PLANCHE IV
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 1. — Portion de troncd’Arthropilus gigas, de Dracy-Saint-Loup, près Autun, montrant trois articulations. Réduite au tiers.
Fig. 2. — Base de tige d’Arthropitus gigas, du Foulon, près Autun.
Fig. 3. — Portion de la même tige prise un peu au-dessus de la base. Les organes sont placés au-dessous des articulations et à la partie supérieure des lames cellulaires séparant les coins ligneux.
Fig. 4. — Portion de tige d’Arthropitus gigas de la vallée de Dioma (Russie).
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ET: précédent, nous pensons que cette empreinte LDIeEeute » Je moule interne du cylindre ligneux.
La tige était droite, non recourbée à la base; par con-
séquent elle semble avoir crû isolément et n'avoir pas été
insérée sur un rhizome.
L'échantillon représenté figure 4 provient de couches de grès appartenant au terrain permien de la vallée de la Dioma (Russie). Les entre-nœuds mesurent neuf centimètres ; Les côtes, larges de dix millimètres, sont terminées en biseau très aigu ; les côtés du biseau atteignent douze à treize millimètres de longueur ; chacune des côtes porte
- dans sa région supérieure les traces de volumineux or-
ganes rhizifères ; celles-ci sont donc dues encore aux lames de tissu fondamental secondaire, tandis que les sillons correspondent aux coins de bois.
La structure des tiges d’Arthropitus gigas nous est assez bien connue. Sur une coupe transversale (fig. 1 et 2, pli V} les coins ligneux sont terminés du côté de la moelle en pointe triangulaire allongée, sans lacune aérienne à leur extrémité interne. La présence des lacunes a donc été invoquée à tort par beaucoup de botanistes pour rapprocher les Arthropitus des Equisétacées. Ils sont séparés par d’épaisses lames de tissu fondamental, elles-mêmes parcourues par des lamelles ligneuses détachées des coins voisins ; c'est à la compression de ce tissu cellulaire moins résistant que sont dues les côtes longitudinales si larges et si marquées qui caractérisent les moulages internes de cette espèce, tandis que la forme triangulaire aiguë des coins ligneux donnait naissance aux sillons profonds qui les séparent.
Les trachéides formant les coins de bois portent sur leurs parois latérales des ponctuations aréolées, disposées en alternance sur trois à cinq files verticales (b, fig. 3, pl. V). La distance des centres des ponctuations contiguës est de 1 à 8 y; celle des centres de deux ponctuations superposées en ligne verticale est de 12 s. Du côté de la moelle, les tra-
chéides deviennent rayées (b). Elles forment trois ou quatre rangées, et les trachées (4) sont immédiatement en contact avec elles. La moelle est composée de cellules à section transversale polygonale (fig. 2) et à section verticale rectanœulaire, le grand côté étant horizontal ; souvent elles sont disposées en files régulières; on peut remarquer que la moelle vient en contact avec les trachées. Dans les Arthropitus que nous avons décrits, elle venait au contraire aboutir à un groupe de cellules allongées à parois plus ou moins épaissies, disposées en gaine autour de la lacune.
Les trachéides sont rangées en séries radiales qui se juxtaposent pour former des lames comprenant deux ou trois séries ; elles sont séparées par des rayons ligneux formés de cellules plus hautes que larges disposées sur un à trois rangs en épaisseur et de un à vingt-deux en hauteur ; dans le voisinage de la moelle, les bandes de tissu fondamental sont très épaisses (pl. V, fig. 5, ); dans l'épaisseur du cylindre ligneux elles sont traversées par des cordons de trachéides qui relient obliquement deux lames ligneuses voisines (fig. 6, r). Les lames cellulaires présentent à leur partie supérieure des organes rhizifères (fig. 6 et fig. 7, o: cette dernière figure doit être vue retournée); dans l’intérieur de ces organes viennent se perdre un certain nombre de trachéides; de même que dans les A. bistriata, ils sont formés (fig. 2. pl. VI de cellules à section rectangulaire (o) dont le grand axe est dirigé dans le sens du ravon. Les parois portent des ornements ponctués.
Aux articulations, les coins ligneux se bifurquent souvent en deux branches très inégales (pl. VI, fig. 5), de sorte que, dans certains cas, comme pour les Bornia et les À. bistriata, les bandes ligneuses peuvent paraitre se continuer d’un entre-nœud à l’autre.
Sur une coupe transversale, si l’on compte le nombre des rangées de trachéides qui forment l'épaisseur d'un coin ligneux et celui des rangées des rayons cellulaires ligneux