui fait partie de l'exercice de 1867, puisse être terminé et distribué pour le mois de novembre prochain.

M. Lecoy de la Marche dépose la copie manuscrite complète, moins la table alphabétique et l'introduction, des Œuvres de Suger, dont il est éditeur. Après l'examen et le visa du commissaire responsable (M. Bordier), ou en son absence, d'un autre membre désigné provisoirement par le Conseil, ce manuscrit sera mis immédiatement sous presse, afin que le volume puisse être terminé et distribué avant la ûn de l'exercice de 1867, dont il sera le complément.

M. L. Delisle informe le Conseil que M. Lucc lui ayant soumis un spécimen de son édition de Froissart, il l'a examiné attentivement; que le plan lui a paru bon et d'une exécution relativement prompte et facile. M. Quicherat, auquel M. L. Delisle a communiqué le travail de M. Luce, lui

a également donné son approbation. L'éditeur vient de partir pour étudier les manuscrits d'Angleterre. A son retour, le plan pourra être adopté dans les moindres détails et soumis à l'approbation du Conseil, très-probablement pour la séance de novembre.

M. L. Delisle annonce aussi qu'ayant passé plusieurs jours à examiner les manuscrits de la bibliothèque de la ville de Rouen, il y a remarqué, entre autres, un manuscrit de Froissart, entièrement différent de celui dont M. de Bouis a récemment signalé au Conseil l'existence dans le même dépôt. Le texte, reconnu par M. L. Delisle, est une copie fort ancienne d'une partie considérable du livre 1 er des Chroniques. 11 avait échappé jusqu'ici à toutes les recherches, sans doute parce qu il se trouve relié à la suite d'un fragment des Chroniques de S. Denis et que les catalogues mentionnent seulement ces dernières chroniques. M. Luce a déjà été informé de cette intéressante découverte.

M. Duplès-Agier annonce qu'il espère être en mesure de remettre le manuscrit complet des Chroniques de S. Martial de Limoges, pour le mois de novembre.

M. le Président du Comité des fonds fait connaître la situation de la caisse de la Société au 1 er août 1867 :

Recettes 21387 fr. 92 c.

Dépenses 13523 25

Encaisse 8314 fr. 67 c.

Le Conseil est informé que le prix d'histoire, fondé par la Société de l'Histoire de France, vient d'être remporté au Co ncours général des lycées pour 1867 par l'élève de rhétorique, M. Crozais, du lycée Napoléon.

La séant e est levée à quatre heures et demie.

VARIÉTÉS

Observations sur la liste des provinces et pays de francs, ubliée par M. Guérard dans Y Annuaire de la Société de Histoire de France pour t année 1837.

(suite.)

Rothières, Champagne. — Le surnom dePerthes-e/i-/fothières a causé l'insertion de ce nom dans la liste de M. Guérard, qui Ta fait suivre d'un point de doute. M. Boutiot, dans le travail que nous venons de citer, conteste l'existence de ce prétendu pays 1 , et nous apprend qu'en Champagne on appelle encore rothières « les veines d'un terrain presque « improductif que Ton rencontre dans la plaine de Brienne, « lesquelles sont dues à des dépôts de grèves à peu près - pures de tout mélange 2 . »

Selve, Champagne. — Ce nom, suivi d'un point de cloute dans la liste de M. Guérard, n'auraitmême pas dû y prendre place, puisque Ville-en -Selve doit son surnom à sa position dans la forêt de la Montagne de Reims *. Il est superflu de rappeler que selve signifie forêt. Du reste Villeeu-Selve est désigné sous le nom de Villare in Silva dans les pouillés latins du diocèse de Reims au xiv' siècle *.

1 . Mémoires de la Société d'Agriculture, etc., de f Aube, t. XXV, p. 177.

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