‹ Notice sur le Jardin botanique de GenèveChapitre 2 sur 3 · A. Une assez nombreuse collection de clématites · texte numérisé non relu

A. Une assez nombreuse collection de clématites

2. B. 56. Un pied remarquablement grand et droit de tulipier ( Liriodendron lulipifera )• Planté à Torigine du jardio, il atteint déjà la hauteur des plus vieux marronniers de la promenade voisine.- Son tronc a 4 pieds 10 pouces 6 lignes de circonférence à un pied du sol.

7. B. 6. Acer siriaium^ greffé sur une autre espèce d^érable. Le tronc a, au-dessus de la greffe, 2 pieds 3 pouces 6 lignes de circonférence. Les raies blanches qui le caractérisent et la grandeur des feuilles recommandent cette espèce pour Tornement des parcs.

7. B. 48. jEsculus rubicundaj dont le tronc aune circonférence de 2 pieds 9 pouces, à un pied au-dessus du sol.

12. A. 21. Un pied du cytise hybride, appelé Cytisus Adami^ sur lequel on voit pousser chaque année des branches à fleurs jaunes comme celles du Cyt. Laburnum, un des parents primitifs, tandis que les autres branches conservent les fleurs de couleur vineuse, particulière à cette hybride. Les formes de la fleur sont dans ce dernier cas exactement intermédiaires entre les deux parents C. Laburnum et C* purpureus.

13. B. 29. Cerasus caproniana var. polygyna^ monstruosité décrite et figurée dans les Plantes rares du Jardin de Genève pi. 18. Elle se conserve dans le même état.

}7. A. 25. Crflfcggus oxyacanfha rosea^ ou aubépine rose,

remarquable par sa hauteur. La circonférence du tronc est de 2 pieds 1 pouce à un pied au-dessus du terrain. Le pied situé à 17. B. 20., communiqué par MM. Martin Burdin etO sous le nom de splendens^ a des fleurs encore plus ronges.

17. D. 58. Le Tamarix pamflora^ shélégant par ses feuilles déliées et ses fleurs roses, fixe Tatienlion des promeneurs au printemps.

38. B. 72. Planera crenata^ dont le tronc a déjà 3 pieds 11 pouces de circonférence à un pied de la base.

40. Â. 15 et 57. Belle espèce (ou variété?) de bouleau communiquée par le Jardin Botanique de Gœttingen sous le nom de Betula grandis Schrad.

42. 6. 7. Ginkgo biloba femelle, venant du seul pied femelle qui exista t en Europe, et qui fut remarqué par Âug.- Pyr. De Candoile dans le jardin de M. Gaussen (maintenant de M. de Beitens), à Bourdigny, canton de Genève. Le pied du Jardin Botanique n'a pas encore fleuri, mais il promet de devenir beau, et se trouvant à côté d'un pied mâle, il donnera des fruits contenant des graines (^).

43. A. 38. Pinus austriaca Hœss. Pendant longtemps nous n'avions pas pu constater le nom de ce bel arbre. Maintenant la figure publiée dans Loudon arboretum et le témoignage d'habiles cultivateurs nous donnent la certitude de son nom. Le pied est d'une belle venue. Le tronc a une circonférence de 3 pieds 8 pouces à un pied du sol.

Dans toute la longueur de l'allée qui passe devant les serres on remarque, du côté opposé à l'Ecole, une plate-bande qui contient pendant Tété une suite de' plantes en vases. Ce sont des espèces vivaces, quelquefois ligneuses, que Ton rentre en hiver. Elles sont arrangées par familles. Chaque es-

(1) On sait que les graines da Ginkgo sont recherchées par les Japonais poar assaisonner divers plats. L'arbre atteint la taille d'an noyer. Il ne flearit guère ayant 25 on 30 ans.

pèce a un numéro frappé sur un morceau de plomb, ei par* le moyen de ce numéro on peut savoir sous quel nom la plante est conservée. Un catalof^ue spécial renferme toutes les plantes en vases, tant celles qui ne sortent jamais des serres que celles qui sont exposées en plein air, en été. Le uombre des espopes de ce catalogue s'élevait à 1160 en septembre 1843, époque du dernier recensement.

