AUTRES GRAINS
En 1850
Toutefois, les cultivateurs de Yanaon ont, de plus, consacré 960 hectares à l'élevage. Le nombre approximatif
— sodés têtes Je ]jëtail est crenviron i.5oo (bœufs, buffles, vaches et moutons). Ce troupeau diminue d'ailleurs progressivement sans qu'il soit possible de trouver un moyen pratique de le développer.
Mahé.
Au moment où la colonie fut organisée, à l'exception de 1.470 hectares consacrés à la culture du riz et de 4^5 effectivement occupés (3i3 par les habitants, 120 par les voies de communications, 22 en friches), le reste du territoire, soit 3.9(S5 hectares, était exclusivement consacré à la culture des arbres fruitiers, cocotiers, aréquiers, etc. Sur ce petit territoire, le paysan ne peut vivre qu'en cultivant les produits nécessaires à sa consommation, sans songer à développer ses cultures en vue de l'exportation. D'ailleurs, le riz est à peu près la seule culture pratiquée et la colonie n'en produit pas assez pour sa consommation. Elle est donc tributaire des régions de l'Inde septentrionale pour le riz comme pour les graines alimentaires. Ajoutons que Mahé subit donc depuis quelque temps par contre-coup l'effet des sécheresses qui ont désolé certaines parties de l'Inde; aussi le prix du riz augmentet-il depuis quelques années dans d'inquiétantes proportions. En somme, la terre rocailleuse de Mahé ne se prête qu'à la culture des cocotiers, aréquiers, jaquiers, manguiers et poivriers; aussi n'y a-t il pas d'espace spécialement destiné aux pâturages. La situation agricole de Mahé est on somme franchement mauvaise.
Karikal .
En 1817, au moment où Karikal nous fut rendu par le gouvernement anglais, rétablissement de Karikal comptait, d'après le cadastre indien, 1 1. 238 hectares de terres exploitables, dont 2.o.i3 de terres en friches et 9.020 de terres cultivées. La situation s'est, depuis cette époque, légèrement améliorée, puisque les hectares cultivés atteignent aujourd'hui le chiifre de 10.420 et qu'il n y a que 812 hectares en friches; la culture s'est donc étendue progressivement dans le cours du siècle, comme le prouve le tableau suivant :