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Notice sur le P. Hennepin d'Ath [microforme]

Voici encore un Belge, queles Français ont adopté comme leur et dont fort peu de ses compatriotes connaissent la vie si curieuse, l’origine si humble etle nom même peut-être, quoique bien digne de quelque éclat.

M. Eyriès, le géographe, qui assurément connaissait le lieu de naissance de celui qui descendit le premier jusqu’à son embouchure dans le golfe du Mexique et remonta jusque près de sa source, le grand fleuve du Mississipi, et qui dota la France d’un pays plus étendu que l'Europe, se tire d'affaire en disant qu'il était né en Flandre ( Biographie Univ. au mot Hennepin); ce qui

permet de croire qu'il était des environs de Lille, pour la satisfaction de ceux qui n'aiment pas que les Belges aient eu jamais des hommes de lettres ou des savants. Heureusement qu’en France même, et dans cette partie précisément que Louis XIV détacha violemment de l’ancienne Belgique, il y a des hommes, occupés d'études historiques consciencieuses, et qui, trouvant assez glorieux tel qu'il est réellement, le passé qu'ils ont eu en,commun avec nous, s'attachent incessamment à en faire revivre les souvenirs, sans s'inquiéter beaucoup s’il en réjaillira quelque brillant reflet sur les Belges, leurs anciens frères. Tels sont particulièrement les travaux, qui remplissent habituellement les Archives du Nord de la France et du Midide la Belgique, dirigées par MM. Aimé Leroy et Arthur Dinaux. Cest une notice publiée par ce dernier, qui, en suppléant à la sécheresse des huit lignes de Foppens et à quelques réticences assez étranges de M. Eyriès, eten ajoutantaux notes biographiques déjà fort intéressantes de Paquot !, nous a fait penser qu’il ne serait pas indifférent à nos lecteurs de trouver ici quelques détails sur les travaux et sur la vie agitée du P. Hennepin. Ni Moréri, ni Bayle, ni Ladvoéat, ni leurs continuateurs n’ont jugé à propos d'en ‘parler. La biographie connue sous le nom du général de Beauvais , et le dictionnaire du P. De Feller (édit. de Paris in-8, Méqui-

1Paquot, (Mémoires pour servir à l'Hisloire Liltéraire des Pays-Bas) donne une notice du P. Hennepin, d’après les relations publiées par ce dernier. |

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gnon., tome 6) , contiennent tous deux une notice qui n’est guère moins sèche ni plus initructive que celle de Foppens.

Louis Hénnepin naquit à Ath, vers 1640. Son âme ardente trouvant insipides les plaisirs et les grandeurs du monde, le porta, comme. beaucoup d’autres à cette époque, vers les austérités et l'humilité de la vie religieuse. Il entra dans l'Ordre de saint François et alla faire son noviciat , au couvent des récollets de Béthune en Artois, où il eut pour ‘directeur un homme qui, animé lui-même d’un saint zèle pour les prédications et.les missions lointaines, éveilla sans doute chez le jeune novice le désir d'affronter des fatigues et des périls , pour la propagation du christianisme. Ce.bon Père, qu'il eut plus tard pour compagnon de mission en Amérique et qui daps un âge très-ayancé, périt malheureusement, massacré par des sauvages, au bord de la rivière des Illinois, s'appelait. Gabriel de. la Ribourde. Jamais le souvenir. de ce premier guide de sa jeunesse. ne se représente à la mémoire du P. Hennepin sans qu’il ne paie à ses vertus un juste et touchant tribut de tendresse et de reconnaissance !. C’est à ses sages leçons qu’il attribue l'attachement , dont il ne cessa de faire preuve pour la règle dont, il avait accepté le joug ; c’est d'après ses principes

; Acuvelle débosvérte d'un très-grand pays silué dans l'Amérique entre le Nouveau Mexique el la mer glaciale….par le R. P. LOUIS HEN-

NEPIN, thissionnaire récollect et notaire apostolique. Utrecht. Gui.