Les plantes grasses sont la meilleure partie de cette collection de plantes en vases. Elles présentent un ensemble assez complet pour qu'on puisse les citer comme une spécialité du Jardin de Genève. Les espèces les plus rares avaient été envoyées du Mexique par feu M. le docteur Goutter, cet ingénieux et savant Irlandais, qui, âgé de plus de trente ans, était venu éiudier la botanique à Genève, et qui, dans une carrière fort accidentée comme ingénieur des mines, au Mexique, médecin et naturaliste, n'avait point oublié son ancien maître Aug:.>Pyr. De Candolle. Celui ci a décrit dans deux de ses Mémoires les plantes grasses recueillies par Coulter. Depuis cette époque une correspondance avec M. Hitchen, avec M. le prince de Salm el avec d'autres amateurs de plantes grasses, a amélioré la collection du Jar> din Botanique de Genève.

Quelques vases, trop gros pour être rais avec les autres, sont placés à la tête des plaie-bandes de TEcole et aux environs du bassin central du Jardin. Les plus remarquables sont un vieux pied de Testudinaria elephantipes, donné par un Hollandais, amateur distingué d'horticulture, M. Eeelsnyder. Chaque année, après un certain temps de repos, on voit sortir du centre de la sphère subéreuse de cette singulière plante, up jet semblable à une pousse d'asperge ou.de houblon, qui se ramifie bientôt et se couvre de petites feuilles en cœur el de fleurs mâles fort peu apparentes. La circonférence du tronc parait augmenter lentement : elle est actuellement de 3 pieds 11 '/> pouces. Nous possédons un autre

pied^ élevé de semis, en 1832, qui n^a que 6 '/• pouces de circonférence, ei qui porte cependant des protubérances assez saillantes. Une plante de Phormium lenax^ dit Lin de la Nouvelle Zélande à cause des fils que Ton extrait des feuilles et de son pays d^origine, mérite aussi l'attention des promeneurs par sa belle venue. Des pieds de Candollea^ venant d'un pied donné en 1830 par le Jardin royal de Eew, sont probablement les plus beaux qui existent sur le continent. Les serres se composent d'un bâtiment central servant d'orangerie, et de deux ailes moins élevées, dont l'une à gauche est une serre dite tempérée, l'autre une serre chaude. Elles sont chauffées par le procédé ancien de la fumée circulant autour des compartiments qui renferment les vases. Ce mode n'est pas sans danger, soit à cause de l'action fâcheijse de la fumée sur les plantes quand elle s'échappe par quelque fissure, soit à cause de l'incendie qui peut résulter du contact de morceaux de bois ou de tannée avec les conduites calorifères; mais, en compensation, il est économique ainsi que cela résulte d'un examen d'experts fait il y a quelques années. Â l'époque où les serres ont été construites, on ne connaissait guère que ce procédé. On donnait aussi généralement aux serres la forme dite hollandaise^ dans laquelle les châssis vitrés sont inclinés, afin, disait- on, de recevoir le plus de jour possible. Cette forme, bien peu gracieuse, a été remplacée dans les constructions modernes par des ôourbes en fer fondu, ou par des vitraux planes, mais disposés verticalement. Les Jardins botaniques de Zurich et de Bâle, fondés depuis peu, ont des serres à faces verticales. Elles, nous paraissent préférables aux nôtres sous les deux points de vue de solidité et d'élégance. Peut-être serons-nous appelés un jour à les imiter si des réparations majeures devenaient nécessaires, ou si de»'dons plus considérables nous permettaient d'améliorer nos constructions.

