‹ Notice sur les calamariéesChapitre 39 sur 44 · PLANCHE VIII · texte numérisé non relu

PLANCHE VIII

EXPLICATION DES FIGURES

Fig, 1. — Section transversale polie d'Arthropitus lineata du Champ des Borgis (collection de M. Roche) : a, cylindre ligneux; r, racines qui s’en détachent.

Fig. 2. — Le même échantillon vu en dessous ; a, cylindre ligneux r, Tr, racines qui se sont écartées du cylindre ligneux.

Fig, 3. — Portion interne du cylindre ligneux, les coins de boïs sont terminés par une lacune aérienne l.

Fig, 4. — Section d'un autre échantillon de la même espèce, scié et poli, du Champ des Borgis, près Autun.

Fig. 5. — Portion interne du cylindre ligneux d’une des racines de l'échantillon figure 1 : a, bois secondaire, rayonnant, extérieur; b, bois centripète {terminant les coins de bois.

Fig. 6. — Section transversale polie d’une racine de la même espèce. (Collection du Muséum.)

Fig. 7. — Portion du cylindre ligneux du même échantillon : a, bois secondaire ; b, bois centripète ; c, moelle.

Le

Soc. H'° Nat. d'Autun

ARON, Paris

phot.

Imp.

CALAMODENDRÉES. 29

arrondie que présentent les coins ligneux constituant le cylindre de la racine.

Ces organes ont été décrits autrefois comme genre distinct sous le nom d’Astromyelon, par M. Williamson.

L’4. lineata se distingue facilement des 4. gigas, À. Rochei, À. porosa, par la nature des ornements des trachéides, qui sont rayées au lieu d'être ponctuées, de l'A. bistriata par l'absence apparente de bandes cellulaires entre les coins de bois et par son écorce dépourvue de faisceaux hypodermiques.

L'espèce avec laquelle il a le plus de rapport est l’4. communis, et certaines parties du bois des deux espèces peuvent facilement être confondues, les différences portent sur le mode de terminaison des coins ligneux; ils finissent en pointe beaucoup plus courte que dans l’4. communis; la bande de tissu fondamental, d’abord très marquée, se perd beaucoup plus rapidement à cause de la pénétration de lamelles de trachéides partant des coins ligneux voisins, de façon que, sur une coupe transversale, le bois paraît homowène, dans l'A. communis, on peut suivre beaucoup plus loin la lame cellulaire qui sépare les faisceaux ligneux.

L’écorce est continue et ne présente pas de cloisons cellulaires dans l'A. communis, tandis que nous avons rencontré une sorte de réseau irrégulier et des lacunes dans la région corticale moyenne des À. lineata.

Arthropitus medullata.

(PI EX ct X:)

L’A. medullata est l'une des espèces les plus fréquentes dans les gisements silicifiés d'Autun. Ce sont des tiges articulées, à entre-nœuds de longueur variable et irréœulière sur un même individu, mesurant 15 centimètres, quelquefois plus, de diamètre.

L'épithète de medullata fait allusion à ce caractère que

le bois offre une exagération frappante des rayons cellulaires qui séparent les lamelles de trachéides formant un coin ligneux, les rayons médullaires intercalés entre les coins ligneux présentant eux-mêmes une très grande épaisseur.

Nous avons rencontré des tiges, des rameaux et des racines appartenant à cette espèce, par conséquent on peut considérer son étude comme assez avancée.

Les tiges de l’Arthropitus medullata sont généralement aplaties, la résistance à la compression étant assez faible à cause de la prédominance du tissu cellulaire. Dans les échantillons non préparés tels qu’on les recueille, on distingue facilement sur la tranche les nombreux replis en zigzag résultant de cette compression, et rendus visibles par les lignes saillantes des lames minces de trachéides au-dessus des bandes plus épaisses formées par les rayons ligneux.

Le diamètre des tiges que nous avons rencontrées varie de trois à onze centimètres suivant le grand diamètre, et de 2? à 6 suivant le petit correspondant à l’aplatissement.

