TOTAL
Hftfcre;.
Autres essences feuillues .
Arbres résineux ,.
Les r'epeuplements artificiels demandent chez nous,' comme les sepais obtenus par la voie naturelle d'être complétés. Les données statistiques nous font voir que, dans les trois dernières antiées, il a fallu employer en regarnis (*) de 26 p. 100 de tous les plants mis en •<Buvre.
D'après ce que nous venons de dire les grands frais de. la régénération sont d'un inconvénient trèsconsidérable pour la culture de boia en Danemark; on ne peut guère les estimer à moins de 100 francs en moyenne par hectare de la surface régénérée.
byGoogk
Quant au reboisement des landes; on a commencé par* des semis en plQÎn ou par places; aujourd'hui on plante soit-dans des trous creusés à la bêche, soit en terre profondément défoncée au moyen de la grande charrue américaine, en suivant la méthode usitée dans» les landes de Hanovre. • Le labour se fait en plein ou par bandes alteirnées à un je profondeur de 50 à 60 ." centimètres; les frais de culture s'élèvent de 100 à 200 francs par hectare. •
. Composition du- peuplement — .Le peu d'été n-^^ due des .forêts danoises,* le prix assez élevé des. produits forestiers, qui conduit à une exploitation intensive du sol, enfin le rôle important que joue la régénération artificielle, et. les ïu)mbreux remplacements qu'elle entraîne — toutes ces conditions ont déterminé en Danemark la création plus fréquente qu'ailleurs, à ce qu'il . paraît, de peuplements mélangés. On n'oserait pourt^irit pas dire, que l'art de bien mélanger les essences se soit plus particulièrement développé chez nous. C'est trop souvent en tâtonnant qu'on agit, et il faut avouer, que nous manquons encore d'expériences suffisantes sur la* croissance en naélangé des différentes essenceis dans les divers terrains.
Les fourrés de hêtre sont ordinairement regarnis en basses tiges d'épicéa destinées à être supprimées lors des premières ëclaircies, de sorte que le peuplement redeviendra pur, en arrivant à l'état de haut perchis. . Le hêtre est également mélangé d'érable et de frêne sur les terres franches; enfin sur à'"autresf points on introduit régulièrement parmi les hêtres des mélèzes et des pins sylvestres destinés à être exploités
en même temps qu'eux. C'est ainsi qu'ont été pro*-
I duits les rares échantillons de haute valeur appartenant I à ces espèces résineuses qui -se trouvent dans quelques j forêts. Sur des terrains qui ne sont pas trop maigres, ' on mélange avec les épicéas un petit nombre de mélè- I zes qui sont conservés jusqu'à l'exploitation de l'e-n- ' s^emble du massif.
. De l'autre côté la croissance du cliêne dans notre [' climat ne permet guère le mélange de cette essence ! avec des tiges du même âge des autres espèces. Le : nombre assei: considérable dé jeunes oKênes qui se. r trouvent si souvent disséminés dans les perchis de ' hêtre, obtenus par l'ensemëncemont naturel, ne sont pas l en état d'atteindre l'explôitabililé, faute d'une cime assez I -développée, et disparaissent à l'âge de 50 à 70 ans, ; lorsqu'on tient à* maintenir le massif à l'état complet. Pour -cette raison '.le chêne est élevé en peuplement "pur, éclair^îi ordinairement de la manière que nous ' allons indiquer- plus bas ; mais lorsque les arbres ont atteint l'âge de quarante à cinquante-cinq ans^ suivant • la fertilité du sol, on seine oii Ton plantç des têtres à l'abri des chênes, afin de. maintenir les qualités physî- ^qu-es du sol et de pouvoir- en tirer parti plus complètê- . ment: Par cette opération, pratiquée, à cause de sa complète réussite dans -presque toutes les inspections , du pays, les massifs de chêne sent «n voie de conversion en futaie sur futaie. La plupart des autres es-* sences à couvert léger, — le pin sylvestre et le mélèze notamment, — sont traitées de la. même manière, et l'on trouve dans les forêts de l'État- de remarqiiablesr échantillons de ce mélange.
En résumé, lès massifs élevés pendant les quarante premières années du siècle, par la suppression forcée du chêne et d'autres espèces mélangées\avec le hêtre, repi'ennent de plus en plus leuîaractère de peuplements purs, tandisqu'un grand nombre de massifs crçés dans la dernière trentaine' d'années, resteront jusqu' à leur exploitabilité à l'état de peuplements mélangés, y
Éclairçies, — Les éclaircies sont plus, fortes chez nous, qu'elles ne le sont ordinairement ailleurs.' Ce fait tient. non-?eulement à l'écoulement facile des jeunes bois, mais encore à un système particulier de traitement des forêts, dû aux recherches scientifiques suscitées par le remarquable mémoire du comte de Réventlow, publié en 1.816, ainsi qu' aux travaux de M. Oppermann et de plusieurs autres forestiers. Sans entrer dans* les considérations théoriques auxquelles se sont livrés. ces auteurs, nous nous bornerons à donner comme exemple, dans le tableau ci-àprès, deux séries d'expéri- . ènces sur la marche des éclaircies chez nous. La première, due aux recherches de M. Oppermajin, est marquée dans le tableau d'un A. Elle nous fournira un exemple d' éclaircies fortea dans un" massif de hêtre. L'autre, marquée d'un B, nous montrera l'effet d'écl^ir-^ cies serrées de la même essence. La dernière repose sur les expériences , suivies, pendant une trentaine , d'années dans l'inspection domaniale d'Odsherred.
Les éclaircies périodiques se font à 'des intervalles variant de trois à sept ans; elles maintiennent le bon état du sol et ont pour résultat de donner aux arbres une hauteur de fût telle, que les cimeaux en occupent