PLANCHE X
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 1. — Portion de tronc d’Arthropitus medullala dépourvu du liber et de l'écorce, la surface du bois est mamelonnée et présente les traces plus ou moins apparentes de nombreux appendices irrégulièrement placés.
Fig. 2. Coupe tangentielle faite dans le bois d’un À. medullata à la hauteur d’une articulation : r, rameau coupétransversalement, on distingue des lacunes aériennes qui environnent la moelle; f, faisceau foliaire placé dans le même plan vertical que le rameau.
Fig.3.— Coupe tangentielle faite dans le bois d'Arthropitus medullata, intéressant une racine : f, faisceau multipolaire plein, du bois centripète de la racine; a, trachéides du bois secondaire de la racine ; b, rayons cellulaires ligneux.
Fig. 4, — Coupe tangentielle de la même racine faite plus près de la surface. Le cylindre centripète plus volumineux s’est creusé, au centre, d’une cavité médullaire.
Fig. 5. — Stolon(?) d'A. medullata portion centrale : m, m, rayons médullaires séparant les coins ligneux; f, bois centripète, a, trachéides ligneuses portant des ornements rayés; b, rayons cellulaires ligneux du bois secondaire.
Fig. 6. — Coupe transversale d’une portion de tige d’ A. medullata : a, trachéides du bois secondaire; b, rayons cellulaires ligneux; z, zone cambiale; g, tubes grillagés dont quelquesuns hypertrophiés sont devenus des réservoirs à gomme ; l, parenchyme libérien; c, parenchyme cortical.
Fig.7. — c, parenchyme cortical; g’, canaux gommeux; s, suber.
Fig. 8. — Coupe tangentielle du bois d'A. medullata; a, trachéides ligneuses rayées; b, rayons cellulaires très épais qui les séparent et rendent leur course sinueuse.
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GALAMODENDRÉES. 39 ferme retourneront aux espèces d’Arthropitus auxquelles elles appartiennent; certains Astromyelon décrits par MM. Binney et Williamson deviendront les racines d’Arthr. communis.
La ressemblance entre la structure des Astromyelon et des Arthropitus est assez grande pour que l’on ait pu, sur une coupe transversale, confondre deux parties d’une même plante. !
Au premier abord, sur une coupe de cette nature bien conservée (fig. 6, pl. XI et fig. 1, pl. XII), les coins ligneux, formés des deux bois centripète et centrifuge, rappellent ceux d'une tige diploxylée ; cependant, on peut remarquer que dans les Sigillaires à écorce lisse et les Poroxylons, le bois primaire est simplement appliqué contre le bois secondaire, que souvent même il en est détaché et épars dans la cavité laissée par la moelle ; dans les racines d’Arthropitus, au contraire, le bois centripète est enclavé et recouvert en partie par le bois centrifuge, jamais il ne s'en détache.
Astromyelon augustodunense. B. KR.
(PL. XI, fig. 5, 6, 7; pl. XII, fig. 1.)
Cette racine est sensiblement cylindrique; suivant sa plus grande largeur elle mesure vingt-sept millimètres, et suivant son plus petit diamètre, vingt-trois millimètres. Débarrassée de toute espèce de gangue à l'extérieur, elle atteignait cinq à six centimètres de longueur et présentait des cannelures régulières continues, plus nombreuses que les coins ligneux du bois intérieur, mais moins que les bandes cellulaires qui forment les lacunes dont nous allons parler.
1. Schenk, Handbuch der Palæontologie, 1884, p. 237, les figures nach der natur, 169, 170, représentent des coupes d’Astromyelon, et non de tiges d Arthropitus : il en est de même, p. 230, Fous les figures 169, 170, de l'édition française 1891.
Sur une coupe transversale, on distingue les parties suivantes :
1° Une moelle très développée relativement au diamètre de l'échantillon ;
2° Une couronne ligneuse, régulière, résultant de la réunion, en forme de cylindre, de coins ligneux distincts et faisant saillie du côté de la moelle par leur extrémité interne ;
Une zone libérienne continue peu épaisse à l’extérieur du cylindre ligneux.
