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PLANCHE III

EXPLICATION DES FIGURES

Fig. 1. — Coupe transversale d’une portion du cylindre ligneux d'un À. gallica.

a, Lames de tissu fondamental, qui séparent les coins ligneux, elles sont épaisses dans cette région et continues. b, Coins ligneux, munis à leur extrémité d’une lacune [. c, Cellules de la moelle remplies d’une matière résinoïde, noire.

Fig. 2. — Extrémité d'un coin ligneux plus grossi. Les lettres ont la même signification.

Fig. 3. — Coupe transversale d’une portion du cylindre ligneux.

b, D’, Trachéides disposées en séries rayonnantes, sur un, deux et trois rangs.

d,d', Rayons cellulaires ligneux composés de une ou deux rangées séparant les séries de trachéides.

Fjg. 4. — Coupe tangentielle passant par une articulation près de la moelle.

b, Coins ligneux alternant d’un entre-nœud à l’autre. a, Lame de tissu fondamental.

f, Cordons foliaires traversant horizontalement les coins ligneux, de trois en trois, et se dirigeant vers la surface. Fig. 5. — Coupe tangentielle intéressant un cordon dose = dans sa course à travers un coin ligneux.

b, Lames de trachéides disposées en rayonnant à partir des centres trachéens é.

e, Couche de cellules libériennes.

g, Gaine cellulaire du cordon.

b’, Trachéides du coin ligneux traversé par le cordon. Fig. 6. — Section transversale périphérique d’un bois houillifié en partie carbonaté.

b,b, Trachéides houillifiées et carbonatées ; b’ trachéides houillifiées écrasées ; c région ou les trachéides minéralisées ont été moins écrasées, leurs parois sont déchirées et rompues.

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CALAMODENDRÉES. 11

peu plus haute que large ; elle est sensiblement rectan-

gulaire, quelquefois carrée.

Les trachéides ont une course flexueuse et portent sur leurs parois latérales des ornements rayés. La moelle est assez volumineuse.

Provenance. — Chemnitz, Saint-Étienne, Autun.

Arthropitus cannæformis (Schlotheim) B. Renault.

Tiges articulées de 12 à 15 centimètres de diamètre, atteignant 4 à 5 mètres de hauteur, contractées aux articulations qui étaient assez espacées (10 à 15 centimètres). Les côtes! saillantes ont 3 à 4 millimètres de largeur sur les tiges, et 1 à 2? millimètres sur les rameaux; elles se terminent en coin à leurs extrémités. Les mamelons que l’on y observe sont arrondis comme ceux du Calamites Suckowi, mais l'A. cannæformis diffère de ce dernier par

ses côtes plus larges, et surtout par l'épaisseur de la cou-

che de houille qui entoure le moule équisétiforme de Ia

moelle. Cette couche est nulle ou extrêmement mince dans le C. Suchowi.

. La tige cylindrique, sur une certaine étendue, s’atténue en pointe à la partie inférieure et se recourbe quand elle s'attache à un rhizome.

Un peu au-dessous des articulations, dans les parties qui ont été recouvertes par la vase ou le sable, elle porte des radicelles assez volumineuses et plongeantes.

Le bois de l’Arthropitus cannæformis présente la structure générale du bois des Arthropitus ; les trachéides qui le composent sont ponctuées, et les ponctuations sont sur une seule rangée.

Cette espèce se rencontre dans le terrain houiller supé-

1. On sait que sur le moule interne ou médullaire des Arthropilus, les côtes correspondent aux rayons médullaires séparant les coins de bois, et les sillons à l’extrémité des coins ligneux.

rieur et dans le terrain houiller moyen. On la trouve à Saint-Chamond, Montrambert (Loire), Commentry (Allier), Decize (Nièvre), Blanzy, Épinac (Saône-et-Loire), dans le terrain houiller du Pas-de-Calais, etc.

Arthropitus gigas (Brongt.), B. R.

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