Broedelet, in-12, 1697. Chap. 1. p. 8, passim, et particulièrement Chap. LXV , p. 488 et 494,

qu'il se représentait la ‘civilisation des peuples barbares À comme la plus noble des missions, et le bonheur’ de leur L faire adopter les maximes de l'Evangile comme .la. plus

glorieuse des conquêtes !. i : 1 njuol

La passion des voyages lointains, innée en quelque sorte chez le P. Hennepin, eritrait sans doute pour beaucoup ; à son insu, dans la ferveur qui le portait: à se préparer aux L missions d'outre-mer: Ses vœux furent pourtant contrariés 4 bien des fois avant de pouvoir être satisfaits: |

Le P. Hennepin avait à Gand une sœur mariée , douce amie de son enfance, qu'il voulut révoir avant de solliciter la permission de sortir du pays natal. Cette bonne sœur employa tous les moyens'et tous les raisonnements que lui suggérait sa tendrésse pour le détourner de ses projéts d'émigration. Ne pouvant l'y faire renoncer, elle le

retint du moins auprès d'elle, quélque témps , Sous le prétexte de lni apprendre lé flämand, qu’il avait besoin de connaître pour exercer des: missions dans les provinces

où se parlait cette langue en Belgique ?.

Avec les goûts du P. Hennepin on a bientôt appris une

| Nouveau voyage d’un pays plus grand que l'Europe... , par le Révérend P. LOUIS HENNEPIN, missionnaire recollect el notaire aposlolique… Utrecht, Ernestus Voskuyl, 1698 in:12, chap. XXXIIT, p. 286 et passim. V. aussi la Notice publiée par M. ARTAUR DINAUX , dans les Archives du Nord de la France et du Midi de la Belgique, tom. V. p. 67.

2 Nouvelle découverte d’un très-grand pays, ete. Chap. 1er, p. 9.

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par le Réire aposlo- . XXXII, NAUX , dans Belgique,

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LE P. LOUIS HENNEPIN. 5 langue nouvelle. Dès qu'il sutle flamand, toute l'ingénieuse sollicitude de:sa sœur-chérie échoua devant la ferme résolution.du pauvre enfant de Saint-François, de. voyager du moins sur. le-continent en attendant qu’il lui fut permis de passer les mers. L'Italie d'abord,tonte couverte de grandes et belles églises et des! coùvents les plus considérables de son Ordre, puis une grande partie-de l'AHemagne, furent visitées par le P. Hennepin:, avec'k‘periission de son général; mais selon la règle, et:pour rappeler sans cesse à ceux

qui la subissent, les principes de soumission et d’humilité

dont ils doivent être animés ; çette permission était donnée sous la forme d'un ordre communément désigné sous le nom d'obédience, Il put du moins, comme il le dit naivement commencer à satisfaire, sa curiosité naturelle ‘.

S'il avait pu oublier que ce n’était pas seulement pour la forme'que les permissions accordées par les supérieurs de son Ord "e sont qualifiées d’obédiences, it n'aurait pas tardé à s'en souvenir. à son .retouf : car , lorsqu'il demanda au R. P. Herinckx, qui fut plus tard évêque d’Ypres , la permission de continuer ses pérégrinations, il reçut pour toute réponse l’ordre d'aller remplir au couvent de Halle , qui faisait alors partie du Hainaut , le ministère auquel les enfants de St.-François, comme ceux de St.-Dominique, devaient la dénomination de précheurs sous laquelle le peuple les désignait en Belgique.

l Nouvelle Découverte. Chap. I, p. 11.

6 LE P, LOUIS HENNEHIN.

Après avoir exercé la prédication pendant un ar dans le canton de Halle, il fut envoyé au couvent de Biez .'èn Artois, d'où il reçut l’ordre d'aller faire la quête à Calais , au mOment de la rentrée des pêcheurs et pendant la salaison des harengs. De Calais, il revint au couvent par Dunkerke, et tout en s'acquittant des humbles fonctions qu'on lui avait assignées , il rencontraït sur ces côtes des occasions d’entretenir ou de réveiller chez lui le goût des voyages.

