LIBRAIRIE DELSAUD, RUE DE, LA MAIRIE
Cahors, le 15 août 1897,
Monseigneurj
Quand feus l'honneur de fonder, en septembre 1890, la « Revue Religieuse », que vous voulez bien, à l'exemple de votre digne prédécesseur, patronner et reconnaître comme < Semaine Diocésaine », la pensée me vint de publier un précieux manuscrit de M. le chanoine Floras, conservé aux archives de VEvêché.
Ce n'est qu'en août 1892 que parurent les premières pages de la « Notice sur le clergé de Cahors pendant la Révolution », précédées d'une introduction et d'une biographie de l'auteur.
Au cours de l'année suivante^ l'impression en était terminée ei j'aurais alors présenté au public, sous forme de brochurCj cette courte notice, si, à mon appel, quelques prêtres, quelques laïques même, érudits et zélés, ne m'avaient fait espérer un certain nombre de notices supplémentaires.
Je ne saurais trop remercier mes excellents collaborateurs du concours qu'ils m'ont prêté pour mener à bien l'œuvre entreprise et doter le diocèse de Ca/iors des annales de ses Confesseurs de la foi.
Permettez-moi, Monseigneur, de déposer en vos mains ces humbles pages et de vous demander non seulement de les bénir, mais d'en accepter la dédicace.
Il appartient à votre foi si vive, à votre piété si tendre, à votre amour déjà si connu pour votre diocèse, de présenter aux fidèles ces glorieuses victimes de la Révolution pour la gloire du sacerdoce et l'édification de tous.
J'ai l'honneur d'être, Monseigneur y De Votre Grandeur , Le très humble et très obéissant serviteur et fils.
Justin GARY, Aumônier de Notre-Dame du Calvaire, Directeur de la Revue Religieuse de Cahors et de Roc-Amadour.
Cahors, le 17 août 1897.
Monsieur l'Abbé,
Toutes les fois que j'en ai eu le loisir, j'ai lu les chapitres successifs de votre travail sur le Clergé de Cahors pendant la Révolution, Tvès souvent, je me suis senti bien ému et par le récit des dangers que couraient ces saints prêtres, et par le spectacle de la force de caractère qu'ils déployaient, et par le zèle qui ne les quitta jamais.
Vous allez réunir ces pages^ commencées par un autre, achevées par vous.Cesera le livre d'honneur de nos pères ; tous les membres du clergé de Cahors seront heureux de méditer les beaux exemples qu'il renferme, pour s'exciter à les reproduire dans les situations diverses où la Providence les placera.
Je ne puis que louer et bénir votre dessein. Je le fais, en vous renouvelant l'expression de mon affectueux dévoûment.
t E. CHRISTOPHE,
Evêque de Cahors.