VOIES DE COMMUNICATION
Pondichéry
Le territoire de Pondichéry sera bientôt doté d'un chemin de fer qui réduira de 2 5 kilomètres environ la distance qui sépare Pondichéry de Goudelour, laquelle est aujourd'hui, par les voies ferrées existantes, de 86 kilomètres. La ligne projetée se détacherait du réseau en exploitation non à Goudelour même, mais un peu au-dessus de la station de Tiroupapaliour, au nord de Goudelour. La dépense de construction peut être évaluée à 3 millions, en tenant compte des trois grands ouvrages d'art qui devront être établis.
Chandernagor.
Chandernagor est relié à PHougly au nord et à Calcutta au sud par la voie ferrée anglaise (E.-I. Railway).La distance de notre comptoir à Calcutta est de 33 kilomètres. Si le chiffre des marchandises transportées de Chandernagor ou à destination de cette ville est à peu près insignifiant, il n'en est pas de même des voyageurs, dont le nombre, soit à l'aller, soit au retour, peut être évalué journellement à 5 ou 600.
A côté du chemin de fer, il faut citer la voie navigable,
THougly, qui relie également Chandernagor et Calcutta. La distance par le cours du fleuve est d'environ 4o kilomètres et le trajet à Taide de la marée descendante dure environ 3 heures. Le fleuve est remonté en toute saison jusqu'audessus de Chandernagor par des vapeurs qui profitent du tirant d'eau, lequel est en toute saison de 3 mètres au moins. On sait que THougly l)orde le territoire français sur une ligne courbe longue de 4 kil- joo- A part les vapeurs anglais, les bateaux qui y circulent ne sont que des bacs transportant péniblement passagers et marchandises. Le seul vapeur français que Ton puisse citer est une chaloupe appartenant à la Société Industrielle. Il serait utile, si Ton voulait augmenter le trafic par voie fluviale, de poursuivre le projet de création d'une annexe des Messageries maritimes chargée d'assurer le service entre Chandernagor et Calcutta.
Yanaon.
Il n'existe à Yanaon aucune voie de communication rapide.
Mahé.
11 n'en est heureusement pas de même à Mahé. L'établissement est, en effet, traversé par 4 routes, qui sont à la charge du service local, mais dont l'entretien nécessite des réparations constantes.
C^es routes sont les suivantes :
i'' La route de Calicut i.534 mètres
2" — des Aidées
y — de Calaye à Pallour. . . 3.726 —
4° — de Pallour à Pandaquel. 3.4o6 —
Longueur totale. . 8.666 mètres
La route qui conduit du territoire anglais aux Aidées françaises est très accidentée et a nécessité, à plusieurs reprises, d'importants travaux de nivellement. Celle de Galicut, traversée de jour et de nuit par des voitures lourdement chargées, exige aussi une surveillance étroite. Les transports se font par bètes de somme ou par por-
Viic du poii.
teurs, sauf cependant aux environs de la rivière de Mahé que parcourent, au nombre de lo à 20 par jour, de petites embarcations qui transportent du coco et du coprah.
Karikal.
Le commerce de Karikal se fait presque exclusivement par navires. L'exportation du riz, qui est le principal ou mieux le seul trafic de rétablissement, se fait par rintermédiaire des bateaux à vapeur appartenant à des compagnies anglaises et qui depuis vingt-cinq ans ont
remplacé les voiliers qui assuraient les communications avec Colombo; toutefois le territoire de Karikal est traversé par 5 routes :
i'' Route de Xagoun lo'^jjo
2" — Sichamoulé io''i;35
3° — Ambagaratour i4''73o
4° — rs'édouncadou i4*77f>
5" — Poréar io''i45
Les transports se font par chariots attelés de 2 bœufs, mais le prix de ces transports n"est pas fixe et varie suivant les saisons. Tous les arrivages proviennent du territoire anglais.
Il y a déjà trente ans que des négociations lurent engagées pour la première fois afin d'obtenir que Karikal fut pourvu d\îne voie ferrée qui lui permit de lutter à armes égales avec le port de Xégapatam. Elles ont abouti au début de 1899. Le i4 mars dernier, en effet, a été inaugurée la ligne de Karikal à Péralam, qui s'embranche sur la grande artère anglaise ; sa longueur est de 23 kilomètres 33o. La construction de cette voie ferrée était d'autant plus nécessaire qu'il n'y a pas dans la colonie de rivières navigables, si ce n'est la rivière Arselar, sur laquelle circulent pendant près de 2 kilomètres de petites embarcations appelées chelingues, jaugeant de 10 à 12 tonneaux. Elles sont au nombre d'une cinquantaine et servent presque exclusivement au transport des marchandises depuis les magasins de la ville jusqu'à la rade et aident à leur débarquement. Autrefois de petits bateaux ronds, appelés y>>r//7"6'5<9?/, descendaient le cours de la rivière et portaient de juillet en décembre une grande quantité de riz, provenant de Trichinapaly et du royaume de Tanjore. Mais l'établissement successif d'un grand nombre de barrages destinés à favoriser l'irrigation a
rendu de plus en plus impossible la navigabilité du cours supérieur du fleuve, et ces petits bateaux ont cessé leur trafic depuis trente ans environ.
Les paquebots français ne font pas escale à Karikal. Des bateaux de la Compagnie British Indian font un service entre Singapour, Négapalam et Madras et touchent
Ponl d'Ariancoupain.
à Karikal deux fois par an. Ils transportent principalement du riz, des pistaches, des tourteaux, des poissons secs, des toiles, des poteries et du tamarin. Il est certain que la situation commerciale de Karikal serait singulièrement améliorée si Ton pouvait construire un pontdébarcadère à l'extrémité de la chaussée nord de TArselar, et au prolongement de la voie ferrée depuis les magasins de la ville jusqu'à la plage. Des études ont <été commencées dans ce sens.