‹ Notice sur les bois de la Nouvelle CalédonieChapitre 77 sur 211 · Podocarpus · texte numérisé non relu

Podocarpus

Petit arbre élancé atteignant 6 à 7 mètres, diamètre 20 centimëtres. Écorce peu épaisse, brunâtre ou orangé foncé. Rameaux et

. ramules anguleux ou striés. Feuilles alternes, éparses, peu éloignées

les unes des autres, largement linéaires, pointues aux deux extrémités, 8 millimètres sur 80, luisantes en dessus, ternes en dessous; les jeunes sont blanchäâtres, et très-finement striées en dessous ; une seule nervure occupant le milieu, convexe en dessus, canaliculée en

dessous.

Fleurs mâles en petits chatons jaunâtres.

Fleurs femelles vers le sommet des rameaux, dans les aidselles des

d feuilles, sur un pédoncule comprimé, long de 15 millimètres, terminé

par une portion renflée, articulée, supportant deux fleurs incurvées, pulvérulentes.

Fruit ou petit noyau de la grosseur d’un pois, renfermant une amande et placé au sommet du renflement charnu rougeäâtre du pédoncule.

Plaines et côteaux ferrugineux, où il existe un peu d'humidité.

se trouve dans une partie de la Nouvelle-Calédonie et dans l’île des Pins.

Bois très-dur, analogue à celui de l'if (éaœus).

Il existe encore plusieurs autres espèce de podocarpées en Nouvelle- Calédonie, mais elles ne sont représentées que par un très-petit nom-

bre d'individus, et se trouvent à des altitudes trop élevées pour devenir un objet d'exploitation, quoique le bois en soit dur,

Casuarinées.

Les Casuarina sont dépourvus de feuilles, les rameaux en sont généralement grêles, cylindriques ou anguleux, composés d’articulations s’emboîtant les unes au--dessous des autres dans des gaines ou collerettes comme dans les préles (Equisetum, queue de cheval). Le bois de toutes les espèces se fend bien et facilement. |

7. — Casuarina equisetifolia (Linnée). — Bois de fer de rivage (nom impropre donné par les ouvriers européens). Filao (nom de la Réunion). Nanoui (nom indigène).

Arbre monoïque de 6 à 7 mètres, d’un diamètre de 30 à 40 centimètres, droit, à cime large, arrondie, légèrement cendrée.

. Branches pendantes, ramules filiformes, nombreux, disposés en verticilles rapprochés de deux en deux nœuds (caractère important pour le distinguer du C. Collina, n° 9), à articulations distantes de deux centimètres, finement striées.

Écorce rougeâtre, fibreuse, fine.

. Feuilles remplacées par de petites gaînes entourant la base des articulations, striées, multidentées.

Fleurs mâles en épis terminaux, de 10 ee de longueur.

Fleurs femelles aggrégées en une sorte de cône, dont les petites écailles s’écartent verticalement et non horizontalement.

Fruit brun, graines très-petites, ailées, de la couleur et de la forme de celle des pins.

Plages sableuses, où on le rencontre le plus souvent en touffes composées de quelques beaux jets, droits, recherchés par les indigènes comme gaules solides, mais un peu lourdes; les Tahitiens les emploient en chevrons, qu'ils vendent de 50 à 75 centimes pièce...

La durée en terre comme pieux, n’est que de 3 à 4 ans.

Cette espèce mérite d'être protégée à cause de sa résistance aux grands vents, de la faculté qu’elle possède de croître dans des sables mouvants fréquemment submergés, et de la puis avec laquelle elle repousse après la coupe. |

Bois dur, très-dense, à structure rayonnée très-visible sur la tranche ; grain fin et serré ; se fendant bien.

Se travaille assez bien, ne peut se clouer. L’écorce des casuarina contient une assez grande quantité de tan; traitée par le sulfate de fer elle fournit une teinture noire. Elle produit encore une gomme-résine rougeûtre.

On a jusqu'ici le plus souvent confondu, dans l'emploi, les différentes espèces de casuarina, de là des avis contraires au sujet de la conservation. Il en existe une espèce qui ne se conserve pas à l'air, qui paraît être le casuarina collina, ou peut-être celle-ci, et une autre à peu près incorruptible à l'air et dans l’eau.

Bon pour objets de tour, charronnage, rais de roue, sauf la question de conservation.

Densité : maximum 1,030, minimum 0,990.

moyenne 1,013.

8. — Casuarina Deplanchei (Miguel). — Bois de fer de montagne (nom impropre donné par les ouvriers européens).

Arbre moyen, de 10 mètres, droit, rarement gros, diamètre 35 à 40 centimètres.

Branches éfalées horizontalement. Arbre très-rameux, ramules verticillés, tétragones, dressés, courts, raides, répartis en verticilles sucessifs, séparés par plusieurs nœuds (caractère important pour le distinguer du n° 7), noueux, à sfries fortes et anguleuses. Ecorce noirâtre, légèrement rugueuse, peu fendillée. Graines striées, multidentées.

Fleurs mâles, en épis terminaux, courts, sphériques, 6 millimètres, fauves. ie, Fleurs femelles en capitules courts.

Fruits en capitules globuleux, diamètre 45 millimètres, écailles épaisses, coriaces, triangulaires, très-saillantes. | Sols ferrugineux, côteaux élevés et montagnes, plateaux de la baie du Sud. Cette espèce est assez répandue et se multiplie aisément, elle pourra se conserver longtemps.

Bois très-lourd et très-dur, jaunâtre, fibreux, grain fin, très-rayonné sur la tranche.

Se travaille assez bien, supporte difficilement les clous.

On doit le laisser sécher dans son écorce pour l'empêcher de s’étoiler et t de se tourmenter, l'écorce tombe seule en séchant.

On avait lieu de croire que c'est la variété signalée comme de très-bonne conservation à l’air et dans l’eau, et que les missionnaires seuls savaient istinguer à Balade ; cependant, à la baie du Sud, des chevilles de ce bois

enfoncées dans des pièces de spermolepis [n° 147), se sont pourries rapidement. Est-ce l'effet du contact de ce dernier bois ? C’est un point à étudier.

Bon pour charronnage, brancards, timons, perches. Assez joli étant verni.

Densité : maximum 1,086, minimum 1,055.

moyenne 1,071.

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