Dès lors , en effet, comme il nous Yapprend lui-même , son plaisir le ptus vif était d'entendre:les relations des capitaines au long cours. Sa profession ni sa robe ne lui permettant pas de s'arrêter ostensiblement dans les tavernes où lés hommes de mer avaient coutume de faire le plus complaisamment le récit de leurs aventures, le Révérend Père se tenait blotti et eaché derrière les portes, pour écouter sans être vu, et, quoiqu'il eût peine à supporter l'odeur du tabac, il avoue qu'il aurait volontiers « passé des jours et des nuits sans manger, dans cette occupation, paree qu'il y apprenait toujours quelque chose de nouveau , touchant les mœurs et les manières de vivre des nations étrangères et touchant la beauté, la fertilité et les richesses des pays où ces gens avaient été ‘. »

Ne pouvant encore satisfaire sa passion pour tes voyages lointains, il essaya de la tromper en quelque sorte , en obtenant une mission pour la Hollande, où il pénétra en suivant

tourelle Découverte, ete. Chap. 1er, p. 12,

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LE P. LOUIS HENNEPIN. 7 l'armée d'invasion de Louis XIV. Il s'arrêta huit mois à Maestricht, où il se fit aumônier' ét administra les sacrements'aux blessés. Victime dé son zèle, il y fut attaqué d'une maladie d'hôpital qui le mit'à deux doigts de sa perte. Guéri par un habile médecin hollandais, iln'en continua pas moins l'exercice du rude ministère qu'il avait embrassé, car l’année suivante (1674) , il assistait encore les blessés sur le champ de bataille de Seneffe (Le 11 août 1674). ‘

Mais une autre mission « plus complète 3 plus aventureuse et plus appropriée à ses goûts naturels , “ comme le dit M. Arthur Dinaux ® devait enfin succéder à ce second noviciat de l'humble Pérerécollet. L'année qui l'avait vu soigner les blessés à Seneffe (1674) fut aussi celle où la capitale du Canada, Québec , fut érigée en évéché 3. A cette occasion le P. Hennepin fut envoyé par sés supérieurs à la Rochelle, pour s’y embarquer en qualité de missionnaire dans le Canada. |

A deux lieues de la Rochelle, se trouvait une cure momentanément vacante par l’absence du desservant. En attendant l'embarquement : le P. Hennepin remplit, pendant deux mois, les fonctions pastorales de ce pauvre village, et fit la mission dans l’Aunis où l'illustre Fénélon devait aussi, quel-

1 Nouv. Découv. p. 13.

2 Archives historiques et liliéraires du Nord de la France, elc. loc. cit.

* Tablettes chronologiques de l'abbé LENGLET-DUFRESNOY (anno 1674),

ques années après (en 1686), aller exercer le mème ministère L ‘avant d’être archevêque de Cambrai.

.… H s'embarqua en 4676 avec le pieux François De Laval, fils du seigneur de Montigny , auparavant évèque de Pétrée (in partibus infidelium), nommé premier évêque de Québec. De ce voyage étaient aussi : M. De Barrois, secrétaire de L: M. De Frontenac, gouverneur du Canada, puis vice-roi de L la Nouvelle-France; et un sieur Cavelier De La Salle qui ‘% devint plus tard chef de l'expédition dans l'intérieur des ë terres, et qui, par cette. raison, mérite d'être signalé de prime abord. C'était un Normand, qui avait été jésuite, sans prendre les ordres majeurs toutefois, car il avait quitté la robe avec le congé de ses supérieurs !. Voici comme le

dépeint notre récollet voyageur , qui, comme nous aurons î l'occasion de le voir, n'avait jamais eu lieu de se louer de î Jui : « C'était un homme d’un grand mérite, constant.dans À les adversités, intrépide, généreux, engageant, adroit, 4 habile et capable de tout? ; » mais en même temps, comme à étaient la plupart de ces infatigables chercheurs d'aventures, : soupçonneux, défiant et implacablement jaloux des décou- ï vertes qu’il n'avait pas faites lui-même. Le P. Charlevoix, ï:

qui est bien loin de rendre toujours justice au P. Hennepin,

) Nouveau Voyage d’un pays plus grand que l’Europe , ete. Chap. à YIHL. p. 80. — Histoire et description générale de la Nouvelle France, si par le P. DE CHARLEVOIX, de la Compagnie de Jésus, Paris, Rollin 1744, in-12, Tom. 2. Liv. X. p. 263. ï 3 Nouv. Voyage, etc. Chapitre VII. p. 79.

