‹ Notice sur les établissements français de l'IndeChapitre 12 sur 22 · TERRE S CULTIVÉES · texte numérisé non relu

TERRE S CULTIVÉES

De 182i à 183 i

2. 117. 36. 6J 2. 621.. -iO. 04 1.92o. 63.43 1.647.31.31 1.369.11.17 1.090.80.03 812.58.89

Cette culture est d'ailleurs exclusivement celle du riz et, loin de diminuer, elle tend au contraire à augmenter chaque année. Elle est la seule, en effet, qui puisse récompenser, en raison de la situation du territoire, les efforts des agriculteurs indiens ; aussi, non seulement ils y consacrent leurs meilleures terres, mais encore ils

convertissent les terres hautes en rizières, de sorte (jue, sur les 10.425 hectares cultivés, 8.012 sont réservés à la culture du riz. Il est bon d'ajouter qu'en l'absence de toutmoyen pratique d'irrigation et avec les moyens rudimentaires dont ils disposent, les cultivateurs n'ont pas songé à entreprendre de cultures riches. Ni le sucre, ni le café, ni le cacao, ni le thé, ni le tabac, etc., ne sont cultivés à Karikal. Toutes ces cultures exigeraient trop de soins et entraîneraient à des frais que les propriétaires actuels ne peuvent pas se permettre. Le coton lui-même, qui pourtant pousse à Tétat sauvage, n'est pas cultivé, et Tindigo et les arachides, qui réussiraient pourtant très bien, ne le sont que très peu. Toutefois, quelques plantations de cocotiers ont été établies dans les terres hautes.

En 1824, une étendue de 70 hectares était consacrée aux pâturages. Ces pâturages n'existent plus, parce qu'ils ont été convertis en rizières. Tous les bœufs et tous les buffles qui sont employés aux travaux agricoles proviennent aujourd'hui du territoire anglais. En 1897, le bétail possédé par la colonie se décomposait ainsi :

Bœufs 14.460

Buffles . io.o35

Béliers et moutons 6.5oo

Chèvres 9.840

Le bétail consommable provient également du territoire Aoisin. Les peaux et cornes des animaux tués sont vendues pour être travaillées sur le continent indien, province de Mayavaram, à 3o kilomètres de Karikal. Il semble toutefois que l'élevage pourrait faire quelques progrès, si on accordait aux cultivateurs des primes d'encouragement et si l'on s'efforçait de leur

Jaire conipreiitlre qu'ils obtiendraient, en multipliant les pâturages, des bœufs de labour plus forts, plus robustes, et des animaux de meilleure qualité pour la con- ><">mmation.

Il n'existe à Karikal ni bois, ni forets. Autrefois, le teek était importe pour être vendu, mais ce commerce a complctt-ment cessé. L'agriculture pourrait toutefois ctre plus importante qu'elle n'est dans cet ëtablissemtuit. puisque les terres en friches se prêteraient sans doute à des cultures variées et puisque le prix de la ]iiain-d'<euvre est à peu près insignillant. Le travailleur agricole est. en elfet, payé en nature, et le prix qu'il demande est d'environ o fr. 40 par jour ; encore ce prix est-il pavé en nature, sous la forme de quatre litres de riz en paille.

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