Les bustes placés devant l'Orangerie sont ceux de botanis-

les genevois aniérieurs à notre époque, savoir : Chabrey^ le plus ancien de lous, éditeur d'une édition de Bauhîn; Trembley^ auteur des observations ingénieuses sur les polypes, qui ont fixé l'atteniion des naturalistes sur les limites des deux règnes organisés ; Senebier^ dont les travaux en physiologie botanique ont eu de Timportance; Charles Bonnet^ auteur d'observations sur les feuilles et de théories qui ont influé sur la marche des sciences naturelles à la fin du siècle dernier ; Rousseau^ qui aimait les fleurs et qui les comprenait, ce dont les Lettres sur la botanique, remarquables pour l^époque sont une preuve bien connue; De Saussure^ auteur d'un petit écrit sur ce qu'il appelle l'écorce des feuilles (la cuticule ou épiderme), et qui, dans ses immortels Voyages où il a fondé la géologie sur la base de l'observation, n'a pas négligé de mentionner des faits de physiologie et de botanique géographique.

Des six naturalistes genevois que nous venons de nommer, quelques-uns ne sont appréciés que par les personnes qui ont étudié l'histoire des sciences naturelles ; d'autres sont connus dans toute l'Europe et de tout le monde, mais la botanique n'a pas été Toccupacion principale de leur vie. Genève a produit depuis eux un savant d'une réputation éteadue et qui en même temps s'eât consacré d'une manière toute spéciale à la botanique. Augustin-Pyramus De Candolle méritait, comme grand naturaliste, comme essentiellement botaniste et comme fondateur du Jardin Botanique de Genève, une exception quant aux hommages rendus dans ce même Jardin aux savants genevois. Son buste, en bronze, placé sur une colonne ornée de divers emblèmes, œuvre du célèbre sculpteur Pradier, de Genève, va être inauguré par les soins d'une réunion nombreuse de souscripteurs et en présence des magistrats du canton, de l'Académie, de la Société helvétique et de la Société des Arts, dont De Candolle a été président, et d'un grand concours de Genevois et d'étrangers.

Ces hoi»D)age$, celle céréaiooie, se préparent au moment où s'achève l'impression de notre Notice. Le rédacteur s'abstient donc d'en parler plus en détail. On comprend d'ailleurs que ses paroles exprimeraient bien difficilement la reconnaissance et l'émotion dont il est pénétré.

Si la voix du savant bolaniste que Genève se prépare à célébrer pouvait encore se faire entendre au milieu de nous ; s'il avait rédigé aujourd'hui cet écrit destiné à ses compairiotes, il leur aurait sans doute rappelé deux hommes distingués, deux Genevois qui ont aussi avancé la botanique et qui ont fait honneur à leur pays : Faucher et Théodore De Saussure. L'auteur de THistoire des Conferves , celui des Recherches chimiques sur ia végétation, ne seront jamais oubliés dans le monde savant, et nous, naturalistes genevois, nous ne cesserons jamais de leur rendre hommage. Quelques années pourront s'écouler encore sans que nos sentiments d'estime et de reconnaissance se traduisent par le marbre ou par le bronze, mais ils se feront jour une fois, et le nom de Vaucfaer sera inscrit, nous l'espérons, au Jardin Botanique, à côté de ceux de Trembley et de Charles Bonnet, comme celui de Théodore De Saussure à côté de l'illustre nom de Bénédict De Saussure, son père.

En continuant notre revue du Jardin Botanique, nous trouvons au-delà des serres, derrière la plate-bande de plantes en vases, une ligne de mûriers : c'est une collection des variétés les plus estimées du midi de la France et de la Lombardie. L'industrie des vers à soie s'étant introduite dans le canton de Genève, il a paru convenable de montrer aux agriculteurs une collection de ce genre. Nous attendons cette année un rapport d'experts de la Classe d'Agriculture, qui nous montrera si quelques-unes des variétés doivent être plus particulièrement recommandées.

Au-delà, du côté de la belle maison de M. Eynard, on remarque deux enclos fermés de haies. L'un renferme une

