Araucaria Rulei Lindley
Cette espèce plus rare croît sur les sommets arides, depuis Canala jusque dans la baie du Sud. Fi:
Elle diffère de l’araucaria Cookii par sa forme conique, due à la persistance et à l'allongement progressif de toutes les branches à partir de la base,
Les jeunes branches sont pendant plusieurs années entièrement recouvertes par des feuilles imbriquées, lancéolées, longues de 25 à 30 millimètres, larges de 10 à 12, très-épaisses, coriaces, courbées en carène, à nervure médiane saillante. |
Le chaton mâle atteint 20 centimètres de longueur.
Le cône ne diffère en rien de celui de l’espèce précédente.
On rencontre cà et là des individus à feuilles de formes. intermédiaires entre les deux espèces, par leur largeur et leur longueur.
Cette forme rappelle celle de l’araucaria du Chili (Araucaria imbricata).
Bois analogue au précédent et possédant les mêmes qualités.
3. — Dammara lanceolata (Lindley), — Kaori (nom indigène de Nouvelle- Zélande).
Arbre gigantesque, atteignant jusqu’à 2"50 de diamètre,.et 30 mètres de hauteur au-dessous des premières branches.
Cime irrégulière, dense, branches dressées, décrivant un angle aigu avec la tige; couleur glauque ou d’un beau vert, selon l’âge des ramules.
Ramules verticillés par quatre, comprimés, aplatis.
Écorce mince, rougeûtre à l'intérieur, couche épidermique grise et lisse, s'effeuillant et laissant voir l’écorce rouge. Résine abondante, se concrétant en masses considérables, jaunâtres, translucides, agréablement parfumées, à cassure nette et brillante, brunissant avec le temps, devenant noire à l’état fossile, et constituant alors la résine dammar, employée comme copal dur dans la confection des vernis.
Il est important d'étudier l'emploi de cette résine fraiche, et de chercher à la rendre soluble dans l'alcool. Les indigènes s’en servent Ji vernisser leurs poteries.
Feuilles opposées, sessiles, longuement lancéolées, 3 centimètres sur 7, très-légèrement échancrées au sommet, luisantes en dessus, à bords scarieux, épais, cassantes, nervure médiane nulle, nervures secondaires peu apparentes, parallèles ou palmées, non réticulées.
Chatons mâles de la grosseur d’un petit cornichon.
Cônes à écailles unies, à peu près semblables à ceux du cèdre.
Graines uniques sur chaque écaille, ovoïdes, terminées par deux ailes très-inégales ; elles sont comestibles et recherchées des indigènes.
Se trouve dans les forêts élevées, depuis Yenguène jusqu’à la baie du Sud. Un seul arbre a donné au débit 19 mètres cubes de bois.
Deux autres espèces de Dammara existent en Calédonie. |
Le Dammara Moorei, de Lindley, est un arbre s’élevant plus que le précédent, dont il diffère à première vue par des rameaux à écorce
noirâtre, des feuilles plus longues et plus étroites, glauques. Il ne croît que dans le Nord.
Le Dammara ovala, de Lindley, diffère des autres par une taille moindre, une écorce persistante, s’épaississant chaque année, profondément crevassée, des feuilles beaucoup plus courtes, plus larges et plus épaisses. Il ne croit en abondance que dans le Sud, où les jeunes plants sont assez abondants sur le plateau de Yaté. Il en existe un échantillon de bois dans le Musée des Colonies, rapporté par M. Petit, sous le n° 97.
Bois blanc, léger, très-bon, tendre, facile à travailler, fibreux.
Bon bois de mâture, bois de fente, bon à tous les usages. Conservation à étudier ; le kaori de Nouvelle-Zélande (Dammara australis) employé en menuiserie à l'extérieur, n’a guère qu’une durée de 7 ans s’il n’est pas peint : les pieux de 10 centimètres d’équarrisage, employés en palissades, pourrissent en terre en 3 ou 4 ans, mais, conservé à l’abri, ce bois devient trèsdur en vieillissant.
Densité : maximum 0,617, minimum 0,590.
moyenne 0,605.
Podocarpées.
. &. — Podocarpus minor (Parlatore).
La petite famille des podocarpées est représentée en Calédonie par plusieurs espèces atteignant des proportions plus ou moins grandes, offrant cette particularité de produire du bois de dureté très-différente selon les espèces.
Le Podocarpus minor de Parlatore, est l’espèce la plus intéressante sous le rapport industriel, par sa fréquence, son altitude peu élevée, le diamètre et la hauteur de son tronc. Tige de 10 à 15 mètres, d’un diamètre de 30 centimètres, à écorce noirâtre, rugueuse, fendillée horizontalement. (ime très-dense, rameaux et ramules nombreux, très-courts, tétragones, portant des feuilles rapprochées, opposées en croix, lancéolées-allongées, 4 millimètres sur 15 millimètres, coriaces, épaisses, d’un vert sombre. Fruit ovoïde, de la grosseur d’une petite prune, formé d’un noyau recouvert d’une pulpe rouge peu épaisse, et d’une amande emplissant la cavité du noyau. La pulpe n’est pas désagréable au goût. |
Plateaux, côteaux et montagnes ferrugineuses.