3 Une écorce très développée, dans laquelle nous distinguerons l’assise interne, l’assise lacuneuse et l’assise externe.
MoeLLe. — Le diamètre de cette partie du végétal est de dix millimètres; détruite ou déchirée au centre, elle forme une zone continue, adhérente au cylindre ligneux et se montre bien conservée dans cette région; elle envoie des prolongements distincts entre les coins de bois.
Les cellules qui la composent sont variables en dimensions : les plus intérieures sont visibles à l’œil nu et mesurent 0"°32 ; les plus externes ne sont pas distinctes et atteignent à peine 40 autour de l'extrémité des coins ligneux; là elles sont disposées avec quelque symétrie et simulent une sorte d'étui analogue à celui qui entoure la lacune placée à l'extrémité des coins ligneux de certains Arthropitus (pl. XI, fig. 6).
Les cellules qui pénètrent entre les coins de bois ont une section transversale rectangulaire dont la grande dimension est dirigée dans le sens tangentiel, elles deviennent de plus en plus petites à mesure que le rayon médullaire pénètre davantage entre les deux coins ligneux.
Le plus souvent, dans toutes les parties de la moelle, au milieu comme à la périphérie, les cellules sont superposées régulièrement en files verticales; quelques-unes sont plus colorées, comme si elles avaient contenu quelque matière gommeuse ou résineuse. :
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Aux nœuds, on ne constate jamais de contraction de la moelle indiquant l'existence de cloisons comme dans les tiges.
Bots. — Dans l'échantillon figuré pl. XI, fig. 5 (Grossissement 4/3), l'épaisseur du cylindre ligneux est assez peu développée, les coins qui le forment ne mesurent que un millimètre et demi dans le sens du rayon, ils sont au nombre de 21 ; dans un autre fragment, presque de même dimension, on en compte au contraire 29. Composés de lamelles hgneuses variables en nombre, ils offrent une épaisseur inégale sur le pourtour du cylindre, par conséquent paraissent plus ou moins aigus ou arrondis du côté de la moelle.
Il est facile de reconnaitre sur une coupe transversale (fig. 6) que chaque coin ligneux est formé de deux parties distinctes, l’une composée de séries rayonnantes de trachéides (b, fig. 1, pl. XIT) séparées par des rayons cellulaires ligneux (a); l’autre, au contraire, présentant des éléments (b') disposés sans ordre et sans cellules intercalées; cette dernière partie est enclavée en forme de coin dans l'extrémité de la première, qui l'entoure sur les côtés.
La région commune est occupée par des trachées qui mesurent 10 y.
Du côté du centre, les éléments ligneux vont en augmentant peu à peu de diamètre et dépassent 50%. Le bois qui forme cette partie doit être considéré comme un bois centripète; son mode d'union avec le bois extérieur centrifuge et en quelque sorte la gaine cellulaire dont il est entouré font que, dans aucun cas, même lors de la disparition complète de la moelle, on ne trouve les faisceaux de bois centripète séparés de leur coin ligneux et flottant dans la cavité médullaire, comme cela arrive si fréquemment dans les Sigillaires à écorce lisse.
La partie extérieure est formée de séries rayonnantes de trachéides, mais qui s’incurvent en se rapprochant du bois centripète. Les trachéides ont une section transversale
rectangulaire, et vont en augmentant de dimensions du centre à la périphérie. Suivant la hauteur transversale de la section, on rencontre deux ou trois séries rayonnantes en contact; d’autres fois, chaque lame vasculaire est séparée de sa voisine par un rayon cellulaire, qui, lui-même, peut être formé de une ou deux rangées de cellules en épaisseur.
