‹ Notice sur les bois de la Nouvelle CalédonieChapitre 37 sur 211 · PR EE PE TUE · texte numérisé non relu

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la circonférence en deux points diamétralement opposés, de façon

donner à ce trou un diamètre D; si l’on admet qu’à chaque tour il pénètre d’une quantité à, et si de plus on appelle R la force nécessaire pour arracher la matière sur l'unité de longueur du tranchant de l'outil et . pour une pénétration égale aussi à l'unité de longueur, il est facile de reconnaître que l'outil pénétrant de la quantité à, l’effort exercé à chaque instant sur l’unité de longueur du tranchant sera RÔ, et comme le tran-

È .D—d chant travaille sur une longueur égale à 5 D — d veloppera sera Ro.

… Cette force peut être considérée comme appliquée, de chaque côté, au milieu de l’arête tranchante, dont la distance à l'axe du cylindre creusé est :

, l'effort total qu’il dé-

D +d Or, d’après la disposition adoptée, cette force fait à chaque instant équilibre au poids placé sur le levier horizontal qui empêche l’outil de tourner, les moments de ces deux forces par rapport à l’axe commun de l’outil et du plateau doivent donc être égaux, et si l’on appelle : P le poids suspendu, et / sa distance à l'axe lorsqu'il fait équilibre à la résistance de l'outil, on doit avoir :

nr 2 .=.19 Pl R =) (=) =" d

d’où l’on déduit :

PI à (D? — d?) Si l'outil, au lieu d'agrandir un trou déjà fait, opère un premier forage en travaillant sur toute l’étendue du diamètre D, la formule se réduit à :

PI R=is

Expériences de M. Coquilhat. — On voit donc que le procédé

ï. adopté par M. Coquilhat permet de déterminer, pour chaque matière

travaillée, un coefficient numérique R qui doit représenter la résistance

2- qu'oppose cette matière à l’unité de longueur du tranchant de l’outi

. pour une pénétration égale aussi à l’unité de longueur.

bésog “1h

La détermination de ce coefficient peut donc servir à classer les différents matériaux d’après leur résistance à l’action des différents outils; M. Coquilhat a étudié ainsi comparativement les résistances du fer forgé, de la pierre calcaire, du grès et enfin des différents bois, en employant comme outils, pour les métaux et la pierre, deux espèces de forets (foret à langue de carpe et foret à conducteurs), et pour le bois une gouge, une mèche anglaise et une scie.

Pour pouvoir étudier l’action de cette dernière, M. Coquilhat avait confectionné une scie cylindrique, en enroulant une lame de scie trèsflexible et l’engageant dans une rainure circulaire pratiquée dans la tête d’un plateau en bois monté sur le charriot du tour, de facon à laisser déborder les dents de la scie de un centimètre environ; une tige centrale s’engageant dans un trou pratiqué à l’avance servait à guider la marche de l'outil, et l’on dégageait fréquemment au ciseau le bois attaqué, pour livrer passage au plateau.

Malgré les précautions prises, cet outil n’a donné que des résultats assez incertains, parce qu'il a été impossible de donner à la scie une forme exactement cylindrique; mais cette disposition fait concevoir comment on pourrait, d'une façon analogue, étudier l’action des outils qui ne trävaillent pas habituellement par rotation, comme par exemple les lames de rabot.

Dans l’étude des propriétés des bois, le procédé de M. Coquilhat permet aussi, jusqu’à un certain point, d'étudier l’influence de la direction des fibres par rapport à celle de l’action de l’outil, car on peut, par exemple, disposer les fibres de la pièce de bois parallèlement à l'axe du tour ou perpendiculairement à cet axe et faire travailler ainsi l'outil dans une direction normale ou dans une direction tangentielle à ces fibres. On peut aussi les placer obliquement; mais par suite du mouvement de rotation, il n’est pas possible, dans le travail de l’outil tangentiellement aux fibres, de séparer l’étude de l’action parallèle à la direction des fibres de celle de l’action normale à cette même direction.

Nous reproduisons ici, à titre de renseignements, les valeurs que M. Coquilhat a trouvées pour différents bois et différents outils pour le coefficient R, en y ajoutant comme comparaison les valeurs correspondantes trouvées pour les métaux et les pierres. Ces valeurs supposent que l’on a adopté pour unité de poids le kilogramme, et pour unité de longueur le millimètre ; nous y avons ajouté l'indication de la

quantité de travail (exprimée en kilogrammètres) nécessaire pour réduire en sciure, copeaux ou limaille un centimètre cube ou pour enlever une couche de 1 millimètre d’épaisseur sur une surface de 10 décimètres carrés {.

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