Souvent cet aplatissement ne s’est pas fait sentir jusqu’à la partie centrale et le contour de la moelle est resté circulaire ; les échantillons houillifiés étaient donc déjà en partie déformés extérieurement lorsqu'ils ont été envahis par les eaux siliceuses.

Comparativement aux autres espèces d’Arthropitus, l'A. medullata possède une moelle peu développée : quelques échantillons nous ont présenté les rapports suivants entre le diamètre de la moelle et l'épaisseur du cylindre ligneux :

Moelle 257474 18m Bois extérieur... 47%" » 1972 » gAmm » Lin » A0re » Se » 90m

La moelle est composée de cellules à parois minces

CALAMODENDRÉES. R 31 isodiamétrales polyédriques, non disposées en séries régulières, ne se séparant pas en cloisons transversales aux articulations. Dans la plupart des échantillons elle a été détruite, ou bien on en trouve les débris sous forme de pelottes nombreuses contiguës de deux ou trois millimètres de diamètre, remplissant la cavité centrale de la tige, comme si elle avait servi de nourriture à des larves qui auraient habité cette cavité; ces pelottes sont fréquemment remplies de bactéries, ou de zooglées bactériennes.

Le bois se compose d'un certain nombre de coins ligneux entourant la moelle et dont le nombre varie avec le diamètre de cette dernière.

Dans deux échantillons dont l’étui médullaire mesurait 13 et 10 millimètres, nous avons trouvé 30 de ces coins ; dans un troisième, dont le diamètre médullaire était 26, nous en avons compté 40. Le nombre et l'épaisseur des coins ligneux ne paraissent pas liés bien étroitement avec le diamètre de la moelle. Chacun d’eux est formé de lames rayonnantes de trachéides portant latéralement des raies distantes de 6 y, disposées sur un ou deux rangs en épaisseur, larges environ de 0""03 dans le sens tangentiel, et de 022035 dans le sens radial. Leur section transversale est rectangulaire ou polygonale. Les lames de trachéides sont séparées par des rayons cellulaires ligneux composés de à 35 cellules superposées, disposées sur une à trois rangées mesurant 0%"03 à 0""05 en épaisseur, 0®"04 à 0*%06 dans le sens du rayon, et 0®""08 à 0""13 en hauteur; elles offrent donc le caractère constant des cellules des coins ligneux des Calamodendrées qui est comme nous l'avons déjà dit d'être plus hautes que larges. Sur une section transversale les lames de tissu fondamental se distinguent facilement des rayons ligneux, parce qu’elles sont plus épaisses et que les éléments cellulaires qui les composent sont plus allongés dans le sens radial que dans le sens tangentiel.

Si l'on compte les lames ligneuses et les rayons cellu-

UV. B. RENAULT.

laires qui constituent l'épaisseur d'un coin ligneux, le rapport est sensiblement voisin de l'unité; ce rapport est 1,9 pour l'A. bistriata, 1,3 pour l'A. communis : le bois des A. medullata était donc beaucoup plus mou et moins résistant que celui des autres Arthropitus. L'extrémité de chaque coin de bois est muni d’une lacune circulaire bien nette du côté de la moelle; les parois de la lacune sont formées de un ou deux rangs de cellules allongées, terminées carrément et assez résistantes pour s'être maintenues après la destruction du tissu environnant.

Dans l'intérieur de la lacune il n’est pas rare de rencontrer des trachées déroulées et adhérentes aux premières trachéides du bois.

Sur une coupe tangentielle, les lames ligneuses peu épaisses puisqu'elles ne sont composées que de 1 à ? rangs de trachéides, forment par leur course sinueuse un réseau très apparent dont les mailles allongées sont remplies par les rayons cellulaires ligneux; il est donc facile de reconnaitre même sur les échantillons non préparés ce caractère distinctif de l'espèce.

