‹ Notice sur les calamariéesChapitre 26 sur 44 · PLANCHE I · texte numérisé non relu

PLANCHE I

EXPLICATION DES FIGURES

Fig. 4. — Vue extérieure d'un fragment de tige d'Arthropitus approximata Pchlotheim.

a, Verticille de rameaux.

b, Une articulation ; les entre-nœuds montrent des côtes arrondies correspondant aux coins ligneux, et des sillons marquant la place des lames de tissu fondamental qui les séparent.

Fig. 2. — Coupe transversale polie; au centre on remarque une moelle m, très développée envoyant des lames entre chacun des coins ligneux composant le cylindre extérieur c.

Fig. 3. — Coupe longitudinale montrant la moelle réduite à une série de diaphragmes m, tendus à chaque articulation,

c, Bois de la tige.

Fig. 4. — Coupe transversale d'un rameau contenu dans l'épaisseur du bois; au centre se trouve la moelle; le bois rayonnant est

- à la périphérie,-il est entouré par le bois de la tige.

Fig. 5. — Coupe transversale d'une portion du cylindre ligneux.

d, Tissu fondamental envoyant des lames cellulaires entre les coins de bois.

c, Coins ligneux munis d’une lacune |, à leur extrémité.

Fig. 6. — Coupe radiale montrant en cles trachéides rayées ; en m, un rayon cellulaire ligneux.

Fig. 7. — Coupe tangentielle faite près de la moelle : f çoins ligneux alternant d’un entre-nœud au suivant r, organe rhizifère.

Fig. 8. — Trois trachéides rayées.

Fig. 9. — Moulage d’une moelle équisétiforme d'Arthropitus approximaia à entre-nœuds très courts, et contracté aux articulations.

Fig. 10. — Tige d'Arthropitus approximata montrant une moelle calamitoide recouverte d’une couche épaisse de charbon, e.

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Arthropitus gallica.

(Planche II et III.)

Cette espèce remarquable est représentée par des échantillons conservés par le carbonate de chaux et la silice; elle parait avoir atteint d'assez grandes dimensions. La fig. !, pl. IL, réduite de plus de moitié, se rapporte à une portion de tige fendue par son milieu, mesurant 46 centimètres de haut et 24 de large. La plus grande partie du bois à été conservée par le carbonate de chaux; la partie centrale occupée par la moelle a été minéralisée par la silice.

La tige est articulée. Sur la longueur indiquée, on compte 15 articulations, distantes les unes des autres de trois centimètres environ. À chacune d'elles se trouve tendu un diaphragme plus ou moins complet; le moulage de la moelle aurait donné une tige calamitoïde assez fortement contractée aux articulations, à entre-nœuds sensiblement égaux. Cette régularité dans la grandeur des entrenœuds laisse supposer que cette partie de la tige ne portait pas de rameaux, et en effet nous n'avons pu en découvrir de traces.

Le diamètre de la moelle est de 4 centimètres et l’épaisseur du cylindre ligneux qui l'entoure atteint 10 centimètres. L'écorce est représentée par une couche de houille mesurant seulement quelques millimètres. La moelle est formée dans la région qui touche au bois par des cellules polyédriques volumineuses, larges de 80 à 90 y, dont quelques-unes autour de l'extrémité des coins ligneux sont remplies d'une matière noire résinoïde (c, fig. 1 et 2, pl. II).

Le cylindre ligneux est constitué par des coins peu épais (b, fig. { et 2), très distincts du côté de la moelle et terminés en pointe arrondie contenant une lacune circulaire (1).

Le tissu fondamental pénètre entre chacun d'eux; très

marqué d'abord il s’atténue ensuite peu à peu, mais reste visible jusqu'à une distance de deux centimètres environ ; là des bandes de trachéides détachées des coins ligneux voisins le divisent en lamelles, et le cylindre ne paraît plus séparé bien nettement en coins distincts.

Les cellules des rayons médullaires sont plus hautes que larges, et sont disposées sur 7 à 2? rangées verticales à mesure que l’on se rapproche de la périphérie.

Le bois est composé de trachéides rayées sur leurs faces latérales seulement (b, fig. ?, pl. II) ; les raies sont distantes de 75 les unes des autres; leur section transversale prise vers le milieu de l'épaisseur du cylindre est sensiblement rectangulaire et mesure 50 et 55 u de côtés.

Les trachéides sont disposées en séries rayonnantes, composées de 1 à 3 rangées (fig. 3, pl. IL, b, b') séparées par des rayons cellulaires ligneux, eux-mêmes formés de 1 à 3 rangées de cellules, à sections rectangulaires (d, d', fig. 3, pl. IT, et d, fig. 2, pl. Il), et environ deux fois plus hautes que larges. |

Comme nous l'avons dit plus haut, la portion de tige que nous avons étudiée n'offre pas de traces de rameaux, ce qui montre que dans cette espèce les verticilles ramifères étaient plus rares que dans les espèces que nous avons décrites.