Le cylindre ligneux est limité extérieurement par une couche cambiale et par une assise continue detissu libérien, uniquement formé de parenchyme et de cellules grillagées.
Sur une coupe longitudinale radiale passant par l’extrémité d'un coin de bois (fig. 7, pl. XII), on trouve du côté de l'axe : 1° le faisceau ligneux centripète (b’) formé de trachées et de trachéides rayées, dont le diamètre va grandissant en se rapprochant du centre; il est limité par une gaine de cellules plus étroites et allongées. Les lames de bois centrifuge (b) sont formées d'éléments courts, rayés; la distance de deux raies voisines est de 8 4. L'aspect du bois est le même que celui de certains Arthropitus : À. bistriata, A. lineata, et cette analogie persiste dans les rayons cellulaires ligneux; ces rayons sont composés, en effet, de plusieurs rangées de cellules en épaisseur, et de un à dix-sept rangs en hauteur, toutes sont plus hautes que larges. Les dimensions moyennes de ces éléments sont de 00 Y en largeur et 160: en hauteur; souvent, elles sont régulièrement alignées dans le sens du rayon.
La couche libérienne forme une zone continue, composée uniquement de tissu mou, dans lequel on distinge des éléments à section rectangulaire presque d’égal diamètre et quelques cellules grillagées ; elle est limitée extérieurement par deux ou trois rangs de cellules rectangulaires plus hautes que larges; la dernière rangée est formée d'éléments plus courts, à parois plus épaisses et présente quelque analogie avec un endoderme (en, fig. 6 et 7, pl. XI).
L’écorce, dans notre échantillon, mesure sept millimètres d'épaisseur; la couche la plus interne se distingue facile-
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ment, sur une coupe transversale, de l’endoderme et des cellules du péricycle par les dimensions des éléments à sections rectangulaires qui la constituent. En effet, tandis que les cellules de l’endoderme mesurent 40 }, en épaisseur et 50 w en largeur, et que les cellules du péricycle atteinent 50 y et 60, les premières rangées de cellules de l'écorce nous offrent 100 4 et 120 y pour les dimensions correspondantes.
Les premières rangées de cellules sont placées par files verticales, avec assez de régularité ; elles sont traversées en face des coins ligneux par huit ou dix canaux ou cellules à gomme, qui se détachent nettement sur la coupe, grâce à leur contenu coloré.
Extérieurement, les cellules de cette zone deviennent plus petites en se rapprochant de l’assise qui renferme la partie lacuneuse ; dans cette région, tantôt les cellules, de parallélépipédiques qu'elles étaient, s’arrondissent, deviennent globuleuses et cessent bientôt en déterminant une
lacune ; tantôt, en alternant avec les premières, elles s’al-
longent dans le sens du rayon (fig. ? du texte) en conservant
leur section rectangulaire et forment une sorte de lame qui
limite latéralement la lacune ; ces lames sont composées de cinq à sept rangées, en épaisseur, de cellules présentant les dimensions suivantes : 60 y en largeur, 70 » en hauteur et 300 y en longueur dirigée suivant le rayon ; le nombre des lames ne paraît pas avoir de relation avec celui des coins de bois ; on en compte trois à cinq dans l'intervalle angulaire mesuré par l'épaisseur d’un de ces coins.
Leur longueur, dans le sens du rayon, est d'environ trois millimètres ; les lacunes qu’elles délimitent sont irrégulières de grandeur et de forme, à cause de l'absence de parallélisme vertical des lames, ces dernières se soudent en se rapprochant de temps à autre (fig. 1 du texte); leur point de contact est presque au même niveau, nous n'avons pas recueilli d'échantillon de longueur suffisante pour nous
ROMANE À 2e a PS ou fe: x
assurer si ces points de contact étaient placés en verticilles successifs réguliers, ou bien si la disposition sur un même niveau était accidentelle.
Sur une coupe tangentielle passant par cette région, les lacunes paraissent comme des espaces rhomboïdaux irré-