inistère

> Laval,

Pétrée Québec. taire de e-roi de Salle qui ieur des pnalé de lite, sans quitté la omme le 1s aurons

louer de tant. dans , adroit, s, comme ventures, es découharlevoix, Jennepin,

, ete. Chap.

lle France,

Rollin 1744,

ajoute que « La Salle ne sut ni se faire aimer, ni ménager ceux dont il avait besoin et que; dès qu'il eut de l'autorité; il en usa avec: dureté et avec hauteur. Avec de tels défauts il né pouvait pas être heureux, ajoute-t:il ; aussi ne le fut-il point 4: élu, es ET “ei

Cé M. De La Salle avait ämené, thurtié particulièrement attachés ‘à sa personne, ün M. Cavelier , ; prêtré, son frère, etun' M. De Tonti, gentilhomme italien , impliqué dans la dernière révolution napolitaine et obligé, par cette raison, d'émigrer d’un royaume où l'autorité de l'Espagne était rétablie ?: ee M. De Tonti que La Salle destinait à être commandant du'fort de Crevecœur que nous verrons bâtir par nos voyageurs sur la rivière des Illinois, fit plus tard une relation de la seconde expédition dans laquelle La Salle périt d'une manière tragique ; assassiné par des hommes de son équipage. Il y avait encore un M. Joutel qui servit de pilote à La Salle pendant son second voyage et sur le journal duquel fut aussi rédigée, par un M. De Michel, uïre autre relation de cette expédition *; le vieux père Gabriel de la Ribourde, ancien directeur du P. Hennepin, quelquesautres

Histoire et description générale de la Nouvelle France , par le P, DE CHARLEVOIX loco cilato.

2 Son père compromis comme lui dans lamème révolution, vint s’élablir en France, où il imagina lé système de rente viagère appelé d’après lui tontine.V. Hist. de la Nouv. France du P. Charlevoix, tom. 2, p. 266.

8 Journal historique du dernier voyage que feu M. De La Salle fit

dans le golfe du Mexique pour trouver l'embouchure et le cours de la rivière de Mississipt, ele. Paris, Etienne Kobinot , 1713, in-12,

religieux et une troupe de filles envoyées au Canada, dont on avait donné la difficile direction au P. Hennepin.

Ces pauvres créatures furent malheureusement la première octasion de la mésintelligence qui éclata entre le sieur De La Salle et le P. Hennepin. Le premier trouvait bon, pour égayer la traversée, d'accorder beaucoup de:liberté à ces filles; le second, tenu. à plus de sévérité et par les devoirs de son état.et par l'ordre exprès de l’évêque de Québec qui était à bord, employait toute son influence pour les ramener à l'observation des lois de la décence. Des paroles un peu vives étant un jour échappées à ce sujet à M. De La Salle, le P. Hennepin répondit qu’il ne croyait pas être pédant en remplissant son devoir, Ce mot de pédant prononcé par le religieux sans mauvaise, intention et seulement pour se disculper, avait alors une double signification : il blessa au vif l'homme qui avait été ce que nous appellerions aujourd’hui maitre-d’études chez les jésuites, pendant.tout le temps qu'il avait porté la robe. Quoi que. püt.faire et dire le P,Hennepin, le gentilhomme normand , devenu capitaine, en garda toujours le souvenir *.