coileclion de quatre cents variétés de vignes, provenam de différents départements de la France, des cantons soisses, d'Italie, d^Aliemagne, de Hongrie, etc. Depuis 25 ans q«e cette collection existe, des observations faites de temps en temps par des agriculteurs exaeis et par les directeurs du Jardin sur chacun des ceps, ont été consfgnées dans un registre spécial* On peut constater ainsi que pendant ce laps de temps considérable, les diversités qui existaient primitivement d'un cep à l'autre se sont conservées, et que les pieds originaires du midi se sont tons trouvés impropres à ta culture sous le climat de Genève, les uns souffrant du froid en hiver, le plus grand nombre n'arrivant pas à une maturité complète en automne. Il est donc absolument contraire à Texpérience de tirer des variétés de vignes de pays plus méridionaux que le nôtre pour améliorer nos cultures* Au contraire, parmi les raisins de pays analogues au nôtre, ou plus septentrionaux, il y en a une dixaine ou une douzaine qui se distinguent par certains avantages* Les uns soni très-précoces et peuvent être agréables sous ce point dans les jardins; d'autres soni d'un bon goût comme raisin de lable ; d'autres, enfin, méritent d'être essayés plus en grand pour la culture dans le pays. J'ai exposé ces faits en 1840, dans un rapport à la Classe d'Agriculture, à la suite duquel un grand nombre de personnes ont fait venir dû klœçner rouge de Zurich, raisin qui s'est montré habituellemeai productif et de maturité plu$. complète que les ceps de raisins rouges répandus chez nous. L'expérience se fait. Si elle réussit, le Jardin Botanique aura rendu un vrai service à Fagrioulture du pays.

C'était dans le même but d'utilité que des variétés nombreuses de poiriers, pommiers et autres arbres fruitiers, ont été plantés, dès l'origine du Jardin, daus l'enclos voisin des vignes et le long du mur du Peiii-Languedoc. La plupart provenaient des belles pépinières de MM. Baumann,deBoilwyler.

La difficullé de garder les fruits jusqu^à maturiié dans un jardin entièremeet public, le rappraohenieDt des pieds eirombre de la promeoade vo.isiae, ont empêché de comparer exacteiB^nt la valeur des produits de ces divers arbres. Depuis l^origiod du Jardin divers propriétaires en ont de- Qiandé des centaines de greffes. Aucun d'eux ne nous a dit: on mol du résultai : aucun n'en a fait Tobjet d'un rapport à la Classe d'Agriculture. Nous ignorons donc absolument si les faciliiés offertes à cet égard par le Jardin Botanique ont été réellement utiles.

A rextrémit^ du Jardin, du côté de la descente en forme d'S, on remarque au pied de çeite petite éminence un céno- ;taphe9 dopt le dessin^ tracé par Jaquet, n-est pas sans mérite.^ C'est un modeste monument élevé jadis à Charles Bonnet dans l'aocien jardin botanique, et transporté dans le nouveau.

Le pavillon adossé au mur du Calabri, est dû à un legs de M. Trembley-De Tournes.

Si nous achevons le tour du Jardin Botanique en revenant par l'allée qui loqge la promenade du Bastion, nous remercierons de nouveau M. Eynard de la grille de clôture donnée par lui en 1826. Elle a remplacé une palissade qui déparait nos promenades. Cette partie du Jardin est rendue impropre à la plupart des cultures par l'effet de Tombre ec des racines des arbres voisins. Le seul parii qu'on ait pu en tirer a été. de planter quelques arbres ou arbustes à multiplier et quelques arbres verts qui pourront être laissés pomme un supplément à la «collection contenue dans Técole.

Le peu d'espace consacré aux arbres dans les plate-bandes ne permet pa^ de laisser venir plusieurs d'entre eux à toute leur élévation naturelle. Nous ayons essayé d'y suppléer, sort par la petite plantation dont nous venons de parler, soit par une autre, faite hors du Jardin, aux abords extérieurs dupent de piétons de la Coulouvrenière. L'Administra^

tioD nous ayanl favorisé dans cet essai ^ une trealaine d'arbres d'espèces différentes, tels qu'ormes, tilleuls, marroniers, tulipiers, planera, érables, etc., ont été plantés en 1838 et 1840. Ils sont tous de nature à être employés dans des promenades publiques; ainsi leur réussite ne sera pas sans iniéréi pour diriger plus tard TAdministration dans ses plantations.

Il nous reste à dire quelques mots du bâtiment situé à 4'entrée du Jardin, le Conservatoire bolanique.