Les articulations portent au contraire la trace des faisceaux vasculaires qui se rendaient aux feuilles (f, fig. 4, pl. III). Ces faisceaux sont placés de trois en trois coins ligneux. Dans les 4. bistriata, À. approzimata, les cordons foliaires parcourent les coins ligneux de deux en deux. Sur une coupe transversale, le faisceau du cordon est triangulaire (fig. 5, pl. IIT,; la pointe trachéenne (t) est placée en dessus; le bois secondaire (b) est formé de plusieurs lignes rayonnantes de trachéides ; extérieurement le liber est représenté par une rangée de cellules à contenu coloré (e), peut-être des cellules grillagées. La partie vasculaire du

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cordon est entourée d’une couche de cellules parenchyma-

teuses de dimensions moyennes limitées par une rangée de

grosses cellules (9), servant de gaine. On voit en’ les trachéides contournées du coinligneux traversé par le cordon.

Au-dessous de chaque articulation, et à la partie supérieure des lames cellulaires qui séparent les coins ligneux, se trouvent les organes rhizifères (o, fig. 4, pl. IT) d'où

partent les racines adventives quand les conditions exté-

rieures permettent leur développement.

La fig. 6, pl. III, représente une section transversale d'une portion d'A. gallica dont le bois houillifié a été minéralisé par le carbonate de chaux; en b les éléments ligneux ont été très peu déformés ; en d’ au contraire ils ont été écrasés et ont éprouvé un retrait considérable. La largeur des trachéides est trois à quatre fois plus petite, et leur épaisseur dix à quinze fois plus faible, leurs parois étant arrivées à se toucher par l'effet de la compression.

La diminution en longueur est moins appréciable, dans la partie carbonatée. La distance des raies est de 7à8 y, et dans la région simplement houillifiée on trouve 65. Il est vraisemblable que la minéralisation partielle de l’échantillon a gêné le retrait dans le sens de la longueur.

Les régions b et b’ sont séparées par une zone dans laquelle les trachéides imparfaitement consolidées par la minéralisation ont été écrasées, et leurs parois ont été rompues et déchirées dans un grand nombre de points. Cet échantillon a été minéralisé après la première phase de la houillification, c'est-à-dire après la fermentation bactérienne qui à transformé la cellulose en houille. Cette transformation n’a donc pas exigé un temps très long pour s'effectuer.

L'Arthropitus gallica se distingue facilement de l’Arthropütus bistriata par la moindre étendue des bandes de tissu fondamental qui séparent les coins ligneux et qui se subdivisent bien avant d'atteindre la périphérie ; de l’A. approæi-

mala, par ses dimensions plus considérables et la grandeur de ses entre-nœuds; de l’A. communis et subcommunis, par la régularité de ces entre-nœuds, la rareté des verticilles ramifères, et la présence des cellules à résine ou à gomme dans la partie de la moelle qui entoure l'extrémité des coins ligneux.

Jusqu'ici cette espèce n’est représentée que par des fragments de troncs carbonatés rencontrés à Montrambert, près Saint-Étienne.

Arthropitus ezonata Gœppert.

Cette espèce a été fondée sur ce caractère : que sur une coupe transversale polie, l'œil ne peut y distinguer les zones d’accroissements du cylindre ligneux ; mais ce caractère est rarement applicable avec certitude, les zones d’accroissements sont peu apparentes, en général, dans Îles plantes qui ont vécu à l'époque houillère ; et d'un autre côté, bien souvent des cercles concentriques assez réguliers semblent résulter de légères compressions survenues pendant la minéralisation. Celui donné par Gœppert et tiré de l'épaisseur des rayons médullaires, de leur peu de hauteur, nous parait devoir l'emporter. Nous définirons donc cette espèce de la manière suivante :

Tiges possédant une moelle peu considérable entourée de coins ligneux nombreux, mais contigus. En coupe tangentielle, on distingue les coupes de deux sortes de rayons médullaires, les unes, de section elliptique, fusiforme, renfermant dans la partie la plus épaisse cinq à six rangs de cellules, et vingt à vingt-cinq dans le sens de la longueur, correspondent aux lames de tissu fondamental séparant les coins de bois; les autres moins épaisses contiennent deux ou trois rangées de cellules dans la partie la plus large, et quinze à vingt en hauteur, et représentent les rayons propres des coins ligneux; la section des cellules est un

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