L'évêque qui avait néanmoins reconnu, pendant la traversée, le zèle et la prudence que le récollet avait déployée pour instruire ou ramener aux sentiments religieux, non seulement les filles embarquées pour le Nouveau-monde, mais encore les hommes de l'équipage qui en avaient besoin,

1 V. l’avis au lecteur de la Nouvelle découverte, etc.

à, dont

remière ieur De n, pour té à ces devoirs ébec qui ramener s un peu Salle, le bédant en cé par le ur se disssa au vif jourd'hui emps qu’il Tennepin, arda tou-

la traveroyée pour non seulende, mais nt besoin,

hé

ÉÉSREEUEE

LE P. LOUIS HENNEPIN. 11 chargea le Révérend Pèré, à son arrivée à Québec, de précher l'Avent et le Carémeé au couvent dés Augustines de la capitale du Canada's

« Cependant son inclination naturelle, nous dit-il: naïvement, ne se satisfäisait point de tout cela. » Il allait donc souvent à vingt ou trente lieues de son habitation, portant sur lui une petite chapelle, pour pouvoir officier partout, marchant sur de larges raquettes pour ne point enfoncer dans la neige et s'abimer dans des précipices ; parfois, pour se soulager un peu, faisant tirer son mince équipage par un gros chien qu'il avait amené avec lui. « La gelée me perçait souvent jusqu'aux os , ajoute-t-il ; j'étais obligé d'allumer du feu cinq ou six fois pendant la nuit, de peur de mourir de froid. et je n'avais que très-modiquement ce qu'il me fallait pour vivre et m'empêcher de périr de faim pendant le voyage ?. »

Pendant l'été, il était obligé, pour continuer sa mission, de cotoyer les grands lacs et les imménses rivières de ces régions dans de petits canots d'écorce de bouleau, d'une extrême légèreté, lesquels étant ronds en dessous, sont très-sujets à chavirer, quand on fait la moindre manœuvre imprudente *. « C'est ainsi, dit M. Arthur Dinaux, en faisant allusion à ces détails, qu'il portait la communion

l Nouvelle Découverte, ete. Chap. I, p. 16.

3 Nouvelle Découverte, ele. Chap. Il, p. 17.

3 Ibid. p.18, et Nouveaux voyages de M. le baron de LAHONTAN dans l'Amérique seplentrionale, Lahaye, 1703, in-12, tom. 1°", lettre 6° p.34

aux peuples de:ees contrées lointaines et qu'il préludait aux grandes découvertes qu'il opéra dans çe monde nouyeau !. »

Le P. Hennepin avait pour compagnon dans ses explorations.un autre récollet, son compatriote et son condisciple le P, Luce Buisset *.qui revint aussi mourir en Belgique, où nul ne s’est occupé que nous sachions, du soin. de recueillir simplement son nom, Avez-vous parcouru cette helle vallée de la Sambre dont les méandres vingt fois traversés par le raihoay, depuis l’ancienne et pittoresque abbaye de Floreffe jusqu’à. Charleroy , font croire au voyageur emporté par le rapide eonvoi, que vingt rivières différentes entrecoupent ces riches pâturages? Eh bien! là où de vastes usines sont venues: s’accumuler ; vous aurez distingué sans doute, au

jadis le couvent qui servit de retraite au Révérend Père Buisset, revenu des bords du lac Ontario et du Mississipi;

bord de l’eau, une jolie maison de campagne qui appartient, F si je ne me trompe, à l’un de nos anciens représentants les % plus connus par la sincérité et la chaleur de leur patrio- é. tisme. Cette terre s'appelle Saint-François. C'est là qu'était $

Fren PF

c'est là que repose encore, dans quelque coin obscur, à moins

Andres,

qu’elle n’ait été troublée par les démolisseurs et dispersée peut-être avec les débris de l’ancien couvent, la cendre de “

l’un des deux humbles prêtres qui avaient exploré les pre-

! Archives du nord , ele. p. 69. à 2 Nouvelle Découverte d’un très-grand pays. Chap.IV,p, 24. Nouveau À voyage d’un pays plus grand que l'Europe. Chap. XXX , p. 257.

dait aux veau !. »

explorandisciple que, où recueillir Île vallée és par le > Floreffe té par le upentces ines sont oute , au ppartient, entants les ur patriolà qu'était end Père Mississipi; r, à moins dispersée cendre de ré les pre-

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