VMoir VITTe Bulletin, 1895, page
2. Flore carbonifère du département de la Loire, p. 286. B. R. il
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Les trachéides sont rayées; leur diamètre moyen est de 60 ; on compte 130 raies sur une longueur de 1 millimètre; leur écartement est donc de 77. Les rayons ligneux sont formés par des cellules hautes de 120 à 150 & et larges de 40 à 50 y; celles des rayons du tissu fondamental sont aussi larges que hautes, quelquefois même leur longueur dans le sens du rayon dépasse leur hauteur.
Les trachéides houillifiées prises sur le même échantillon ne mesurent que 20 y en diamètre dans les régions non aplaties ; le nombre des raies contenues dans un millimètre est de 170, c’est-à-dire que leur écartement est de 5 y 8. Les trachéides, en se houillifiant, ont donc subi une diminution égale au deux tiers de leur diamètre primitif et seulement égale au quart de leur longueur. Nous aurons du reste l’occasion de constater que dans tous les exemples de houillification observés, la diminution en longueur est beaucoup moins sensible que sur les autres dimensions.
L’Arthropitus subcommunis parait avoir atteint des dimensions plus considérables que celles de l’A. communis auquel il ressemble beaucoup, mais dont il diffère cependant par la moindre épaisseur des rayons de tissu fondamental qui séparent les coins ligneux, par la forme des cellules qui les constituent et dont la hauteur n’excède guère la longueur dans le sens radial. Dans l’A. communis, les cellules des rayons ligneux sont deux ou trois fois plus hautes que larges, tandis que dans l'A. subcommunis, la hauteur est à peine le double de la largeur radiale.
Cette espèce s’est rencontrée à l’état mi-partie carbonatée, mi-partie houillifiée au Montcel-Ricamarie (Loire), à Autun ?
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Arthropitus approximata Schlotheim.
(PL. I, fig. 1à 7.)
Mges cylindriques, articulées, ne paraissant pas dépasser huit à dix centimètres de diamètre, articulations rapprochées, distantes de cinq à vingt millimètres, lisses à la surface quand l'écorce existe, striées longitudinalement quand on à affaire à l'empreinte du bois; les reliefs du moule correspondent aux rayons de tissu fondamental qui séparent les coins ligneux ; les sillons au contraire, larges environ de deux millimètres, sont dus aux coins ligneux moins compressibles que les rayons. Ecorce peu épaisse, et analogue sans doute à celle des autres Arthropitus, tantôt les rameaux disposés en verticilles sont placés sur des articulations isolées, tantôt sur plusieurs articulations successives. Les cicatrices raméales sont alors disposées en quinconce et rappellent en petit un Calamites cruciatus, c'est-à-dire la région de verticilles ramifères des Calamodendrons.
Le moule de la moelle est entouré d’une couche épaisse de houille qui peut atteindre 1 centimètre d’épaisseur représentant un cylindre ligneux primitif d'au moins 1? centimètres. Souvent cette houille à conservé la structure du bois et l’on distingue les coins ligneux et les lames cellulaires qui les séparent. La tige se termine en bas en pointe recourbée à l'extrémité. Cette espèce se rencontre dans les bassins houillers de Saint-Étienne, Commentry, Autun, etc.
Nous avons pu étudier la structure de cet Arthropitus au moyen d’un échantillon provenant de Saint-Étienne, conservé par le carbonate de chaux'!. La fig. 1, pl. I, montre
1. Nous avions confié cet échantillon à M. Stur; le savant paléontologiste de Vienne nous a retourné seulement le fragment représenté fig. 1, après l'avoir fait scier sans notre assentiment ; les fig. ? et 3ont été empruntées au mémoirequ'ilapubliésur cet Arthropitus.
l'échantillon par sa face externe, celle-ci est recouverte, par places, d’une certaine quantité de houille amorphe et durcie par le carbonate de chaux qui cache une partie des cicatrices laissées par les cordons foliaires et les rameaux. La tige est articulée.
La distance des articulations est d'environ 8 millimètres ; l'épaisseur des coins ligneux qui forment les côtes est de 15 ; celles des lames du tissu fondamental qui les séparent, de quelques dixièmes de millimètres; les coins ligneux alternent aux articulations.
L'’échantillon incomplet, long de 66 millimètres, comprend 7 articulations dont 2 portent des rameaux; les autres ne montrent que des cicatricules de cordons foliaires. Le nombre des rameaux sur le verticille supérieur est de 10; leur diamètre, à l’intérieur du bois de la tige est de 7 millimètres, la moelle comprenant 4 millimètres et l'épaisseur du cylindre ligneux qui l'entoure étant de 175.
Sur le verticille inférieur, les rameaux placés en alternance avec les premiers sont sans doute en nombre égal, mais leur diamètre est sensiblement moindre et n'atteint que deux à trois millimètres.