Chaque coin ligneux est séparé de son voisin par un rayon médullaire, souvent subdivisé longitudinalement par quelques lames ligneuses provenant des coins de bois contigus, épais, allongé, à section transversale elleptique, composé de 8 à 40 cellules superposées et disposées sur huit à dix rangs en épaisseur; les cellules ont, sur une coupe transversale, une section rectangulaire un peu plus allongée dans le sens du rayon. Sur une coupe tangentielle elles offrent au contraire une section polygonale, se distinguant ainsi de celles qui forment les rayons ligneux qui sont, comme nous l'avons vu, plus hautes que larges.

La distance des articulations était assez variable. En effet, sur un même fragment dont le moulage de la moelle présentait tous les caractères d'une calamite (fig. 8), nous avons noté sept articulations, la longueur des entre-nœuds suc-

CALAMODENDRÉES. 0

HIS étaitonmLonm, Suns, {Sn fan, 138%, Le diamètre du moule calamitoïde de la moelle mesurant 9",

Les tiges portent souvent des verticilles de cicatrices raméales arrondies ; chaque cicatrice est placée au-dessus d'un cordon foliaire.

Les cordons foliaires, au lieu de sortir des coins ligneux, de deux en deux, comme dans l’4. bistriata, y sont en nombre égal. Les organes rhizifères semblent beaucoup moins apparents que dans les espèces que nous avons citées, mais cela tient peut-être à la région de la tige d’où provenaient les échantillons examinés.

Nous avons représenté planche IX plusieurs fragments d'A. medullata ; la figure 1 se rapporte à une portion de tige mesurant sept centimètres de diamètre et portant un verticille de dix rameaux tombés ; les cicatrices sont arrondies, un peu proéminentes, larges de un centimètre environ. La surface porte des stries longitudinales dues à l'alternance des coins ligneux et des bandes cellulaires qui les séparent. L’écorce avait disparu.

La figure ? est une section transversale polie d’une tige plus petite, mesurant seulement trois centimètres, de la collection du Muséum.

La tige représentée fig. 3 est une section incomplète d'une tige aplatie; ces trois échantillons proviennent du champ des Borgis.

Les figures 6 et 7 sont : la première, une coupe transversale d'un 4. medullata scié et poli, montrant les dentelures produites par les coins ligneux ; la deuxième, la cavité interne du cylindre ; les articulations sont d’inégale grandeur, contractées, les sillons et les côtes fortement accusés.

La figure 8 est le dessin d'un moulage de cette même cavité médullaire. La netteté des côtes rappelle le Calamites varians de Germar!, mais les entre-nœuds n’offrent

1. Die Versteinerungen d. Steinkohlengeb. v. Wettin u. Lübejun,

fasc. 4, pl. XX. Halle 1844.

TES Be ER OT PE TO ID TEE A . 7 eee : VP2" ITR ER pete - ; | RE

pas la régularité de décroissance en longueur de cet échantillon.

La figure 9, pl. IX, représente un C. varians de Saint- Etienne, avec des entre-nœuds de dimensions variables et irrégulières ; on sait du reste que cette irrégularité dépend souvent de l'émission de rameaux, qui fait diminuer la longueur des entre-nœuds supérieurs au verticille ramifère.

À droite et à gauche du moule de la moelle, on voit en l'empreinte laissée par la houille provenant du bois et de l'écorce et qui s'étend à près de un centimètre. Nous ne voulons pas affirmer que le C. varians soit la même plante que l'A. medullata, notre intention seulement est d'appeler de nouveau l'attention sur l’analogie qui existe entre les empreintes dela partie médullaire des Arthropitus et d’un certain nombre de végétaux désignés sous le nom de Calamites.

Il n'est pas rare dans cette espèce, en dirigeant une section tangentielle à la hauteur d’une articulation, de rencontrer des rameaux inclus, munis d’une quantité variable de bois secondaire; sur la figure ?, pl. X, on voit l'un de ces rameaux avec sa moelle relativement volumineuse, une couronne de lacunes aériennes et, plus en dehors, une mince assise de bois secondaire. Le rameau est immédiatement placé au-dessus d’un cordon foliaire (f); ilest entouré par le tissu ligneux de la tige formé de lames minces de trachéides séparées par des rayons ligneux très épais.

