‹ Notice sur les bois de la Nouvelle CalédonieChapitre 7 sur 211 · LÉ · texte numérisé non relu

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lonie et qui ont été aussi complètes que le permettaient les ressources restreintes dont je disposais dans ce pays lointain.

Mais, lors de mon départ, il n'y avait encore qu’une faible partie des forêts de la Nouvelle-Calédonie qui eût été sérieusement explorée; la découverte des espèces nouvelles continuait chaque jour, et il en résulte que je ne puis émettre la prétention d’avoir effectué un travail définitif et complet dont les conclusions ne puissent être modifiées par des études complémentaires.

J'admets, au contraire, que les résultats que j'ai obtenus ne sont, pour la plupart des essences, que de premières données approximatives qui ont besoin d’être confirmées par de nouvelles expériences, attendu qu'il m’a été impossible, pour les bois dont l’exploitation n’était pas encore entrée dans une voie régulière, de varier suffisamment les essais pour obtenir une moyenne qui pût être considérée comme débarrassée des erreurs dues aux variations et aux défauts individuels des échantillons éprouvés.

C’est surtout cette considération qui m'a décidé à ÉD les résultats que j’ai recueillis, car j’ai pensé que la lecture de l’exposé de mes recherches pourrait engager quelqu'un des officiers appelés à servir en Nouvelle-Calédonie à reprendre ces essais et à les compléter, à l’aide des appareils He ont été construits, dans ce but, à la direction d'artillerie.

On trouvera, dans la deuxième partie de ce mémoire, le résumé de ces expériences et le détail des résultats numériques obtenus.

J’y ai joint la description des procédés et des appareils emplovés et l'exposé des notions scientifiques sur lesquelles je me suis appuyé, . afin de permettre à chacun de contrôler les méthodes suivies et aussi afin de faciliter l’exécution d'essais semblables aux personnes qui auraient le désir d'entreprendre des recherches de ce genre dans une autre colonie.

Il y a lieu de remarquer, en effet, que bien que les essences de bois qui se trouvent dans la majeure partie de nos possessions d'outre-mer soient connues, par suite d’un emploi déjà ancien, on ignore, pour beaucoup d’entre elles, les valeurs numériques qui peuvent servir à représenter leurs propriétés physiques et mécaniques et à les comparer sbrement aux bois des autres contrées.

La connaissance de ces valeurs ne présente pas d’ailleurs un simple intérêt rétrospectif et spéculatif; il est évident, au contraire, qu’elle

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