La tige était sans aucun doute aplatie (fig. 2) lors de la minéralisation. Son grand diamètre mesure 68 millimètres, et sa plus grande épaisseur 36 millimètres. La moelle volumineuse est traversée par des diaphragmes (fig. 3, m), tendus à chaque articulation.
Le cylindre ligneux, épais seulement de 8 millimètres, est formé par une série de coins ligneux, larges de 12"5 à leur extrémité périphérique, s'atténuant en pointe obtuse (fig. 5) vers la moelle, et présentant une lacune (/). Ces coins ligneux sont séparés par une lame cellulaire (d) de tissu fondamental qui s'étend sur toute l'épaisseur du cylindre ligneux et d’une articulation à l’autre, comme dans les Arthropitus bistriata. Les coins ligneux sont formés de trachéides rayées, disposées en séries radiales et composées de 1 à 4 rangées
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en épaisseur; les séries sont séparées par des rayons cellulaires ligneux comprenant une ou deux rangées. Les cellules des rayons ligneux sont deux à trois fois plus hautes que larges dans le sens du rayon. Les bandes de tissu fondamental qui séparent les coins ligneux sont formées de six à sept rangées de cellules en épaisseur; elles sont souvent traversées par de petits groupes de trachéides qui passent d’un coin à l’autre.
En coupe transversale, les trachéides ont une section à peu près rectangulaire, le grand côté mesurant 48 4 et le petit 324 en moyenne; leurs parois latérales portent des ornements rayés (fig. 6 et 8); la distance des raies est de 8 . Les coins ligneux sont traversés, de deux en deux, à chaque articulation par des cordons foliaires; sous ce rapport ilsse rapprochent encore des 4. bistriata. Les lames de tissu fondamental sont parcourues chacune, un peu au-dessous des articulations, par des bandes de cellules ponctuées dirigées du centre à la périphérie, et allongées dans le sens radial ; dans certains Arthropitus nous avons trouvé des racines adventives aboutissant à ces organes que nous avons désignés sous le nom d'organes rhizifères, ceux-ci peuvent rester longtemps expectants, les racines ne se développant que lorsque l'articulation où ils se trouvent venait à être recouverte par l’eau ou la vase.
Les rameaux prenaient à l’intérieur du bois un diamètre sensible, refoulant autour d'eux lescoinsligneux;ilsoffraient comme les tiges une moelle volumineuse comparativement à l'épaisseur du cylindre ligneux. Les cellules de la moelle étaient polyédriques, isodiamétrales, et aux environs de l’extrémité des coins ligneux, un certain nombre d’entre elles renfermaient des substances gommeuses ou résineuses, comme celase présente dansl’4.gallica(fig. 1, pl. IIT). Le moulage de la moelle avait un aspect calamitoïde (fig. 9, pl. D), fortement contracté à chaque articulation, à cause de l’importance de la bäse d'attache circulaire des diaphragmes.
NTI, OR
Cetteespècesedistinguefacilementdel’Arthropitus bistriata par sa taille plus petite, par ses entre-nœuds qui sont plus courts, par ses verticilles ramifères qui sont plus fréquents.
On la rencontre dans les dépôts houillers de Saxe, de Silésie, de Saarbruck, de Saint-Étienne, d’Alais, de Blanzy, d'Autun, de Commentry, etc.
Arthropitus stephanensis B. R. et R. 7.
L'échantillon qui a servi à créer l'espèce mesure plus de ? mètres de longueur. Le moule de la moelle est cylindrique, aplati, large de 12 à 15 centimètres suivant son grand axe, et 5 à 7 suivant le petit; articulé mais non con:tracté aux articulations. La longueur des entre-nœuds varie entre trois et cinq centimètres; l'entre-nœud, placé au-dessus d’une articulation ramifère, est beaucoup plus court et n’atteint pas 1 centimètre. On compte sur la longueur de la tige, c'est-à-dire sur une étendue de 2 m. 40, 90 articulations ; cinq d’entre elles ont porté des rameaux, elles sont séparées par 8 à 11 articulations non ramifères ; les articulations montrent 14 à 16 cicatrices raméales rondes, larges de 7 à 8 millimètres.
Les entre-nœuds, irréguliers de longueur et de diamètre, sont marqués de côtes et de sillons très visibles ; les côtes sont saillantes, arrondies, les sillons sont profonds, larges de 07, et leur distance moyenne est de ? millimètres; à la hauteur des articulations ramifères, l'extrémité d'un certain nombre d’entre eux converge autour de la cicatrice raméale. Le cylindre de la moelle est recouvert partiellement de plaques de houille organisée mesurant 5 à 6 millimètres d'épaisseur, ce qui correspond à une couche de bois de 60 à 72 millimètres enveloppant la moelle. Les trachéides du bois portaient sur leurs faces latérales des ornements rayés.
Cette espèce se rencontre à Montrambeït (Saint-Étienne).
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