Les tiges d'A. medullata étaient munies, à leur base, de grosses racines d’allure assez irrugulière (fig. 4, pl. IX), cependant, insérées immédiatement au-dessous des articulations ; mais comme le nombre des racines qui se développaient étaient loin d’être constant et que beaucoup d’entre elles avortaient, il en résulte un aspect rappelant l’extrémité inférieure des plantes phanérogames ordinaires, construites sur un plan moins symétrique que celui des Calamodendrées.

Souvent, sur la surface décortiquée, on distingue (fig. 1,

CALAMODENDRÉES. 35

pl. X, et fig. 2? et 3, pl. XI), des mamelons saillants, arrondis, qui, examinés à un grossissement suffisant, se montrent formés de trachéides contourées, recourbées en boucles ou en anneaux; ce sont vraisemblablement les cicatrices laissées par de petites racines développées irrégulièrement et en partie recouvertes, comme nous l'avons expliqué précédemment, par des productions secondaires. Sur la figure 1, pl. XI, qui est une coupe longitudinale faite aux 2/3 de la grandeur naturelle de l'échantillon représenté fis. 2, on distingue la marche des trachéides ligneuses se dirigeant du centre à la périphérie dans cette région tourmentée du bois.

Si l’on fait une section tangentielle dans le tissu ligneux d'une tige sur le trajet interne d’une petite racine, on remarque sur la coupe transversale de la région profonde (fig. 3, pl. X) que le cylindre vasculaire, formé d’un certain nombre de lames ligneuses centripètes, parait plein; ces lames, très voisines se touchent par leurs bords et semblent aller jusqu'au centre ; cependant il existe un cylindre médullaire axial, qu’une section un peu moins profonde (fig. 4) met en évidence, le tissu cellulaire central commençant à se détruire à quelques millimètres de la première section.

Cette remarque est confirmée par l'étude des portions de racines sorties de la tige, comme celle de la figure 5, pl. X, dont on voit en coupe une petite partie de la région centrale. Les lames de tissu fondamental secondaire séparant les coins ligneux sont représentées par la lettre m; les coins ligneux sont formés de deux parties distinctes, l’une composée de bois centripète f, et l’autre, la plus considérable, de bois centrifuge ; les trachéides sont groupées en séries radiales, isolées ou réunies par deux (a) et séparées par des rayons cellulaires épais ; celui {b) qui correspond à la pointe du bois centripète est ordinairement plus volumineux que les autres ; la moelle est formée de cellules polyédriques un peu plus hautes que larges. Ces racines offrent la même

organisation que celles de 1’ 4. major, de l'A. bistriata, à cette différence près que les rayons cellulaires ligneux, comme ceux de la tige, sont plus épais que dans ces derniers et que les trachéides sont toujours rayées.

Les racines primaires pouvaient se ramifier (fig. 4, pl. XI); les branches s’échappaient irrégulièrement de la racine principale et pouvaient elles-mêmes en fournir d’autres. L’échantillon en question porte quatre racines secondaires ; on n’en à figuré que trois, elles sont de grosseurs inégales.

La coupe transversale de la branche principale présente cinq zones d’accroissement bien nettes. La plus grosse des racines secondaires n’en présente que quatre, et les deux autres, trois et deux.

Il est rare que, sur les tiges, on puisse reconnaître des zones semblables.

La présence des racines d'A. medullata est extrêmement fréquente dans les gisements d'Autun, surtout dans les champs où se rencontrent les tiges.

Plusieurs fragments de troncs ont été recueillis avec leur écorce assez bien conservée; elle est lisse à l'extérieur, comme nous l'avons dit. La figure 6, pl. X, montre une section transversale du bois, du liber et de l'écorce ; a, b, sont les éléments vasculaires et les rayons ligneux; 3, la zone génératrice ; 4, des cellules grillagées, dont quelquesunes, hypertrophiées, paraissent être transformées en réservoirs à gomme au milieu du parenchyme libérien (i); enc commence la partie parenchymateuse de l'écorce, recouverte à l'extérieur d’une assise subéreuse.

