‹ Notice sur le viaduc de GarabitChapitre 6 sur 14 · DE L’OUVRAGE · texte numérisé non relu

DE L’OUVRAGE

es projets des maçonneries, ensemble et détails, ont été complètement et

exclusivement dressés par MM. les Ingénieurs de l’Etat.

Les calculs de résistance des l'ers ont été établis par M. Eiffel, et contrôlés par M. l’Ingénieur Boyer. On s'est limité à un travail de six kilogrammes par millimètre carré solis 1 effet combiné des chaiges et du \ent.

La surcharge admise a été déterminée en vue de l’emploi des plus lourdes machines de

la Compagnie du Midi qui doit exploiter la ligne de Marvejols à Neussargues, sur laquelle

se trouve le viaduc de Garabit.

L’effort du vent a été supposé de 1 5 o kilos par mètre carré pendant la circulation des trains et de 270 kilos en dehors de toute cnculation, celle-ci étant c\idemment suspendue

par un tel vent.

Dans ces calculs, on a admis que le vent agissait d’une manière uniforme sur la surface complète de la paroi qui est orientée du cote où le a cm souffle, mais qu il agit seulement sur la surface des barres du treillis de la seconde paroi. On a supposé que les surfaces offertes au vent par les panneaux étaient concentrées sur les montants verticaux qui les limitent et enfin que l’effort supporté par ces montants était partagé également entre l’intrados

et l’ extrados.

A ces efforts ont été ajoutés ceux que reçoivent les palées et le tablier. Pour le tablier on a admis, comme pour Parc, que la première paroi était frappée sur sa surface entière et que

la seconde ne Pétait que sur le treillis.

Enfin, on a tenu compte de l’effort produit par le vent sur le train. Celui-ci étant en partie protégé par la partie supérieure de la poutre, cet effort a été évalué comme s’appliquant à i'” s , 6 o par mètre courant. Ces bases d’évaluation sont les mêmes que celles qui ont

servi à M. Nordling dans les calculs relatifs aux grands viaducs métalliques qu’il a fait exécuter sur le réseau d'Orléans, et dont deux ont été construits par M. G. Eiffel.

La comparaison des effets produits par les charges et par le vent conduit à ce résultat, qu’on peut regarder les membrures de l’arc comme travaillant en moyenne à :

2 kilogrammes sous le poids propre.

2 — sous l’effet des surcharges seules.

2 — sous l'effet du vent.

La section des membrures est donc de moitié plus grande qu’elle ne serait si l’action du vent pouvait être négligée.

La température n'ajoute qu’une influence très faible aux efforts dus aux causes qui précèdent. Le maximum, qui a lieu à la clef de l’arc, est seulement de o kR ,63 par millimètre carré pour une variation de température de 3o degrés.

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