En 182i, M. Viollier, se présentant au nom d'un généreux anonyme, demanda à M. De Candolle de lui indiquer un em« ploi utile au public d'une somme de55,OO0 fl. (25,384 fr.). Plusieurs projets, les uns relatifs au Jardîn Botanique, les autres étrangers à cet établissement, furent soumis, par Vvalermédiaire de M. Yiollier, au donateur inconnu. Gelui-ci voulait appliquer son don à un objet qui ne fût pas tellement nécessaire que le Gouvernement dât le faire tôt ou tard. Il se décida en faveur de la construction d'une maison qui l'enfermerait les collections botaniques, données ou qui seraient données à la vilte de Genève, une salle pour des leçons de dessin de fleurs, des logements pour les employés du Jardin et au rez-de-chaussée une salle pour la collection des instruments appartenant à la Classe d'Agriculture. Le Conserva^ toire Botanique a été construit dans ce but, et pour la majeure partie, au nK>yen des 25,000 francs donnés par l'intermédiaire de M. ViolKer. Ce dernier citoyen, que Ton pouvait croire par ses antécédents l'auteur du don, a déclaré à plusieurs reprises être seulement l'intermédiaire, et nous avons eu le malheur de lé perdre sans que le secret, dont le donateur s'enveloppait ou s'enveloppe encore, ait été trahi. Heureuses les républiques, heureuses les époques où des faits de ce genre se manifestent ! Ils témoignent d'un dévouement bien remarquable aux choses utiles, d'une grande prospérité et d'une sécurité complète dans l'avenir du pays.

Le Conservatoire Botanique renferme des collections qni oui déjà un certain degré d'importance. La principale salie, située au premier étage, renferme un herbier formé de la réunion de collections données par MM. Hermès, Gosse, Roux, Necker ancien syndic, Colladon père et fils, Cboisy professeur, el de quelques plantes sèches données par divers amateurs, ou desséchées au Jardin. L^herbier de Haller fils, donné par ce savant à la ville de Genève, y est aossi conservé à part. Des collections de bois, de produits végétaux divers et de fruits ou graines, sont exposées dans des armoires vitrées. Elles proviennent de dons faits par divers amateurs au Musée ou au Jardin. Dans une chambre voisine se trouve un herbier de plantes du pays, donné par M. Alph. De Candolle, une bibliothèque botanique de 391 ouvrages, dont la majeure partie a été déposée par la Société de Physique el d^Histoire naturelle de Genève; enfin, 4 volumes in-folio remplis de dessins faits par divers amateurs ou commandés à M. Heyiand. Ce dernier artiste a donné jusqu^à son départ des cours de dessin de fleurs dans la salle consacrée à cet objet. LHiiilité des diverses collections du Conservatoire est surtout appréciée depuis que les cours spéciaux du professeur de botanique se donnent en été dans cet établissement. Les élèves y trouvent de grandes ressources pour rintelligence des leçons, et profitent mieux en outre des plantes cultivées dans le Jardin.

Chaque année vingt à trente étudiants ou amateurs reçoivent Tautorisation de travailler dans le Conservatoire, ou de recevoir des échantillons de fleurs à étudier ou à dessiner. Le nombre de personnes qui prennent quelque idée de botanique en parcourant le Jardin est sûrement beaucoup plus considérable. D'autres reçoivent des dons de greffes, boutures, graines ou autres objets, pour lesquels il est accordé 100 h 150 bons par année. Le Jardin sert donc à répandre le goAtderhorticullure, dont les heureux résultats se voient

dans nos Exposiiions de fleurs. Il peut diriger nos&uialeurs el ttos jardiniers dans leurs demandes de plantes à l'étranger, et rectifier leurs ndmenclatures souvent vicieuses. Il seriaax .études géaérales de rAcadéoiie et quelquefois à des lèçoas particulières d^lnstiiotèurs. Il est aussi une- des promenades les plus rréqueetéesël les plus agréables de notre ville. Nous pouvons donc espérer qu^il sera toujours vu paruoseompatriotea avec bienveillance et que la faveur pubHque, ainsi que celle des autoriiés constituées, ne lui Ceront jamais défaut.

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