Sur la coupe longitudinale radiale, fig. 7, on reconnait facilement, en c, le parenchyme cortical, en g, quelques cellules à gomme, et ens, l’assise assez épaisse de liège.

L’4. medullala se distingue facilement à la loupe de tous les Arthropitus précédents : sur une cassure radiale, par le relief des rayons ligneux, très épais, dont on distingue les cellules, les trachéides ne se voient pas ou seulement par

CALAMODENDRÉES. Ev.

places; sur une cassure trangentielle, par l'épaisseur de ces mêmes rayons coupés transversalement et entre lesquels on suit la course sinueuse des trachéides ; sur une cassure transversale, par les lignes rayonnantes très inégales formées par les rayons cellulaires, plus larges que les séries de trachéides qu’ils séparent ; il se distingue également par la petitesse de sa moelle.

Racines d’Arthropitus isolées.

On rencontre assez souvent des racines d’Arthropitus isolées, quelques-unes entourées de leur écorce. Nous en avons décrit, sous le nom d’Astromyelon, quatre espèces 1, leur conservant le nom générique créé par M. Williamson; ce nom disparaitra à mesure que l'attribution de ces racines à leur plante respective pourra être faite.

Les espèces que nous avons décrites sont : À. augustodunense, À. dadoxylinum, À. nodosum et À. reticulatum.

Parmi ces espèces, l'A. dadozylinum et l'A. nodosum sont à rejeter génériquement ; l’4. dadoæylinum est une racine décortiquée de Calamodendron et l’A. nodosum une racine d'A. medullata qui a également perdu son écorce.

De nos quatre espèces, il ne reste plus que l'A. augustodunense et l’A. reticulatum qui pourraient bien être ellesmêmes des racines d’Aréhropitus bistriata et de ses variétés.

Cependant, comme nous ne les avons pas trouvées en rapport avec les tiges, nous avons préféré les décrire à part et à la suite, sous les noms que nous leur avons anciennement donnés.

Racines isolées d'A. medullata.

L'étude des fragments isolés d’Astromyelon nodosum, qui sont des racines d’A. medullata, nous a fourni ? les résultats suivants. La dimension des trachéides rayées qui forment

Prnrnmiec. géol., t. XVIT, art. 3.

ArILOC, cit.

le bois centripète est en moyenne 65 y en largeur. La région commune au bois centripète et au bois centrifuge constituée par des trachées possède des éléments mesurant seulement 10 y.

Le bois centrifuge est composé de trachéides rayées disposées en lames rayonnantes, légèrement recourbées en s’approchant du bois centripète; leurs dimensions, d’abord de ?0 à 30 », s’accroissent peu à peu, et dans la région moyenne du coin ligneux mesurent 60 à 70 v. Leur section est presque carrée, et chaque lame ligneuse résulte de la juxtaposition de deux ou trois séries de trachéides, chacune séparée de la suivante par un rayon cellulaire, épais de deux à quatre rangs de cellules.

Nous n'avons trouvé qu'un seul échantillon possédant quelques lambeaux d’écorce; les portions conservées sont aplaties, il n’est donc pas possible de préciser la forme et l'importance des lacunes corticales. On peut constater toutefois dans la région voisine du liber que Ja répartition des canaux à gomme est uniforme dans toute cette région et non localisée en face des coins ligneux comme dans les rameaux. Les coins ligneux sont peu distincts sur une coupe transversale et aussi difficiles à distinguer que ceux du bois des tiges. La surface extérieure de l’écorce ne porte aucune cannelure.

Cette espèce se distingue, comme nous l'avons dit, par la fréquence des racines secondaires, qui ont laissé de nombreuses nodosités à la surface de la racine principale; ces nodosités sont de grandeurs très inégales; elles ne sont pas distribuées d’une manière uniforme autour de la racine principale, mais de préférence sur une face, comme si la racine maitresse avait couru à la surface du sol et émis des racines en dessous et sur les côtés.

La description que nous venons de faire de ces organes prouve surabondamment que le genre Astromyelon n’est pas un genre véritable, que peu à peu les espèces qu'il ren-

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